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Clôture de Wall Street : en forte hausse après une bonne surprise sur l'emploi US

Clôture de Wall Street : en forte hausse après une bonne surprise sur l'emploi US
Clôture de Wall Street : en forte hausse après une bonne surprise sur l'emploi US
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse de New York a fini la semaine en hausse, vendredi, saluant la publication de créations d'emplois nettement supérieures aux attentes en novembre aux Etats-Unis, assortie d'une nette amélioration du moral des ménages en décembre. Des chiffres qui ont rassuré sur la santé économique des Etats-Unis. Par ailleurs, Donald Trump a répété que les négociations commerciales entre Américains et Chinois avançaient bien, ce qui a entretenu les espoirs d'un accord. Le pétrole a progressé, alors que les pays de l'Opep+ se sont accordés pour réduire davantage leur production en 2020.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 1,22% à 28.015 points, tandis que l'indice large S&P 500 a grimpé de 0,91% à 3.145 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, s'est apprécié de 1% à 8.656 pts.

Grâce à ce "rally", les trois indices sont parvenus à effacer les pertes du début de la semaine, et finissent presque stables sur 5 séances (-0,1% pour le DJIA et le Nasdaq, +0,1% pour le S&P 500).

Un marché de l'emploi plus dynamique qu'attendu

Très attendus par les marchés, les chiffres de l'emploi en novembre outre-Atlantique sont donc ressortis plus solides que prévu. Le nombre de créations d'emplois a atteint 266.000 en novembre, contre 180.000 attendus par le consensus Refinitiv, et les chiffres de septembre et d'octobre ont en outre été revus en nette hausse (+41.000 sur les deux mois).

Le taux de chômage est, lui, retombé à 3,5% (-0,1 point) sous l'effet d'un taux de participation en légère baisse (-0,1 point à 63,2%). Ces bons chiffres sont en partie liés au retour au travail des salariés de General Motors, après leur grève historique de 40 jours, mais également à la solidité du secteur de la santé et des services. Quant aux salaires horaires, ils ont aussi augmenté plus vite que prévu, de 3,1% en novembre par rapport à novembre 2018.

Des chiffres qui devraient inciter la Fed au statu quo monétaire

En moyenne, depuis le début de l'année, l'économie américaine a créé 180.000 emplois chaque mois, contre 223.000 créations mensuelles en 2018. Malgré un ralentissement depuis un an, ces chiffres traduisent la solidité d'un marché proche du plein emploi.

Par ailleurs, les investisseurs ont apprécié la publication de l'enquête mensuelle de l'Université du Michigan sur le moral des ménages, qui est remonté en décembre au plus haut depuis 7 mois. L'indice de confiance s'est ainsi amélioré plus que prévu, à 99,2 contre 96,8 en novembre et 97 attendu par le consensus.

Les consommateurs se montrent plus confiants que prévu tant sur leur situation actuelle (115,2 contre 112,4 attendu et après 111,6 en novembre) que sur leurs perspectives (indice à 88,9 contre 87,3 en novembre).

Ces bonnes surprises sur le front macro-économique ont été bien accueillies vendredi par les marchés financiers, et devraient aussi inciter la Réserve fédérale, qui se réunira mardi et mercredi prochain, à maintenir le statu quo sur ses taux directeurs.

L'outil FedWatch du CME Group, qui reflète l'évolution des contrats à terme sur les "fed funds", estimait d'ailleurs ce vendredi à 99,3% (!) la probabilité d'un statu quo sur ce taux directeur, actuellement fixé à 1,5%-1,75%. Après avoir abaissé ce taux trois fois depuis le mois de juillet pour faire face au ralentissement conjoncturel, la Fed a signalé ces dernières semaines son intention de marquer une pause, estimant que l'économie américaine restait sur la voie d'une croissance modérée malgré les risques actuels, liés notamment aux tensions commerciales entre Washington et Pékin.

Sur les marchés obligataires, les cours des obligations reculent vendredi pour le 3e jour, entraînant une légère tension sur les taux (qui évoluent en sens inverse des cours). Le rendement du T-Bond à 10 ans a repris encore 3 points de base à 1,84%.

Sur le marché des changes, le dollar, qui était proche de l'équilibre avant le rapport sur l'emploi, s'est apprécié nettement par la suite. L'indice du dollar a avancé de 0,28% à 97,69 points, tandis que l'euro a reculé de 0,38% à 1,1060$.

Le pétrole grimpe, l'Opep+ va faire des coupes supplémentaires

Le pétrole progresse alors que les pays de l'Opep+, réunis à Vienne, se sont accordés pour réduire davantage leur production en 2020. Le cours du baril de brut léger américain (WTI) a gagné 1,3% à 59,20$ sur le Nymex (contrat à terme de janvier), tandis que le Brent de la mer du Nord progresse de 1,33% à 64,23$ pour le contrat à terme de février.

A l'issue de discussions marathon, l'Opep et leurs alliés, dont la Russie, se sont accordés vendredi sur une baisse supplémentaire de production de 500.000 barils par jour, en vue de soutenir les cours de l'or noir.

Cette réduction va porter l'effort total de limitation de la production à 1,7 million de barils par jour (mbj) pour l'ensemble du groupe de 24 pays, qui extraient ensemble environ la moitié du pétrole mondial. La Russie, mais surtout l'Arabie saoudite, seront les deux premiers contributeurs à ces quotas renforcés, avec des coupes respectives de 70.000 et 167.000 barils par jour. L'Arabie saoudite semble décidée à soutenir les cours du brut, et au-delà, le cours de Bourse d'Aramco, sa "major" pétrolière, qui fera ses débuts mercredi prochain à la Bourse de Riyad.

Quant à la durée de cet effort supplémentaire, qui divise les pays producteurs, elle fera l'objet d'un examen d'étape lors d'une "réunion extraordinaire" début mars 2020 à Vienne. Certains pays ne veulent pas s'engager au-delà de la fin mars, et d'autres souhaitent prolonger les coupes pendant tout le 1er semestre, voire toute l'année 2020.

L'or a pâti du regain d'appétit pour le risque, abandonnant 1,25% à 1.464,50$ l'once pour le contrat à terme de février sur le marché Comex. Le métal jaune a reculé de plus de 3,5% depuis début novembre, les espoirs d'un accord commercial ayant profité aux actifs risqués au détriment des valeurs-refuge comme l'or.

VALEURS A SUIVRE

Tesla (+1,6%) a bénéficié de l'inscription par le ministère de l'Industrie chinois du Model 3 sur la liste des véhicules éligibles aux aides publiques au développement des nouvelles énergies, favorisant l'implantation du groupe sur le premier marché automobile mondial.

Uber (-2,7%) a déclaré avoir reçu plus de 3.000 signalements d'agressions sexuelles en lien avec les trajets effectués aux Etats-Unis en 2018 par. Ses services de VTC

Le titre de Fiat Chrysler a cédé 1%. Le fisc italien réclamerait 1,4 milliard d'euros (1,6 Md$) à Fiat Chrysler, lui reprochant d'avoir sous-évalué Chrysler Automobiles lors du déplacement du siège de la nouvelle entité d'Italie vers les Pays-Bas en 2014. Par ailleurs, selon l'agence 'Reuters', le groupe chinois Dongfeng réfléchit à une réduction de sa participation dans PSA Groupe (+1,27% à Paris), au moment où ce dernier est en cours de fusion avec le constructeur italo-américain.

Dongfeng, partenaire de longue date de PSA, détient actuellement 12,2% de son capital et 19,5% des droits de vote, une présence qui a fait tiquer les autorités américaines, qui seraient réticentes à donner leur feu vert à la fusion PSA-FCA, si un groupe chinois en devient un des principaux actionnaires...

Selon les sources citées par l'agence de presse, Dongfgeng donc pourrait réduire sa part dans la future entité PSA-FCA à un niveau qui soit jugé acceptable par les Etats-Unis.

Ulta Beauty (Ulta Salon, +11%) a bondi, après la publication, jeudi soir, de résultats trimestriels supérieurs aux attentes grâce à la croissance des ventes de ses produits cosmétiques à forte marge. Au moins trois analystes ont revu leur objectif de cours à la hausse à la suite de cette publication.

Sage Therapeutics (+7,%) s'est repris quelque peu, après son plongeon de près de 60% jeudi ! La société biopharmaceutique a déclaré qu'une étude de phase 3 de son SAGE-217 pour le traitement du trouble dépressif majeur ne permettait pas d'atteindre le critère d'évaluation principal. Cette étude n'a ainsi pas permis de prouver une réduction significative des troubles par rapport à l'échantillon de patients auxquels étaient administrés un placebo.

A la suite de cette déception, le courtier RBC, notamment, a abaissé sa recommandation à "performance du secteur" (neutre) contre "surperformance" (achat) sur l'action Sage Therapeutics.

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