Cotation du 15/11/2018 à 18h42 Dow Jones Industrial 0,00% 25 080,49
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Clôture de Wall Street : en ordre dispersé avant les élections "midterm"

Clôture de Wall Street : en ordre dispersé avant les élections "midterm"
Clôture de Wall Street : en ordre dispersé avant les élections 'midterm'
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La semaine a commencé en demi-teinte à Wall Street, où les indices ont terminé en ordre dispersé, à la veille des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, qui auront valeur de test pour la politique de Donald Trump. L'action Apple (-2,8%) a une nouvelle fois pesé sur les cours des valeurs internet, qui ont plombé le Nasdaq (-1,4% pour Alphabet, -1,1% pour Facebook, -2,2% pour Amazon, et -1,4% pour Nvidia). Le titre de Berkshire Hathaway a en revanche bondi de plus de 5% après de bons résultats et l'annonce d'un rachat d'un milliard de dollars de ses propres actions.

A clôture, l'indice Dow Jones a progressé de 0,76% à 25.461 points, tandis que l'indice large S&P 500 a gagné 0,56% à 2.738 pts et que l'indice Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques a fini en baisse de 0,38% à 7.328 pts (après avoir cédé plus de 1% en séance).

La semaine dernière, les trois indices avaient rebondi respectivement de 2,3%, 2,4% et 2,6%, regagnant une partie du terrain perdu la semaine précédente (-3% pour le DJIA et environ -4% pour le S&P 500 et le Nasdaq). Depuis le dernier record historique, le DJIA cède encore 5%, le S&P 500 lâche 6,4% et le Nasdaq perd 9,6%, frôlant à nouveau la zone de correction des 10%.

Dollar, taux et pétrole WTI en recul avant les élections de mi-mandat

Sur le marché des changes, le dollar s'est affaibli lundi : l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence, a reculé de 0,26% à 96,29 points. L'euro de son côté, a progressé de 0,22% à 1,1414$, alors que les négociations se poursuivent en Europe sur le budget italien. Sur les marché obligataires américains, les taux d'intérêts (qui évoluent en sens inverse des cours des obligations) se sont légèrement détendus. Le rendement du T-Bond à 10 ans a reculé d'un point de base à 3,20%.

Les prix du pétrole ont fini en ordre dispersé lundi sur le marché new-yorkais Nymex,
réagissant diversement aux nouvelles sanctions que Washington a imposé depuis dimanche à l'Iran. Le baril de brut WTI a cédé 0,06% à 63,10$ (contrat de décembre), sa 6ème séance de baisse consécutive, tandis que le Brent a gagné 0,47% à 73,17$ (contrat de janvier). Le WTI est désormais revenu à son plus bas niveau depuis 7 mois, et a plongé de 18% depuis ses plus hauts de l'année, au-delà de 76$, atteints début octobre.

Sur le front macro-économique aux Etats-Unis, les indices d'activité dans les services sont ressortis dynamiques en octobre. L'indice ISM des services a atteint 60,3, contre un consensus de place de 59,1 et un niveau de 61,6 en septembre. De son côté, l'indice Markit PMI final des services s'est établi à 54,8, contre un consensus de 54,7 et après 54,7 en septembre.

Les commentaires de la Fed très attendus jeudi

Les investisseurs se montrent dans l'ensemble attentistes avant les élections de mardi. Selon les derniers sondages, le Parti républicain de Donald Trump devrait conserver sa majorité au Sénat, mais pourrait la perdre à la Chambre des Représentants au profit des Démocrates.

La semaine sera aussi marquée par une réunion de politique monétaire de la Fed, mercredi et jeudi : les analystes attendent un statu quo sur les taux directeurs, mais ils seront très attentifs à tout commentaire de la Fed sur la croissance et les effets sur celle-ci de la montée des barrières douanières entre les Etats-Unis et la Chine.

A noter que cette réunion ne sera pas suivie d'une conférence de presse du président de la Fed Jerome Powell. Celui-ci s'exprimera en public à l'issue de la réunion de décembre, pour laquelle les marchés attendent un nouveau tour de vis monétaire d'un quart de point, qui serait le 4ème cette année.

Sur le front commercial, la Chine et les Etats-Unis continuent de souffler le chaud et le froid sur la possibilité de conclure un accord commercial rééquilibrant les échanges entre les deux pays, qui profitent actuellement davantage à la Chine dans la balance commerciale. Depuis le début du conflit commercial, les Etats-Unis de Donald Trump ont déjà infligé des taxes supplémentaires à 250 Mds$ de produits chinois importés et menacent de taxer 257 Mds$ supplémentaires (càd la totalité des biens chinois). Pékin a répliqué par des taxes additionnelles frappant au total environ 110 Mds$ d'importations américaines.

Donald Trump et Xi Jinping poursuivent leur bras de fer commercial

Lundi, le président chinois Xi Jinping s'est exprimé à l'occasion de la première "Exposition internationale des importations", à Shanghai, où il a assuré que son pays allait "augmenter ses efforts" pour ouvrir son marché et accroître ses achats à l'étranger, mais sans annoncer de grandes mesures concrètes. Sans nommer les Etats-Unis, le président chinois a dénoncé le "protectionnisme" et l'"isolationnisme", et estimé que tous les pays devraient faire le ménage devant leur porte avant de s'en prendre aux autres. "Ils ne devraient pas se promener avec une lampe torche dirigée vers les défauts des autres sans éclairer les leurs", a ainsi déclaré M. Xi.

De son côté, Donald Trump a réitéré lundi via Twitter son optimisme quant à la conclusion d'un accord avec Pékin. Le président américain a déclaré que la Chine a nui à l'économie américaine, mais qu'un accord équitable restait possible. "Nous avons imposé des droits sur 250 Mds$ de leurs produits entrant aux Etats-Unis, nous les avons taxés, et nous pouvons encore faire beaucoup plus, mais ils veulent arriver à un accord et si nous pouvons arriver à un accord juste, un accord qui serait équitable, nous le ferons. Sinon, nous ne le ferons pas", a-t-il dit.

Vendredi, les deux dirigeants s'étaient parlés au téléphone pour la première fois depuis le mois de mai. Donald Trump avait alors tweeté : "Je viens d'avoir une très bonne conversation téléphonique avec le président de la Chine", portant sur le commerce et la Corée du Nord. Il a confirmé la tenue d'une rencontre avec le président chinois à la fin du mois en marge du sommet du G20 en Argentine.

VALEURS A SUIVRE

La saison des trimestriels n'est pas encore terminée outre-Atlantique, après la déception venue d'Apple, qui avait quelque peu miné Wall Street en fin de semaine dernière. Il reste en effet une belle semaine de résultats, avec les publications attendues de plus de 70 membres de l'indice S&P 500.

Apple a encore perdu 2,8% lundi, après sa chute de 6,6% vendredi, malgré des résultats supérieurs aux attentes, mais assortis de prévisions jugées décevantes pour les ventes de fin d'année... Lundi, le journal japonais 'Nikkei' a inquiété les marchés en écrivant que la firme à la pomme aurait annulé des hausses de production concernant l'iPhone XR, son modèle d'entrée de gamme de l'iPhoneX. Apple aurait ainsi informé les sous-traitants Foxconn et Pegatron qu'ils allaient devoir renoncer à une augmentation du nombre de lignes de production dédiées à l'iPhone XR, le moins cher des trois nouveaux modèles d'iPhones vendus.

La capitalisation boursière du groupe de Cupertino est retombée cette fois assez nettement sous les 1.000 milliards de dollars, les opérateurs sanctionnant des ventes d'iPhones et une guidance quelque peu décevantes.

Amazon (-2,2%) a reculé après avoir annoncé la gratuité de toutes ses livraison aux Etats-Unis pour la période des fêtes de fin d'année. Le minimum d'achat pour les clients non abonnés au service Prime est en principe de 25$ aux USA pour bénéficier de la gratuité. La promotion restera en vigueur jusqu'à la fin des livraisons de Noël, a annoncé le groupe.

Berkshire Hathaway (+5,1%), la firme de Warren Buffett, a largement dépassé les attentes sur le trimestre clos, doublant son bénéfice opérationnel du troisième trimestre, grâce notamment à de solides résultats dans les assurances, ainsi qu'à une baisse de l'imposition. Le bénéfice opérationnel a atteint 6,9 Mds$, contre 3,4 Mds$ un an avant et 6,1 Mds$ de consensus. En outre, la firme d'investissement a révélé avoir acquis pour près d'un milliard de dollars de ses propres actions en août dernier.

CNA Financial (+8,5%) a annoncé pour son troisième trimestre fiscal un bénéfice net de 336 M$ et 1,23$ par titre, ainsi qu'un profit ajusté de 317 M$ et un bpa ajusté de 1,17$.

Diamond Offshore Drilling (+0,3%) a dévoilé sur la même période une perte nette de 51 M$ soit 37 cents par titre, ainsi qu'une perte ajustée par action de 26 cents, moins lourde que prévu. Le groupe, actif dans le forage pétrolier et gazier, a réalisé des revenus trimestriels de 286 M$.

Loews (+5,4%) a affiché sur le troisième trimestre un bénéfice net de 278 M$, 88 cents par titre, pour des revenus de 3,61 Mds$.

Sysco (-9,5%). Le groupe alimentaire américain a raté le consensus pour le premier trimestre fiscal. Sysco a affiché sur la période un bénéfice de 431 M$, 81 cents par titre, contre 368 M$ un an avant. Le bpa ajusté par action s'est élevé à 91 cents, mais le consensus était de 92 cents. Les revenus ont totalisé 15,2 Mds$, contre 14,7 Mds$ un an plus tôt et 15,4 Mds$ de consensus.

SeaWorld (-4,3%) a annoncé des profits trimestriels et des revenus supérieurs aux attentes. Le bénéfice net s'est établi à 96 M$, 1,11$ par titre, contre 55 M$ un an avant. Le consensus était de 1,09$ de bpa. Les revenus totaux se sont appréciés de 10% à 483 M$, alors que le consensus était de 475 M$.

Lowe's (+0,26%), le numéro deux américain de l'ameublement, va fermer 20 magasins aux US et 31 au Canada, dans le cadre des dernières initiatives stratégiques. Le groupe estime que l'impact des fermetures de magasins 'sous-performants' en 2018 représentera 28 à 34 cents de bénéfice par action.

Ferrari (-1,6%) a fléchi après des résultats trimestriels quelque peu décevants. Pénalisé par des effets de changes adverses et un mix-produit défavorable, le constructeur de voitures de luxe a réalisé, au troisième trimestre, un Ebitda ajusté de 278 ME (+4,7%) pour des revenus de 838 ME, en hausse de 0,3% (+2,2% à change constant). Le bénéfice net est ressorti à 287 ME, contre 140 ME un an plus tôt. Ferrari, qui a écoulé 2.262 véhicules sur la période (+10,6%), a confirmé ses objectifs 2018, à savoir des revenus supérieurs à 3,4 MdsE, un Ebitda ajusté d'au moins 1,1 MdE et la livraison d'au moins 9.000 voitures.

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