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Clôture de Wall Street : en forme en attendant le G7, la Fed et la BCE

Clôture de Wall Street : en forme en attendant le G7, la Fed et la BCE
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street a fini la semaine en hausse vendredi, les marchés semblant insensibles aux désaccords commerciaux entre les Etats-Unis et ses alliés à l'occasion du sommet du G7, qui a commencé vendredi au Canada. La semaine a été marquée par une hausse des indices boursiers américains, et par trois records d'affilée du Nasdaq, tiré par les valeurs internet. La semaine prochaine sera très chargée sur tous les plans : rencontre Donald Trump-Kim Jong-Un mardi à Singapour, réunion de la Fed mardi et mercredi, réunions de la BCE et de la Banque du Japon jeudi, ainsi qu'une cascade d'indicateurs économiques, dont l'inflation aux Etats-Unis en mai.

Vendredi, l'indice Dow Jones a gagné 0,30% à 25.316 pts à la clôture, tandis que l'indice large S&P 500 a progressé de 0,31% à 2.779 pts et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a avancé de 0,14% à 7.645 pts, sa 4ème hausse en 5 séances.

Une hausse proche de 11% pour le Nasdaq depuis début 2018

Le Nasdaq, qui a affiché trois records de suite lundi, mardi et mercredi, a gagné 1,2% sur la semaine, tandis que le DJIA a bondi de 2,7% et le S&P 500 a avancé de 1,6%. Depuis le début de l'année, le Nasdaq devance toujours nettement les autres indices, avec une progression de 10,8% depuis le 1er janvier contre +2,4% pour le DJIA et +3,9% pour le S&P 500.

Sur le marché des changes, le dollar a progressé vendredi mais a cédé du terrain sur la semaine. L'indice du dollar qui reflète son évolution face à un panier de 6 devises, a pris 0,18% vendredi à 93,56 points, mais affiche un recul de 0,66% sur la semaine, un facteur positif pour les entreprises exportatrices américaines.

De son côté, l'euro a reculé de 0,25% à 1,1770$ vendredi, mais a gagné 0,8% en 5 séances, après des propos de responsables de la BCE suggérant la fin prochaine du programme de rachat d'actifs ("QE") de la BCE. Le chef économiste de la BCE, Peter Praet, notamment, a affiché mercredi son optimisme quant à la remontée des prix dans la zone euro jusqu'à un niveau proche de 2% à moyen terme.

La Fed et la BCE attendues au tournant la semaine prochaine

M. Praet a confirmé que la BCE, qui se réunira le 14 juin, évoquera à cette occasion la question de la réduction du "QE". De son côté, l'agence 'Bloomberg' indique que la BCE pourrait, dès le 14 juin, annoncer à quelle date prendra fin le "QE", sans doute à la fin 2018.

La Fed réunira aussi son comité de politique monétaire la semaine prochaine, avec une décision attendue mercredi. Les marchés ont déjà largement anticipé une nouvelle hausse du taux des "fed funds" à cette occasion. Ils veulent surtout entendre le ton de Jerome Powell, le président de la Fed, concernant la suite du calendrier monétaire.

Certains investisseurs tablent sur 3 tours de vis au total cette année (en comptant celui déjà réalisé en mars dernier) tandis que d'autres parient sur 4 gestes haussiers face à une inflation en hausse.

En attendant, le rendement des obligations d'Etat américaines a fini la semaine à 2,95%, en hausse de 3 points de base, toujours proche du seuil symbolique des 3%, qui inquiète les investisseurs en Bourse.

Tentative de stabilisation des cours du pétrole

Le pétrole a terminé la semaine en léger recul, et s'est quelque peu stabilisé sur la semaine, après son récent plongeon de près de 10%. Le cours du baril de brut léger américain (WTI) a perdu 0,32% vendredi à 65,74$ (contrat à terme de juillet), tandis que le Brent a reculé de 1,11% à 76,46$ le baril.

Sur la semaine, le WTI s'est stabilisé (-0,2%) après une chute de 9% par rapport à son pic du mois de mai à plus de 72$. Le Brent a reculé de 0,5% sur 5 séances après avoir frôlé les 80$ courant mai, au plus haut depuis la fin 2014. Les investisseurs semblent avoir désormais digéré l'idée que l'Opep est ses alliés, dont la Russie, pourraient décider, lors d'une réunion le 23 juin prochain, d'augmenter leurs quotas de production de 1 million de barils par jour afin de palier les chutes imprévues de production dans certains pays, dont le Venezuela.

Le G7 commence dans une ambiance très tendue au Canada

Sur le front commercial, les dirigeants de 7 des plus grandes économies mondiales se sont retrouvés vendredi pour deux jours à Québec, alors que des désaccords profonds séparent Donald Trump des autres membres du groupe. Alors que la première séance de travail démarrait vendredi, des responsables au sein de la BCE affirmaient qu'il était "hautement improbable" qu'une déclaration finale soit adoptée à l'issue de ce sommet du G7.

Selon ces sources, les divergences notamment sur le commerce sont si importantes qu'il sera quasiment impossible de parvenir samedi à un texte signé à sept. D'autant que la brouille entre l'Europe et Donald Trump porte non seulement sur le commerce, mais aussi sur le nucléaire iranien et sur le changement climatique.

Signe des tensions ambiantes, Donald Trump a déjà annoncé qu'il repartirait avant la fin du sommet, dès samedi matin, pour se rendre à Singapour où se prépare le sommet historique qu'il tiendra mardi avec le président nord-coréen Kim Jong-Un. Cette réunion, derrière laquelle se profile l'ombre de la Chine, alliée historique de Pyongyang, est visiblement plus importante aux yeux de Donald Trump que le fait d'améliorer ses relations avec ses alliés européens et canadiens.

VALEURS A SUIVRE

Apple (-0,91%) a souffert d'un nouvel article de presse évoquant une baisse des ventes d'iPhones. Ainsi, selon le service d'information japonais 'Nikkei Asian Review', la firme à la pomme aurait demandé aux fournisseurs de sa chaîne d'approvisionnement de préparer environ 20% de composants en moins pour ses iPhones, à partir de la seconde moitié de l'année 2018.

Apple opterait ainsi pour une approche prudente concernant les livraisons de smartphones, en comparaison de l'an dernier. 'Nikkei Asian Review' cite à ce sujet plusieurs sources, notamment au sein de la chaîne de fournisseurs d'Apple. "Pour les trois nouveaux modèles, spécifiquement, la capacité totale planifiée pourrait être jusqu'à 20% inférieure aux commandes de l'an passé", a indiqué l'une des sources. Ce n'est pas la première fois que ce type de rumeurs, jusqu'à présent non vérifiées, affecte le titre d'Apple, qui s'est hissé cette semaine à de nouveaux records historiques.

Facebook (+0,5%) n'a pas été pénalisé par une nouvelle affaire de fuites de données personnelles. Cette fois, le réseau social a admis avoir été victime d'un "bug" logiciel qui a exposé à tous publics des messages censés rester privés. Le dysfonctionnement technique a affecté 14 millions d'utilisateurs du réseau social entre le 18 et le 27 mai, a précisé le groupe, affirmant que le problème était désormais résolu.

Alphabet (-0,27%). La Commission européenne s'apprêterait à infliger à Google une amende pour abus de position dominante avec Android, son système d'exploitation sur smartphone. Bruxelles pourrait infliger une sanction qui pourrait en théorie atteindre quelque 9,3 MdsE, correspondant à 10% de son chiffre d'affaires annuel. La décision de la Commission, attendue soit "fin juin", soit "mi-juillet" selon des sources proches du dossier, tomberait ainsi environ un an après une première sanction de 2,4 MdsE de Bruxelles contre Google.

Broadcom (-2,5%) a publié mercredi soir ses résultats du second trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 3,72 Mds$ (8,83$ par action), contre 440 M$ (1,05$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 4,88$, contre 3,69$ sur la même période de l'exercice précédent. Les revenus s'élèvent à 5,01 Mds$, contre 4,19 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 4,78$, pour des revenus de 5 Mds$. Sur le trimestre actuel, le groupe vise des revenus d'environ 5,05 Mds$.

Zumiez (-0,56%) a présenté ses résultats du premier trimestre. La perte nette s'élève à 2,6 M$ (0,10$ par action), contre une perte de 4,4 M$ (0,18$ par action) un an avant. Les ventes montent de 13,9% à 206,3 M$. A magasins comparables, les ventes sont en croissance de 8,3%. Les analystes anticipaient en moyenne une perte par action trimestrielle de 0,12$, pour des ventes de 199 M$. Sur le T2, le groupe vise des ventes comprises entre 213 et 217 M$, pour une croissance à magasins comparables comprise entre 3 et 5%, et un bpa logé entre 0,04 et 0,09$.

Verizon (+0,35%). L'opérateur télécom américain change de directeur général. Le groupe a nommé Hans Vestberg, ancien patron d'Ericsson et CTO de Verizon, qui succèdera ainsi à Lowell McAdam à partir du mois d'août en tant que 'chief executive officer'. McAdam restera président exécutif jusqu'à la fin de l'année, afin d'assurer la période de transition.

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