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Clôture de Wall Street : en ordre dispersé avant les banques centrales

Clôture de Wall Street : en ordre dispersé avant les banques centrales
Clôture de Wall Street : en ordre dispersé avant les banques centrales
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après un début de séance de lundi dans le vert, dans l'attente de baisses de taux de la BCE et de la Fed, Wall Street a réduit ses gains en soirée. Les espoirs d'accord commercial entre la Chine et les Etats-Unis ont cependant soutenu la cote, après des déclarations encourageantes de la part du secrétaire américain au Trésor. Le pétrole a poursuivi sa hausse, l'Arabie saoudite ayant réaffirmé son intention d'appliquer l'accord Opep+ malgré le limogeage du ministre saoudien de l'Energie. Des rumeurs de plan de relance en Allemagne ont par ailleurs soutenu le cours de l'euro et les taux souverains européens.

A la clôture, l'indice Dow Jones a avancé de 0,14% à 26.835 points, tandis que l'indice large S&P 500 a fini proche de l'équilibre (-0,01%) à 2.978 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologies et biotechnologiques, a reculé de 0,19% à 8.087 pts.

La semaine dernière, les trois indices américains s'étaient respectivement appréciés de 1,5%, 1,7% et 1,8%, soutenus notamment par la perspective d'une reprise des négociations commerciales, début octobre à Washington, entre les Etats-Unis et la Chine.

Steven Mnuchin voit l'économie US en rose

En ce début de semaine, les marchés s'interrogent sur l'ampleur des annonces à attendre ce jeudi 12 septembre de la part de la BCE, avant la réunion de la Fed la semaine suivante, les 17 et 18 septembre. Sur le front commercial, le secrétaire au Trésor américain, Steven Mnuchin, a déclaré lundi que les Etats-Unis et la Chine ont fait "beaucoup de progrès" dans leurs négociations. Une délégation chinoise de haut niveau est attendue à Washington début octobre.

Sur la chaîne 'Fox Business', M. Mnuchin a écarté fermement la perspective d'une récession aux Etats-Unis et affirmé que la guerre commerciale que Donald Trump mène contre la Chine n'avait "aucun impact pour le moment" sur l'économie de la première puissance mondiale.

"Nous ne voyons pas pour le moment de signe d'impact sur les Etats-Unis", a-t-il déclaré (...) Il est clair qu'il y a un ralentissement considérable de l'économie mondiale à la fois en Chine et en Europe mais nous continuons à être le point lumineux", a-t-il ajouté.

La BCE annoncera-t-elle une reprise du "QE" ?

Sur le dossier monétaire, les marchés attendent de la banque centrale européenne une batterie de mesures de stimulation monétaire, incluant une baisse du taux de dépôt, qui pourrait passer de -0,4% à -0,5%. L'introduction d'un système de paliers pour cette taxation des réserves excédentaires des banques devrait être annoncé en même temps, afin de ne pas trop pénaliser les établissements financiers. A son niveau actuel de -0,4%, cette politique de la BCE a coûté près de 8 milliards d'euros en 2018, dont environ 60% ont été payés par les banques allemandes et françaises. Selon l'agence Scope, une baisse de 10 points de base de ce taux, coûterait aux établissements environ 1,7 MdE supplémentaire.

Certains espèrent même l'annonce d'une reprise du programme de rachat d'actifs ("QE"), mais cette question ne fait pas l'unanimité a sein des membres du conseil de la BCE, l'Allemagne y étant notamment opposée. En cas d'absence d'annonce sur cette question du "QE", les marchés pourraient réagir négativement, selon les experts.

Une baisse des taux de la Fed déjà intégré par les marchés

Aux Etats-Unis, les marchés anticipent massivement une nouvelle baisse des taux directeurs de la Fed à l'issue de sa prochaine réunion des 17 et 18 septembre, après celle d'un quart de point du mois de juillet, qui était la première depuis plus de 10 ans. L'outil Fedwatch du CME Group indique lundi soir une probabilité de 93,5% pour une baisse d'un quart de point, ce qui ferait revenir le taux des "fed funds" entre 1,75% et 2%.

Intervenant vendredi à Zurich lors d'un débat, le président de la Fed, Jerome Powell, a indiqué que la Fed ne prévoyait pas de récession aux Etats-Unis, tout en soulignant que l'économie américaine faisait face à des risques baissiers "significatifs". Il a assuré que la Fed continuera à agir de manière appropriée pour soutenir la croissance de l'économie américaine.

Sur le marché obligataire, le rendement du T-Bond à 10 ans a toutefois bondi de 7 points de base lundi pour remonter à 1,63%. Il reste cependant proche de son plus bas niveau depuis la mi-2016.

Rumeurs de plan de relance en Allemagne

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de six devises de référence, cédait lundi 0,16% à 98,24 points, tandis que l'euro a regagné 0,2% à 1,1050$ après avoir atteint 1,1068$ en séance. La monnaie unique européenne s'est réveillée après la publication d'informations par l'agence 'Reuters', affirmant que l'Allemagne réfléchit à un budget parallèle visant à augmenter l'investissement public tout en respectant ses règles budgétaires.

Le gouvernement allemand envisagerait ainsi de créer de nouveaux organismes publics qui pourraient emprunter pour investir et soutiendraient ainsi l'économie sans remettre en cause les règles strictes encadrant la dette publique, selon trois sources au fait du dossier citées par 'Reuters'.

Face au danger d'une récession, la première économie de la zone euro aurait besoin d'investir non moins de 138 MdsE, a estimé la banque publique de développement allemande KfW dans un récent rapport.

La livre sterling a repris lundi 0,52% à 1,2347$ après la publication de chiffres de croissance meilleurs qu'attendu au Royaume-Uni. Le PIB a ainsi augmenté de 0,3% en juillet après avoir stagné en juin, en dépit des inquiétudes liées au Brexit.

L'Arabie saoudite confirme son attachement à l'accord Opep+

Le pétrole a poursuivi sa progression après un gain de 2,6% la semaine dernière pour le brut léger américain WTI. Le contrat à terme d'octobre sur le WTI a gagné lundi 2,35% à 57,85$, tandis que le Brent a avancé de 1,71% à 62,59$, après une hausse de 1,8% la semaine passée. En revanche, l'or a poursuivi son recul, cédant lundi 0,52% à 1.507,60$ l'once (contrat à terme de décembre sur le Comex) après avoir cédé 1% sur la semaine dernière.

Le pétrole a été soutenu lundi malgré le limogeage du ministre de l'Energie d'Arabie saoudite. Le nouveau ministre a rassuré les marchés en affirmant que l'Opep et ses partenaires parmi lesquels la Russie (Opep+) poursuivaient leurs efforts pour maintenir l'équilibre sur le marché pétrolier en mettant en oeuvre les coupes de production prévues par leur accord.

VALEURS A SUIVRE

AT&T (+1,4%) a progressé après que le fonds Elliott a acquis une participation de 3,2 milliards de dollars dans l'opérateur télécom. Selon le fonds activiste, le groupe texan doit entamer une revue complète de son portefeuille et se séparer de certains actifs jugés non stratégiques. DirecTV devrait faire partie des actifs envisagés à céder, souligne Elliot, qui cite également les activités d'AT&T dans le domaine de la sécurité domestique, les réseaux sportifs régionaux, CME, Sky Mexico, et les activités à Porto Rico.

Le fonds recommande par ailleurs au management d'AT&T de ne pas procéder à d'autres fusions et acquisitions importantes, et de se concentrer sur la gestion et la maximisation de ses propres actifs à court terme. Elliott recommande enfin la formation d'un comité de stratégie et d'opérations.

Apple (+0,4%) tiendra mardi sa fameuse keynote, à partir de 19 heures. Les nouveaux iPhone sont impatiemment attendus, alors que leur valeur en proportion des ventes totales du groupe ne cesse de décroître. D'autres nouveautés sont également attendues, avec peut-être une mise à jour de l'Apple TV.

PG&E (+9,8%). San Francisco propose l'acquisition pour 2,5 milliards de dollars de lignes électriques et autres infrastructures du groupe pour la ville. PG&E s'est rappelons-le placé il y a huit mois sous protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites.

Dean Foods (-1,7%) a finalement décidé, au terme de sa revue stratégique, de ne pas se mettre en vente. Le géant des produits laitiers avait indiqué en février qu'il allait examiner plusieurs options...

Boeing (-1,1%) a suspendu les essais de charge sur ses nouveaux 777X, du fait d'informations relatives à un défaut d'une porte de soute lors d'un test de résistance au sol.

Tesla (+1,9%). Elon Musk s'est moqué sur Twitter de la nouvelle Porsche Taycan 100% électrique. L'Allemand a présenté des modèles 'Turbo' et 'Turbo S', qui ne sont toutefois pas dotés de turbos au sens propre. "Euh, Porsche, ce mot de Turbo ne signifie pas ce que vous pensez", a asséné Musk sur Twitter, avant d'admettre tout de même, beau joueur, que "la Taycan semble être une bonne voiture".

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