Cotation du 23/10/2019 à 21h55 Dow Jones Industrial +0,08% 26 810,64
  • DJIND - US2605661048

Clôture de Wall Street : en hausse avec le commerce, la Fed et le Brexit

Clôture de Wall Street : en hausse avec le commerce, la Fed et le Brexit
Clôture de Wall Street : en hausse avec le commerce, la Fed et le Brexit
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse de New York a fini en hausse vendredi, au moment où Donald Trump annonçait la conclusion d'un "accord partiel très important" entre les Etats-Unis et la Chine, à l'issue de sa rencontre avec le vice-Premier ministre chinois Liu He à la Maison Blanche. Par ailleurs, les marchés ont salué les annonces de la Fed, qui a lancé un programme d'achat de bons du Trésor pour assurer la liquidité du système interbancaire. Enfin, en Europe, les espoirs d'un accord sur le Brexit ont refait surface, entraînant un bond de la livre sterling.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 1,21% à 26.816 points, tandis que l'indice large S&P 500 a pris 1,09% à 2.970 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologies et biotechnologiques, bondissait de 1,34% à 8.057 pts. Les indices ont toutefois réduit leur progression en toute fin de séance, après la confirmation d'un accord commercial partiel dont les contours restent vagues.

Sur l'ensemble de la semaine, les trois indices américains ont regagné respectivement 0,9%, 06% et 0,9%, après trois semaines de baisse consécutive pour le DJIA et le S&P 500, et deux baisses en trois semaines pour le Nasdaq.

Un accord partiel conclu entre les Etats-Unis et la Chine

Donald Trump a donc annoncé vendredi que les Etats-Unis et la Chine étaient parvenus à un accord commercial partiel "très important", dont les détails concrets n'étaient pas immédiatement disponibles. Le président américain a ajouté qu'il faudrait 3 à 5 semaines pour mettre l'accord sur le papier.

Néanmoins, le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, a précisé que les Etats-Unis avaient accepté de suspendre la hausse des droits de douanes prévus le 15 octobre sur 250 milliards de dollars de marchandises chinoises importées.

L'agence 'Bloomberg' affirmait un peu plus tôt qu'un accord partiel serait conclu entre Washington et Pékin. "Dans le cadre de cet accord, la Chine accepterait des concessions sur l'agriculture et les Etats-Unis abaisseraient des droits de douane", ajoutait l'agence.

Donald Trump s'était montré rassurant avant sa rencontre avec Liu He. "De bonnes choses sont en train de se produire durant la Réunion de Discussion Commerciale avec la Chine. Des sentiments plus chaleureux que dans un passé récent", a ainsi tweeté M. Trump. "Tous voudraient voir quelque chose de significatif se produire!" avait-il ajouté.

De son côté, le responsable des affaires internationales de la Chambre de commerce américaine, Myron Brilliant, s'était dit "convaincu" qu'il y aurait un accord partiel, ajoutant que des progrès pourraient aboutir à quelque chose de plus grand, notamment une réunion entre le président Trump et le président (chinois) Xi en novembre", en marge du sommet de l'APEC au Chili.

L'espoir renaît d'un accord sur le Brexit

Sur le marché des changes, la livre sterling s'est illustrée par un rebond de 1,7% à 1,2650$, après avoir déjà grimpé de 2% la veille. Le Premier ministre britannique Boris Johnson et son homologue irlandais Leo Varadkar se sont rencontrés jeudi et ont affirmé qu'ils entrevoyaient un "chemin vers un possible accord" sur le Brexit avant la date-butoir du 31 octobre.

Vendredi, le négociateur européen Michel Barnier a été chargé par les "27" d'entamer des négociations intensives avec les représentants du Royaume-Uni pour sortir de l'impasse sur le Brexit. M. Barnier s'est entretenu dans la matinée avec Stephan Barclay, son homologue britannique, et les discussions ont été qualifiées de "constructives".

L'indice du dollar, qui mesure son évolution face à 6 devises de référence, a reculé vendredi de 0,42% à 98,28 points, tandis que l'euro est remonté de 0,36% à 1,1044$. Sur les marchés obligataires, le rendement du T-Bond à 10 ans a gagné 7 points de base à 1,73%.

Les cours du pétrole ont accentué leur hausse, dans l'espoir d'un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine. Les cours ont aussi réagi à l'annonce d'une attaque contre un pétrolier iranien en Mer rouge. Sur le Nymex, le brut léger américain WTI a progressé de 2,2%, à 54,70$ (contrat à terme de novembre), tandis que le Brent a bondi de 2,4% à 60,51$.

L'or en revanche a reculé de 0,9% à 1.487,50 l'once, pour le contrat à terme de décembre coté sur le marché Comex.

La Fed va acheter des Bons du Trésor à court terme

Les marchés boursiers ont aussi été soutenus par les annonces de la Fed, qui va accroître à nouveau son bilan via un programme de rachat de bons du Trésor à court terme. Lors d'une prise de parole à Denver, lors de la convention annuelle de la NABE (National Association for Business Economists), le président de la Fed, Jerome Powell, a indiqué que son objectif était d'éviter de nouvelles perturbations sur le marché du "repo", un outil de crédit à court terme essentiel de financement interbancaire.

"Plusieurs facteurs peuvent avoir contribué à ces problèmes, mais il est clair qu'à défaut de réserves suffisantes dans le système bancaire, même une simple tension sur le marché interbancaire, peut avoir pour conséquence des variations excessives des taux d'intérêt", a expliqué Jerome Powell. La banque centrale entend donc racheter des bons du Trésor à moins d'un an, à hauteur de 60 milliards de dollars par mois, au moins jusqu'au deuxième trimestre 2020, afin de gonfler ses réserves, et donc son bilan.

Par ailleurs, les indicateurs macro-économiques du jour sont ressortis assez solides outre-Atlantique. L'indice préliminaire du sentiment des consommateurs américains, mesuré par l'Université du Michigan, est ressorti supérieur aux attentes en octobre, à 96 contre un consensus de 92. Il était de 93,2 sur le mois antérieur.

L'indice des prix à l'import du mois de septembre 2019 est ressorti en hausse de +0,2%, contre -0,1% de consensus. Celui des prix à l'export a régressé de 0,2%, alors que le consensus était stable. En glissement annuel, les prix à l'import et à l'export ont décliné de 1,6%...

VALEURS A SUIVRE

Ford Motor (+1,8%), le géant automobile du Michigan, a déploré une chute de 30% de ses ventes chinoises sur le troisième trimestre, en glissement annuel.

GoPro (+10,6%) reprend du terrain avec son lancement commercial de la Hero8. Le titre avait décroché plus tôt ce mois suite à un avertissement sur le bénéfice du deuxième semestre. Le groupe évoquait alors un report des livraisons des nouvelles caméras Hero8 Black.

Le groupe avait revu sa guidance de revenus annuels entre 1,22 et 1,25 milliard de dollars. Le bénéfice ajusté par action est désormais anticipé entre 33 et 39 cents sur le second semestre.

Omnicom (+2%) a grimpé, malgré les déboires de son grand rival Publicis (-14,5% à Paris), qui vient d'alerter une fois encore les marchés sur ses revenus, en marge de la publication d'une décroissance organique de l'activité.

Uber Technologies (+4,3%), le géant californien des VTC, a affirmé que le fisc britannique désirait catégoriser le groupe parmi les opérateurs de transports. Une telle décision soumettrait Uber à une TVA locale de 20%.

©2019,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com