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Clôture de Wall Street : en légère hausse, malgré Facebook et Oracle

Clôture de Wall Street : en légère hausse, malgré Facebook et Oracle
Clôture de Wall Street : en légère hausse, malgré Facebook et Oracle
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les indices boursiers américains ont retrouvé des couleurs, mardi, au lendemain de leur correction provoquée par des révélations sur un usage frauduleux de données d'utilisateurs de Facebook. Le titre du réseau social a encore perdu 2,5% mardi, après -6,7% lundi, mais le reste de la cote a résisté. Les investisseurs ont aussi les yeux tournés vers les annonces de la Fed attendues mercredi à l'issue de sa réunion de politique monétaire. Le dollar et le pétrole ont nettement rebondi mardi, tandis que les taux se sont tendus. Parmi les "technos", l'éditeur de logiciels Oracle a fait naufrage (-9,4%) après des trimestriels jugés décevants.

A la clôture, le Dow Jones a regagné mardi 0,47% à 24.727 points, (après -1,35% lundi) tandis que l'indice large S&P 500 a avancé de 0,15% à 2.716 pts (-1,42% lundi) , et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a progressé de 0,27% à 7.364 pts (-1,82% lundi).

Trois ou quatre tours de vis pour la Fed en 2018 ?

Sur le marché des changes, l'indice du dollar a regagné mardi 0,7% à 90,42, profitant d'anticipations liées à la Fed, qui a entamé une réunion de politique monétaire de deux jours. Sur le marché obligataire américain, les taux d'intérêts ont progressé mardi, le rendement du T-Bond américain à 10 ans gagnant 4 point de base à 2,89%.

Les marchés s'attendent à ce que la Fed relève son principal taux directeur d'un quart de point mercredi, et seront très attentifs au discours de Jerome Powell, le nouveau président de la Fed, concernant sa stratégie de normalisation monétaire. L'enjeu est de savoir si le dynamisme de l'économie américaine et le retour de l'inflation justifient ou non d'accélérer le rythme du resserrement monétaire.

Le consensus table pour 2018 sur 3 tours de vis, dont celui attendu ce mercredi. Toutefois, certains craignent que l'accélération de l'inflation n'incite la Fed à durcir davantage sa politique monétaire au moyen d'une 4ème hausse. Le contexte incertain créé par Donald Trump (réforme fiscale, protectionnisme commerciale, diplomatie agressive et polémiques sur le rôle de la Russie dans sa campagne) renforce aussi les attentes vis-à-vis de la banque centrale.

Le pétrole bondit sur fond de tensions au Moyen-Orient

Le pétrole a de son côté connu un vif rebond mardi, sur fond de regain de tensions au Moyen-Orient entre l'Arabie saoudite et l'Iran. Le cours du baril de brut WTI a bondi de 2,16% à 63,40$ pour le contrat à terme d'avril, tandis que le Brent de mer du nord a grimpé de 2,07% à 67,42$.

A l'occasion de la rencontre à Washington entre le prince héritier saoudien Mohamed Ben Salmane et Donald Trump, l'Arabie saoudite a dénoncé l'accord sur le nucléaire iranien de 2015. En janvier, le président américain a menacé de retirer les Etats-Unis de l'accord, éveillant des craintes de nouvelles sanctions susceptibles d'affecter la production pétrolière de Téhéran.

De son côté, l'or est reparti en baisse, l'once de métal jaune terminant mardi en baisse de 0,5% à 1.310,80$ sur le marché américain Comex (contrat à terme d'avril).

Les valeurs pétrolières ont profité du rebond du baril de pétrole à l'instar de Hess Corp (+3%) Marathon petroleum (+3,5%), Chevron (+0,5%), Transocean (+0,5%), Schlumberger (+1,3%) ou encore Halliburton (+1,8%).

Mark Zuckerberg sommé de s'expliquer en Europe comme aux Etats-Unis

Le titre de Facebook a encore abandonné 2,56% mardi après -6,7% lundi après le déclenchement du scandale Cambridge Analytica, ce cabinet de "big data" qui a fait un usage frauduleux des données de 50 millions d'utilisateurs du réseau social.... Facebook a annoncé avoir engagé des auditeurs, Stroz Friedberg, pour enquêter en interne. De son côté, le régulateur britannique en charge de la protection des données privées, l'ICO ('Information Commissioner's Office') a ouvert une enquête et compte perquisitionner les bureaux de Cambridge Analytica à Londres. La FTC, gendarme américain en charge de la protection des données personnelles, va également étudier la vaste fuite de données.

Une commission parlementaire britannique a demandé ce mardi au patron de Facebook Mark Zuckerberg de comparaître devant eux pour s'expliquer sur les accusations de détournement des données personnelles. Mark Zuckerberg a également été invité à venir s'expliquer devant le Parlement européen par son président, Antonio Tajani. Et aux Etats-Unis, des élus ont réclamé que le patron de Facebook soit auditionné devant le Congrès.

Les investisseurs craignent que ce scandale n'affecte durablement les revenus publicitaires de Facebook et d'une manière générale, ils commencent à s'inquiéter d'un possible durcissement de la régulation des géants d'internet.

VALEURS A SUIVRE

Oracle (-9,4%) a abandonné près du dixième de sa valeur, suite à la publication des résultats du troisième trimestre fiscal, clos fin février 2018. Les investisseurs ont été déçus par l'annonce d'un chiffre d'affaires trimestriel légèrement inférieur aux attentes des analystes, en raison d'une croissance décevante de l'activité d'informatique dématérialisée ('cloud'). Les ventes globales de l'éditeur de logiciels de gestion ont progressé de 6,1% à 9,77 milliards de dollars, juste en-deçà du consensus, qui était logé à 9,78 Mds$. Quant aux ventes liées au 'cloud', elles ont augmenté de 32% à 1,57 Md$, alors que les analystes attendaient un peu mieux, à 1,59 Md$. Oracle a aussi fait état d'une perte trimestrielle nette de 4,02 Mds$ (98 cents par action) après un bénéfice de 2,24 Mds$ un an plus tôt (53 cents/action). Cette perte est liée à une charge exceptionnelle de 6,9 Mds$ liée à la réforme fiscale aux Etats-Unis. En excluant les éléments non récurrents, Oracle a toutefois dégagé un bénéfice par action supérieur aux attentes, à 83 cents, contre 72 cents attendus.

Children's Place a perdu 7,9% alors que le groupe a présenté ses comptes du quatrième trimestre. La perte ressort à 9,9 M$ (0,57$ par action), contre un bénéfice de 34,2 M$ (1,86$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 2,52$. Les revenus s'élèvent à 570 M$, contre 521 M$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 2,49$, pour des revenus de 572 M$. A magasins comparables, les ventes sont en croissance de 8,2%, contre 8,5% de consensus. Sur le trimestre actuel, le groupe vise un bpa compris entre 2,12 et 2,22$.

General Dynamics (+0,66%) annonce avoir rehaussé son offre sur CSRA (+1,1%) à 41,25$ par action en numéraire, contre 40,75$ par action initialement. L'offre, recommandée par le conseil d'administration de CSRA, valorise le groupe à 9,7 Mds$, en prenant en compte sa dette de 2,8 Mds$. Cette offre améliorée vient en réponse à celle annoncée ce week-end par CACI qui propose de racheter CSRA pour 44$ par action en numéraire et en actions.

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