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Clôture de Wall Street : en légère baisse après la Fed

Clôture de Wall Street : en légère baisse après la Fed
Clôture de Wall Street : en légère baisse après la Fed
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les actions américaines, qui évoluaient en légère hausse avant la réunion de la Fed, ont fléchi après des annonces légèrement plus "faucon" que prévu, même si la banque centrale américaine s'est montrée optimiste pour l'économie des Etats-Unis et reste engagée dans une démarche "graduelle" pour relever ses taux directeurs. Comme attendu par les marchés, la Fed a remonté mercredi son taux des "fed funds", à 1,75%-2%, mais elle aussi indiqué qu'elle procéderait au total à quatre tours de vis cette année, et non à trois comme elle le prévoyait jusqu'ici.

A la clôture, l'indice Dow Jones a cédé 0,47% 25.201 points à la clôture, tandis que l'indice large S&P 500 a reculé de 0,40% à 2.775 pts et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a fléchi de 0,11% à 7.695 pts.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui reflète son évolution face à un panier de 6 devises, a fait du yo-yo. En recul avant la Fed, il a ensuite progressé de 0,1%, avant de retomber pour finir en recul de 0,2% à 93,57 points. L'euro a fini la journée en hausse de 0,4% à 1,1790$, avant la réunion très attendue de la BCE jeudi.

Les taux d'intérêts ont eux aussi zigzagué aux Etats-Unis : le rendement du T-Bond à 10 ans, qui valait 2,96% avant la Fed, est ensuite monté à 2,99%, avant de revenir ensuite à 2,97% (+1 point de base par rapport à la veille).

Le président de la Fed se montre prudemment optimiste

Ces réactions hésitantes sont liées au fait que la Fed et son président, Jerome Powell, ont soufflé le chaud et le froid mercredi. A court terme, la Fed s'est montrée un peu plus ferme qu'attendu, avec 4 hausses de taux envisagées sur 2018 (contre 3 auparavant) mais à plus long terme, les prévisions (taux, inflation et croissance) sont restées inchangées, reflétant un certaine prudence de la part de la Fed.

Lors de sa conférence de presse, le président de la Fed, Jerome Powell, a estimé que l'économie américaine "se porte très bien", ce qui a permis à la Fed de "franchir une nouvelle étape" dans son processus de normalisation de ses taux directeurs. Il a toutefois ajouté qu'il était attentif à ne "pas resserrer trop trop vite" la politique monétaire de la Fed.

Concernant l'évolution des prix, le patron de la Fed a indiqué que la hausse des cours du pétrole allait pousser l'inflation au dessus de l'objectif de 2%, mais que ce phénomène serait "temporaire". M. Powell a en outre refusé de commenter les tensions commerciales qui agitent le G7 après l'échec du sommet tenu la semaine dernière au Canada. Il s'est borné à indiquer que pour l'instant il n'y a pas d'impact négatif visible des disputes commerciales dans les statistiques économiques.

Le pétrole progresse après une forte baisse des stocks US

Sur le front macro-économique, la statistique la plus importante du jour, l'indicateur des prix à la production (PPI), est ressorti plus élevé que prévu en mai, en hausse de 0,5% par rapport à avril. Le consensus tablait sur +0,3%, après +0,1% en avril. Hors alimentaire et énergie cette fois, le 'PPI' s'affiche encore en hausse de 0,3% contre +0,2% attendu. Sur un an, le PPI a grimpé de 3,1% (+2,4% hors alimentaire et énergie).

Sur les marchés pétroliers, les prix du brut ont progressé mercredi après un recul marqué des stocks américains de brut, d'essence et d'autres produits distillés. Le cours du baril de brut léger américain (WTI) a gagné 0,42%, à 66,64$ (contrat à terme de juillet), tandis que le Brent a progressé de 1,13%, à 76,74$ le baril (contrat à terme d'août).
Les stocks de brut ont diminué la semaine dernière de 4,1 millions de barils à 432,44 mb, alors que les économistes attendaient en moyenne un recul moins marqué, de 2,7 mb.

Les investisseurs continuent de s'interroger à l'approche de la réunion de l'Opep et de ses alliés, prévue les 22 et 23 juin prochain à Vienne. Les pays producteurs pourraient décider à cette occasion d'augmenter leurs quotas de production de 1 million de barils par jour afin de pallier les chutes imprévues de production dans certains pays, dont le Venezuela.

VALEURS A SUIVRE

AT&T (-6,2%). La fin du suspense a sonné pour la mégafusion entre le géant américain des télécoms, AT&T, et celui des médias, Time Warner (+1,8%) ! Vingt mois après l'annonce du rapprochement, un juge fédéral a annoncé mardi, après la clôture de la Bourse de New York, qu'il autorisait, sans conditions, cette opération de 85 milliards de dollars ! AT&T s'est félicité dans un communiqué de la décision de justice et a fait savoir qu'il comptait boucler la fusion d'ici au 20 juin. Le juge avait plusieurs options dans cette affaire: bloquer la fusion comme le demandait le département de la justice, l'autoriser sans conditions ou encore l'autoriser avec des conditions (cessions exigées...) Il a donc choisi l'option la plus favorable aux entreprises concernées, en prenant le contre pied du gouvernement et de Donald Trump, qui s'étaient opposés à l"opération...

Tesla (+0,6%) reprend son souffle. Le titre avait poursuivi son rebond mardi soir, clôturant sur un gain de 3,2%, se rapprochant de ses sommets historiques. Le titre avait pris pratiquement 10% mercredi dernier après l'assemblée générale du groupe, puis encore 4,6% lundi avec les plans de mise à jour software dans la conduite autonome.

Mardi, Elon Musk a fait savoir que le constructeur de voitures électriques allait supprimer environ 9% de ses effectifs pour les ramener à 37.000. Ces coupes "difficiles mais nécessaires" permettront d'améliorer la rentabilité sans pour autant mettre en danger la montée en puissance de la production du Model 3, a assuré Musk. Le bond du titre Tesla s'expliquait aussi mardi par une note de KeyBanc, qui voit des preuves d'une montée en puissance significative des volumes sur le Model 3...

Johnson & Johnson (+0,07%) vient d'accepter l'offre de la firme d'investissements Platinum Equity, annoncée le 16 mars dernier, relative à la vente de son activité LifeScan pour 2,1 Milliards de dollars. LifeScan, acteur sur le marché de l'auto-surveillance glycémique (contrôle du diabète), fabrique les produits de la marque OneTouch. La période d'acceptation de l'offre devait s'achever le 15 juin 2018. L'opération devrait être finalisée d'ici à la fin de l'année 2018.

H&R Block (-18%) a publié hier soir ses résultats du quatrième trimestre fiscal. Les bénéfices sont ressortis à 1,14 Md$ (5,42$ par action), contre 783 M$ (3,75$ par action) un an avant. Les revenus s'élèvent à 2,39 Mds$, contre 2,33 Mds$ un an plus tôt. Sur l'exercice, les revenus s'affichent à 3,16 Mds$ et le résultat net ressort à 613,1 M$ (2,91$ par action). Le titre s'effondre toutefois à Wall Street ce jour, le leader des services de préparation fiscale ayant délivré une guidance de marge d'Ebitda assez décevante pour 2019.

Stryker a grimpé de 2,5%, alors que Boston Scientific chute de 6%. Le concepteur américain d'équipements médicaux Stryker vient en effet de démentir les rumeurs d'OPA sur son compatriote Boston Scientific. Le 'Wall Street Journal' affirmait pourtant lundi que Stryker avait fait une proposition dans ce sens à Boston Scientific, opération qui aurait pu créer un rival crédible face à Medtronic, qui pèse près de 120 Mds$.

Netflix a bondi de 4,4%, alors que Goldman Sachs (+0,5%) toujours à l'achat sur le dossier, a rehaussé, de 390 à 490$, son objectif de cours.

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