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Clôture de Wall Street : en forme, avec le pétrole et Apple

Clôture de Wall Street : en forme, avec le pétrole et Apple
Clôture de Wall Street : en forme, avec le pétrole et Apple
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse américaine a entamé la semaine sur une note positive, toujours soutenue par des chiffres de l'emploi rassurants (publiés vendredi), ainsi que par les valeurs énergétiques après la progression du baril de brut léger américain WTI au-dessus des 70$, sur fond de tensions avec l'Iran et le Venezuela. Les derniers chiffres de l'inflation aux Etats-Unis sont très attendus, mercredi (prix à la production) et jeudi (prix à la consommation). Parmi les valeurs, l'action Apple a poursuivi sa remontée, affichant un nouveau record historique, grâce aux louanges de Warren Buffett. L'annonce d'une alliance commerciale entre Starbucks et Nestlé a aussi soutenu la cote.

A la clôture, le Dow Jones a avancé lundi de 0,39% à 24.357 points, tandis que l'indice large S&P 500 a gagné 0,35% à 2.672 pts, et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a avancé de 0,77% à 7.265 pts. La semaine dernière, le DJIA et le S&P 500 avaient reculé d'environ 0,2% chacun, tandis que le Nasdaq avait au contraire gagné 1,2% en 5 séances.

Les marchés tablent sur la poursuite d'une hausse graduelle des taux de la Fed

Sur le marché des changes, l'indice du dollar a poursuivi son ascension, progressant de 0,20% à 92,95, au plus haut depuis début janvier. De son côté, l'euro a encore cédé 0,3% à 1,1923$, après un passage sous 1,19$ en séance. Sur les marchés obligataires, les taux des emprunts d'Etat sont restés stables : le rendement de l'emprunt américain (T-Bond) à 10 ans a fini à 2,95%.

Les taux, qui ont nettement progressé depuis début avril sur fond d'accélération de l'inflation, se sont calmés après la réunion de la Fed des 1er et 2 mai. La banque centrale américaine a en effet pris acte que l'inflation approchait de son objectif de 2%, mais pour autant, la Fed n'a pas manifesté d'impatience à relever ses taux au-delà des 3 tours de vis déjà anticipés cette année par les marchés.

Vendredi, la publication de chiffres de l'emploi mitigés a renforcé ces anticipations : en effet, si le taux de chômage a reculé à 3,9% (contre 4,1% en mars), au plus bas depuis 2000, le nombre de créations d'emploi est en revanche ressorti inférieur aux attentes. Ainsi, 164.000 postes non-agricoles dont été créés, contre 191.000 de consensus de place et 135.000 en mars. En outre, l'inflation salariale s'est établie à 2,6% en rythme annualisé en avril, en dessous du consensus (2,7%) ce qui retire un peu de pression sur la Fed.

Le pétrole WTI au-dessus des 70$ le baril, l'Iran et le Venezuela inquiètent

La séance a été marquée par une nouvelle poussée du pétrole, toujours soutenu par les craintes sur l'approvisionnement mondial dans le cas, de plus en plus probable, où Donald Trump retirerait les Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien. Le président américain doit se prononcer sur la question dès ce mardi et non le 12 mai comme initialement prévu. Lundi, des craintes ont aussi émergé concernant la production vénézuélienne...

Le cours du baril de brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a bondi de 1,45% à 70,73$ pour le contrat à terme de juin sur le Nymex. Le Brent de la Mer du nord a progressé de 1,74% à 76,17$ le baril. Les deux types de pétrole brut évoluent à leurs plus hauts niveaux depuis près de 3 ans et demi, en novembre 2014.

Au Venezuela, la compagnie américaine ConocoPhillips a fait saisir des actifs de la compagnie publique vénézuélienne PDVSA pour obtenir le paiement de 2 Mds$ qui lui reviennent, a révélé l'agence 'Reuters'. Cette initiative risque de plomber un peu plus la production et les exportations de PDVSA, déjà réduite de moitié, à 1,5 million de barils par jour par rapport au début des années 2000, en raison d'un manque chronique d'investissement.

Sur le front macro-économique, les chiffres les plus attendus de la semaine seront, mercredi, les prix à la production aux Etats-Unis en avril, suivis jeudi des prix à la consommation. En cas de hausse des prix plus forte que prévu, la tendance actuelle d'un dollar fort pourrait s'accentuer.

LES VALEURS

Le secteur énergétique a progressé de l'ordre de 0,6%, mesuré par le fonds indiciel SPDR S&P Oil & Gas Exploration & Production. Le titre ExxonMobil, notamment, a progressé de 1%, tandis que Transocean a gagné 1,4%.

Apple a gagné 0,72% après de nouvelles louanges à son encontre de la part de Warren Buffett, qui vient de se renforcer une nouvelle fois dans son capital. Le "sage d'Omaha", patron de la firme d'investissement Berkshire Hathaway a déclaré samedi, à l'occasion de l'Assemblée générale de Berkshire, qu'il était prêt à continuer d'acheter des titres de la firme à la pomme. Il a laissé entendre qu'il souhaitait une correction pour accumuler davantage d'actions du géant des smartphones : "j'adore l'idée d'avoir 5% d'Apple", a-t-il poursuivi. Berkshire Hathaway détient pour 44 Mds$ de titres Apple, soit presque 5% du capital. Il en est ainsi devenu le troisième plus grand actionnaire, derrière Vanguard et BlackRock.

L'action Apple, qui avait chuté récemment de près de 10% dans la crainte d'une déception sur ses résultats trimestriels, a finalement publié des chiffres supérieurs aux attentes, ce qui a propulsé le titre de 14% en 6 séances. Il a inscrit lundi soir un nouveau record historique en clôture, à 185,16$ par action, et la capitalisation boursière du groupe approche désormais le seuil des 1.000 Mds$, à 915 Mds$.

De son côté, l'action Berkshire Hathaway a gagné 1%. En marge de l'AG annuelle qui s'est tenue samedi à Omaha, dans le Nebraska, le groupe a annoncé une perte nette de 1,1 Md$ miée à un changement de normes comptables. Les nouvelles règles imposent en effet au groupe de Buffett de prendre désormais en compte dans les résultats, les gains, mais aussi les pertes non-réalisés sur son portefeuille.
Par contre, le bénéfice opérationnel trimestriel, mesure des opérations courantes, s'est envolé de 49% à 5,3 Mds$ au 1er trimestre, contre 3,6 Mds$ un an plus tôt. Les revenus trimestriels totaux ont régressé de 64 à 58 Mds$, alors que le bénéfice net est passé d'un profit de 4,1 Mds$ à un déficit de 1,1 Md$ (692$ par titre class A). Il s'agit de la première perte trimestrielle en 9 ans pour le conglomérat.

Starbucks (-0,4%). Nestlé, géant alimentaire suisse, a accepté de payer 7,15 milliards de dollars en cash à l'Américain Starbucks, afin d'obtenir les droits de commercialisation des produits de la chaîne à travers le monde. Nestlé attend de cet accord un impact positif sur les résultats 2019, tandis que le groupe de Seattle Starbucks précise que les produits de la transaction lui permettront de renforcer ses rachats d'actions, avec un impact favorable sur le bénéfice par action au plus tard en 2021. Dans le cadre de l'opération, le nom de Nestlé n'apparaîtra pas sur les produits Starbucks écoulés. L'Américain conservera son pouvoir de décision en matière d'expansion de la gamme. L'alliance globale des deux géants semble donc mutuellement profitable, Starbucks profitant de l'étendue géographique de son partenaire suisse, et Nestlé confirmant sa position globale de leader tout en se renforçant en Amérique du Nord. Nestlé, connu pour ses marques Nescafé et Nespresso, récupère là des droits sur une activité de Starbucks générant 2 milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel. La finalisation de l'opération est attendue cette année, sous réserve des accords des régulateurs. 500 salariés Starbucks rejoindraient par ailleurs Nestlé.

International Flavors & Fragrances (-10,7%). Le groupe basé à New York, actif dans l'industrie de la parfumerie et des arômes, annonce un accord pour le rachat de la société israélienne de production de saveurs et de parfums Frutarom, dans le cadre d'une opération en numéraire et en actions valorisée à environ 7,1 Milliards de dollars (dette comprise). D'après les termes de l'accord, approuvé par les conseils d'administration des deux sociétés, les actionnaires de Frutarom vont recevoir 71,19$ en cash et 0,249 action IFF contre chaque action Frutarom, ce qui valorise le titre à 106,25$. La transaction devrait être finalisée dans 6 à 9 mois.

Blackstone (+0,2%) va s'offrir le groupe d'immobilier commercial Gramercy Property Trust dans le cadre d'une opération de 7,6 milliards de dollars en numéraire (dette comprise - 4,4 Mds$ hors reprise de la dette). L'offre est libellée à 27,5$ par titre, ce qui traduit une prime de 15% sur les cours de clôture de vendredi soir à Wall Street. L'opération renforcera le pôle immobilier de Blackstone. La finalisation du 'deal' est espérée durant le second semestre.

Gannett (+12,2%) a publié ses résultats du premier trimestre. Le groupe affiche une perte de 0,4 M$, contre 2,08 M$ un an avant. Les revenus s'élèvent à 723 M$, contre 773 M$ un an plus tôt. En non-GAAP, le bénéfice par action s'élève à 0,13$, contre 0,14$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,03$, pour des revenus de 722 M$. Les revenus annuels sont toujours attendus entre 2,93 et 3,03 Mds$.

Tyson Foods (+0,37%) a dévoilé ses comptes du second trimestre fiscal. Les profits sont de 315 M$ (0,85$ par action), contre 340 M$ (0,92$ par action) un an avant. Le bpa ajusté ressort à 1,27$, contre 1,10$ sur la même période de l'exercice précédent. Les revenus s'élèvent à 9,77 Mds$, contre 9,08 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,30$, pour des revenus de 9,88 Mds$. Sur 2018, le groupe vise un bpa compris entre 6,55 et 6,70$.

Sempra Energy (-1%) a annoncé ses comptes du premier trimestre. Les revenus sont de 2,96 Mds$, contre 3,03 Mds$ un an avant. Les bénéfices s'affichent à 347 M$ (1,33$ par action), contre 441 M$ (1,75$ par action) un an plus tôt. En base ajustée, le bpa ressort à 1,43$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,62$, pour des revenus de 3,2 Mds$.

Sysco (+1,9%) a publié ses résultats du troisième trimestre fiscal. Les profits sont de 330 M$ (0,63$ par action), contre 238 M$ (0,44$ par action) un an avant. Le bpa ajusté ressort à 0,67$. Les revenus montent de 6,1% à 14,3 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,63$, pour des revenus de 14,3 Mds$.

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