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Clôture de Wall Street : en hausse avec les espoirs d'un accord Etats-Unis/Chine

Clôture de Wall Street : en hausse avec les espoirs d'un accord Etats-Unis/Chine
Clôture de Wall Street : en hausse avec les espoirs d'un accord Etats-Unis/Chine
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse américaine a nettement progressé jeudi, après l'annonce d'une reprise des négociations commerciales, prévue en octobre, entre les Etats-Unis et la Chine. L'information a redonné le goût du risque aux investisseurs en actions, et a fait reculer les valeurs refuge que sont les obligations, l'or et certaines devises de référence (yen, franc suisse). Les marchés attendent de pied ferme les propos du président de la Fed Jerome Powell, qui participera vendredi à un débat sur la politique monétaire à Zurich en Suisse. Les chiffres de l'emploi en août aux Etats-Unis, publiés eux aussi vendredi, seront aussi décortiqués.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné jeudi 1,41% à 26.728 points, tandis que l'indice large S&P 500 a progressé de 1,30% à 2.976 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologies et biotechnologiques, a gagné 1,75% à 8.116 pts.

Reprise des négociations commerciales début octobre

La veille, les marchés boursiers mondiaux avaient déjà grimpé sur fond d'amélioration de l'environnement international, à Hong Kong (où la loi d'extradition vers la Chine a été retirée), au Royaume-Uni (où le risque de Brexit dur s'éloigne) et en Italie, où le nouveau gouvernement de Giuseppe Conte, plus pro-européen que le précédent, a été intronisé ce jeudi.

Jeudi matin, le signal haussier est venu de Chine, dont le ministère du Commerce a annoncé que de nouvelles discussions commerciales sont désormais officiellement programmées début octobre à Washington. Les marchés reprennent donc espoir quant à un possible compromis entre les deux superpuissances, qui se livrent depuis un an et demi à un combat sans merci par prélèvements douaniers interposés.

Prises de bénéfices sur l'or, le pétrole repart en hausse

En réaction, les valeurs refuge ont reflué jeudi, notamment l'or, qui a rechuté de 2,18% à 1.526,40$ l'once pour le contrat à terme de décembre sur le marché Comex. Le métal jaune avait grimpé ces dernières semaine à la faveur des incertitudes mondiales, pour retrouver son plus haut niveau depuis avril 2013.

A l'inverse, le pétrole, dont les cours ont chuté de 20% environ depuis avril, a confirmé jeudi son rebond de la veille. Le contrat à terme d'octobre sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a gagné jusqu'à 2,6% en séance avant de réduire ses gains à 0,07% à 56,30$ le baril en clôture (après +4,3% mercredi). Le Brent a pour sa part grimpé de 0,41% à 60,95$ (+4,19% mercredi). Les cours ont aussi été soutenus par l'annonce d'une baisse plus forte que prévue des stocks de brut aux Etats-Unis, pour la 3ème semaine consécutive.

Sur le marché des changes, le yen et le franc suisse ont reculé d'environ 0,5% face au dollar, tandis que la livre sterling a gagné encore 0,5% à 1,2318$ (après +1,2% mercredi) après le camouflet infligé par les députés britanniques au Premier ministre Boris Johnson. Ils ont voté mercredi soir contre un Brexit sans accord, pour un report de la date du Brexit au 31 janvier 2020, et contre des élections anticipées dès le 15 octobre souhaitées par Johnson.

L'indice du dollar, qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de six devises de référence, marque le pas, cédant 0,05% à 98,40 points, tandis que l'euro pointe à 1,1037$ (+0,04%).

Le rendement du 10 ans américain rebondit de 10 points de base

Les obligations américaines font l'objet de prises de bénéfices appuyées jeudi, entraînant un vif rebond des taux d'intérêts, qui étaient tombés ces derniers jours au plus bas depuis l'été 2016... Le rendement du T-Bond à 10 ans a rebondi jeudi de 10 points de base à 1,56% !

Les marchés continuent néanmoins d'anticiper une nouvelle baisse des taux directeurs de la Fed le 18 septembre, après celle d'un quart de point du mois de juillet, qui était la première depuis plus de 10 ans. L'outil Fedwatch du CME Group indique jeudi soir une probabilité de 95,8% pour une baisse d'un quart de point, ce qui ferait revenir le taux des "fed funds" entre 1,75% et 2%.

Plusieurs membres de la Fed se sont exprimés ces derniers jours, mais c'est le président de la Fed, Jerome Powell, qui est le plus attendu pour vendredi, lorsqu'il participera à un débat à Zurich en Suisse. Le Livre Beige de la Fed, publié mercredi soir, a souligné la résilience de la croissance américaine, tout en signalant des signes de ralentissement dans l'industrie et l'agriculture liés à la montée des droits de douane.

Dans l'attente du rapport sur l'emploi US en août

Sur le plan macro-économique aux Etats-Unis, après l'annonce, mardi, d'une contraction dans le secteur manufacturier en août (mesurée par l'indice ISM), l'indice d'activité dans les services, publié jeudi, s'est montré plus rassurant. L'ISM s'est ainsi établi à 56,4 en août, contre 54 de consensus et après 53,7 en juillet. En revanche, l'indice PMI des services (basé sur une autre méthodologie) s'est détérioré à 50,7, contre un consensus de 50,9 et après 53 en juillet.

Par ailleurs, les commandes industrielles ont augmenté de 1,4% en juillet sur un mois, davantage que le consensus de +1% et après une hausse révisée à +0,5% en juin.

Mais l'indicateur vedette de la semaine sera sans conteste le rapport sur l'emploi en août, l'un des principaux indicateurs suivis par la Fed. Selon le consensus compilés par 'Bloomberg', 160.000 emplois non agricoles ont été créés contre 164.000 en juillet. Le taux de chômage devrait rester stable à 3,7% et la croissance du salaire horaire devrait ralentir à 3%.

En attendant le rapport complet sur l'emploi, les données du cabinet ADP sur l'emploi dans le secteur privé ont fait état ce jeudi de 195.000 créations de postes en août, contre 150.000 de consensus et 142.000 seulement en juillet. De son côté, l'étude mensuelle Challenger a compté 53.480 licenciements en août, contre 38.845 en juillet, une progression qui proviendrait en grande partie des tensions commerciales. Le secteur technologique serait le plus touché.

Enfin, la semaine dernière, les inscriptions hebdomadaires au chômage sont ressorties supérieures aux attentes à 217.000, contre 215.000 de consensus et 216.000 une semaine auparavant.

VALEURS A SUIVRE

Facebook (+2%) pourrait avoir fait l'objet d'un piratage massif de données selon TechCrunch, qui affirme que des centaines de millions de numéros de téléphone auraient filtré, provenant de comptes du réseau social californien, et auraient ainsi été retrouvés en ligne.

Plus de 419 millions de dossiers sur plusieurs bases de données d'utilisateurs, dont 133 millions d'utilisateurs basés aux Etats-Unis, 18 millions au Royaume-Uni et plus de 50 millions au Vietnam, auraient ainsi 'fuité', rapporte le site d'information en ligne. Certains dossiers comprenaient par ailleurs les noms des utilisateurs, leur sexe et leur localisation.

Match Group (-4,5%) décroche avec le lancement d'un concurrent de poids aux USA, Facebook Inc proposant désormais son propre service de dating. Les utilisateurs de Facebook pourront intégrer leurs comptes Instagram au profil Facebook dating et ajouter des followers 'insta' à leurs listes 'Secret Crush'. Ainsi, les utilisateurs auront la possibilité de nouer de plus amples relations, éventuellement amoureuses, au sein de leur cercle d'amis.

Apple (+1,9%) a annoncé avoir écoulé pour sept milliards de dollars d'obligations, alors même que le géant technologique à la pomme dispose déjà d'une montagne de cash voisine des 200 milliards de dollars. Apple payera environ 2,99% d'intérêt sur ces nouvelles obligations à 30 ans... Par ailleurs, alors que les opérateurs attendent impatiemment les nouveaux iPhones, le groupe pourrait aussi travailler, selon TechCrunch, sur une nouvelle Apple TV, qui pourrait aussi être être présentée la semaine prochaine, ou peut-être à l'automne.

ExxonMobil (+1,4%) est victime d'une dégradation de la firme Redburn, qui voit rouge et abaisse de deux crans sa note à 'vendre', inquiète des risques liés à la transition énergétique.

Bristol-Myers Squibb (+0,8%). Son traitement du cancer par immunothérapie Opdivo n'a hélas pas atteint l'objectif principal d'un essai de phase III dans le glioblastome multiforme.

Mallinckrodt (-38,6%) est au plus mal. Le groupe pharmaceutique de Dublin a engagé des experts et risque de se placer en faillite s'il n'est pas en mesure de faire face à ses obligations, indique l'agence 'Bloomberg'.

Bed Bath & Beyond (+7%), firme américaine de distribution de produits d'ameublement, devrait annoncer dans les semaines à venir le nom de son nouveau directeur général, successeur de Steven Temares, qui avait quitté le groupe il y a quelques mois.

Palo Alto Networks (+5,7%). Le groupe de cybersécurité n'a pas déçu par ses derniers résultats financiers, et se permet de livrer une guidance de croissance à deux chiffres des revenus pour les trois années à venir.

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