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Clôture de Wall Street : en légère hausse, en attendant la Fed

Clôture de Wall Street : en légère hausse, en attendant la Fed
Clôture de Wall Street : en légère hausse, en attendant la Fed
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse de New York a conclu la semaine dans le vert vendredi, malgré les interrogations sur la nature temporaire ou non de l'inflation, qui a atteint les 5% en mai aux Etats-Unis sur un an. Le Nasdaq a été soutenu par les valeurs de croissance, tandis que le S&P 500 a inscrit un deuxième record de suite en clôture. Les grandes 'techs" ont avancé, dont Apple (+0,98%) et Intel (+0,8%). Les investisseurs attendent avec intérêt la réunion de la Fed mardi et mercredi prochain pour sonder ses intentions quant à l'évolution de son soutien monétaire.

A la clôture, l'indice Dow Jones a grappillé 0,04% à 34.479 points, tandis que l'indice large S&P 500 a gagné 0,19% à 4.247 pts, un nouveau record après celui de jeudi. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a avancé de 0,35% à 14.069 pts.

Sur l'ensemble de la semaine, le Dow Jones a reculé de 0,8%, tandis que le S&P 500 a gagné 0,4% et que le Nasdaq a progressé de 1,9%.

Le baril de pétrole brut WTI s'est maintenu au-dessus de 70$, en progression de 0,9% à 70,91$ sur le Nymex (contrat à terme d'août), au plus haut depuis plus de deux ans. Le Brent de même échéance a fini à 72,69$ (+0,2%). L'once d'or a consolidé de 0,9% à 1.879,60$ pour le contrat à terme d'août sur le Comex. L'indice du dollar gagnait en fin de soirée 0,49% face à un panier de devises, et sur le marché des taux, le rendement du T-Bond à 10 ans est stable à 1,45%, au plus bas depuis le mois de mars. Le bitcoin gagnait vendredi soir 3,6% sur 24h, autour de 37.375$ sur la plateforme Bitfinex.

Sur le front budgétaire aux Etats-Unis, les marchés ont apprécié l'annonce d'une avancée vers l'adoption du plan Biden pour les infrastructures. Ainsi, après des négociations avec la Maison Blanche, un groupe bipartisan de 10 sénateurs a affirmé être parvenu à un accord sur le cadre d'un compromis, même si un accord détaillé semble encore éloigné. Le texte proposé n'a pas été chiffré, mais son financement serait possible sans avoir à relever les impôts, comme le prévoyait le président Biden. Ce dernier souhaite relever l'impôt sur les sociétés de 21% à 25%, ce que les Républicains refusent.

Seul indicateur "macro" américain notable de la séance de vendredi, l'indice préliminaire du sentiment des consommateurs américains de l'Université du Michigan a augmenté plus que prévu en juin, pour atteindre 86,4, contre 84 de consensus de place et 82,9 au mois de mai.

Pas de réflexion de la Fed sur le "tapering" avant la fin de l'été ?

Jeudi, les marchés ont étonnement bien digéré les chiffres pourtant préoccupants de l'inflation américaine, avec une hausse de 5% pour le CPI en mai en comparaison de l'an dernier, la plus forte hausse en près de 13 ans des prix à la consommation. Les débats d'experts se poursuivent néanmoins sur le caractère transitoire ou non de cette inflation. Certains s'inquiètent notamment de l'augmentation généralisée des prix des denrées alimentaires, qui pourrait perdurer.

Malgré l'annonce, jeudi, d'un bond de 5% de l'inflation en mai aux Etats-Unis sur un an, les marchés semblent s'être ralliés à la thèse des banques centrales, qui jugent ce phénomène temporaire. Ainsi, ni la Fed ni la BCE ne paraissent pressées de réduire leur soutien monétaire à l'économie avant que la crise engendrée par le coronavirus ne soit durablement surmontée.

Une enquête de 'Reuters' auprès d'un panel d'économistes, publiée vendredi, a mis en évidence des anticipations d'annonce d'une réflexion sur le "tapering" de la Fed (réduction des achats d'actifs actuellement logés à 120 milliards de dollars mensuels) en août ou septembre prochain. La mise en application effective de la réduction des achats n'interviendrait toutefois qu'au début de l'année prochaine. Le bilan de la Fed a dépassé quant à lui les 8.000 milliards de dollars, les actifs ayant pratiquement doublé depuis mars 2020 sous l'effet des actions prises face à la crise du coronavirus. Rappelons que la Fed tient sa prochaine réunion mardi et mercredi prochain, tandis que la BCE a décidé hier jeudi de maintenir son soutien et a jugé qu'il était trop tôt pour parler de "tapering".

Indicateurs mitigés au Royaume-Uni

Ailleurs dans le monde ce jour, le PIB britannique a progressé sur un rythme légèrement inférieur aux attentes de 2,3% pour le mois d'avril (2,4% de consensus) et de 1,5% sur le trimestre. La production industrielle britannique du mois d'avril a surpris en baisse de 1,3%, alors que le consensus FactSet se situait à +1,3% en comparaison du mois antérieur et ajusté des variations saisonnières. Sa hausse ressort tout de même à 27,5% en glissement annuel. Le déficit commercial britannique d'avril est enfin ressorti un peu moins important que prévu.

L'indice espagnol des prix à la consommation pour le mois de mai n'a pas surpris, en hausse de 2,7% hors ajustements et en glissement annuel pour sa lecture finale, et en progression de 0,5% en comparaison du mois antérieur. En données harmonisées et hors ajustements, il grimpe de 2,4%, conformément aux attentes.

Pour finir, le taux de chômage trimestriel italien s'est établi à 10,4%, contre un consensus de 10,5% et un niveau de 10% auparavant.

Joe Biden fait ses débuts sur la scène internationale

Sur le plan géopolitique, les marchés gardent un oeil sur le sommet du G7 qui s'ouvre ce vendredi en Cornouailles, et qui offre au président américain Joe Biden l'occasion de faire sa première tournée internationale depuis son élection à la Maison Blanche. Le président américain est arrivé dès mercredi au Royaume-Uni, où il a rencontré jeudi le Premier ministre britannique Boris Johnson. Les deux dirigeants ont mis en avant l'alliance historique entre leurs pays, évitant les sujets qui fâchent, dont les tensions post-Brexit en Irlande du Nord.

Suivra le sommet du G7 de vendredi à dimanche consacré en particulier à la pandémie de coronavirus et à la crise climatique. Puis Joe Biden participera au sommet de l'OTAN à Bruxelles lundi, avant un sommet de l'Union Européenne mardi, et enfin, une rencontre entre Joe Biden et le président russe Vladimir Poutine, le mercredi 16 juin à Genève.

Après les Etats-Unis, le mois dernier, les dirigeants de l'Union européenne ont demandé à leur tour une enquête sans interférence sur les origines du coronavirus. Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a estimé que les enquêteurs devaient disposer d'un accès complet aux données pour trouver l'origine de la pandémie. Reuters évoque pour sa part un projet de communiqué commun UE / USA réclamant une étude transparente et fondée sur les preuves, menée par des experts sous l'égide de l'OMS et libre de toute interférence. La première étude de l'OMS avait conclu à une grande probabilité de l'hypothèse d'un virus transmis des chauves-souris à l'homme par l'intermédiaire d'un animal tiers. Cette enquête repoussait alors l'idée d'un virus échappé d'un laboratoire, qui a depuis été relancée par Joe Biden.

VALEURS A SUIVRE

GameStop s'est redressé de 5,8% après être retombé de 27% jeudi soir. AMC a rebondi de 15,3% après une chute de 13% la veille. Clover a repris 5,8% après une perte de 15% jeudi. Les 'meme stocks' sont donc toujours sous le feu des projecteurs, alors que le fonds Melvin Capital a calculé que l'industrie des hedge funds a perdu un montant estimé de 6 milliards de dollars en s'acharnant à 'shorter' (vendre à découvert) ces valeurs si chères aux traders sociaux américains. Notons par ailleurs que la SEC, gendarme du marché financier américain, enquête sur les récents mouvements spéculatifs autour de ces valeurs.

Netflix (+0,3%) lance Netflix.shop, site qui vendra des produits dérivés de certaines séries phares ou films. Le 'shop' de Netflix proposera des éditions limitées exclusives d'une sélection soigneuse de vêtements et produits lifestyle de qualité, liés à ses shows, de manière régulière. Le magasin en ligne en question sera initialement disponible aux Etats-Unis, avant une expansion dans d'autres pays au cours des prochains mois. L'offre est initialement restreinte, autour des séries animées Eden et Yasuke. Une collection de produits dérivés autour de la série Lupin produite par Gaumont est aussi au programme, en collaboration avec le Musée du Louvre.

Amazon (-0,08%) pourrait écoper d'une amende de plus de 425 millions de dollars de l'Union européenne, selon le Wall Street Journal, citant des personnes familières de la question. La Commission nationale pour la protection des données (CNPD), autorité indépendante chargée de contrôler et de vérifier la légalité des traitements des données, aurait proposé une telle amende sanctionnant les pratiques d'Amazon en matière de données privées.

Starbucks (+0,3%) serait victime de la pénurie de certaines denrées et certains ingrédients selon le New York Times, qui explique ainsi que la chaine américaine de cafés aurait du mal à servir tous ses clients. Pourtant, le management affirme que l'activité américaine a retrouvé ses niveaux pré-pandémiques. Un porte-parole du groupe a admis, cité par le NYT, que la chaîne faisait face à certains problèmes d'approvisionnement. Starbucks travaille toutefois avec ses fournisseurs pour y mettre un terme.

Alphabet (-0,2%). Google s'est engagé auprès des autorités britanniques en matière de suppression des cookies sur son navigateur Chrome, pour ne pas nuire à la concurrence en matière de publicité.

Tesla (stable) a présenté hier soir depuis son usine de Fremont son nouveau véhicule électrique, la Model S Plaid, aux performances ébouriffantes. Le groupe d'Elon Musk estime avoir livré là la meilleure voiture au monde, capable de passer de zéro à 60 miles par heure en moins de deux secondes. Le système de trois moteurs de la berline et sa puissance incroyable de 1020 chevaux expliquent la prouesse. L'autonomie annoncée est de 390 miles, ce qui équivaut à près de 630 kilomètres. La vitesse de pointe est de plus de 320 km/h (200 mph). 25.000 stations de recharge compatibles ont été déployées à travers le monde.

Le prix est à la hauteur des performances, à partir de 129.990 euros pour les précommandes en France. Aux Etats-Unis, le prix est de 129.999$, 10.000$ de plus qu'auparavant. Elon Musk juge que ce véhicule offre "la plus grande quantité de plaisir sur quatre roues. Du bonheur à l'état pur quand vous voulez". Dimanche, le patron de Tesla avait surpris les marchés en annonçant l'abandon du Model S Plaid+ qui devait être proposé pour près de 150.000$ et disposer d'une autonomie accrue de 520 miles (environ 830 km). Musk avait alors jugé que la Plaid était "déjà tellement bien".

Electronic Arts (+0,5%), géant US des jeux vidéo, a reconnu avoir été la cible d'une cyber-attaque et que les pirates auraient pu voler "une quantité limitée" de codes source et d'outils liés à certains de ses jeux emblématiques. Le groupe a affirmé que l'incident n'aurait pas d'impact sur son activité. L'éditeur de Battlefield, FIFA 21 et Star Wars Battlefront a affirmé qu'aucune donnée de joueur n'avait été consultée, et le groupe ne prévoit pas d'impact sur ses jeux ou son activité.

McDonald's (+1%), le leader américain de la restauration rapide, a également fait état ce jour d'une attaque informatique et d'une fuite de données des clients et employés, essentiellement à Taïwan et en Corée du Sud.

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