Cotation du 20/07/2018 à 22h48 Dow Jones Industrial -0,03% 25 058,12
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Clôture de Wall Street : en baisse pour clore une semaine contrastée

Clôture de Wall Street : en baisse pour clore une semaine contrastée
Clôture de Wall Street : en baisse pour clore une semaine contrastée
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les menaces accrues de guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine ont pesé vendredi sur la Bourse américaine. Les indices ont toutefois réduit leurs pertes à la fin de la séance, qui marquait aussi l'avènement trimestriel des "quatre sorcières". Ce vendredi arrivaient en effet à échéance les options sur indices et sur actions, ainsi que les contrats à terme sur indices et sur actions, entraînant une forte volatilité en fin de journée. Sur la semaine, le Dow Jones a cédé environ 1%, mais le Nasdaq a progressé de plus de 1%, sur fond de tensions commerciales et de réunions de la Fed et de la BCE.

A la clôture, le Dow Jones a cédé 0,34% 25.090 points, tandis que l'indice large S&P 500 a cédé 0,11% à 2.779 pts et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a lâché 0,19% à 7.746 pts. La veille, le Nasdaq avait encore inscrit un plus haut historique à 7.761 pts.

Sur la semaine, le Dow Jones a cédé 0,9%, tandis que le S&P 500 est resté parfaitement stable, et le Nasdaq a progressé de 1,3%. Le Nasdaq confirme une nouvelle fois son avance depuis le début de l'année sur les autres indices , avec une progression de 12,2% depuis le 1er janvier contre +1,5% pour le DJIA et +4% pour le S&P 500.

La vigueur du dollar affole le marché mondial des changes

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui reflète son évolution face à un panier de 6 devises, a fini stable vendredi 94,78, mais a affiché une nette progression sur la semaine (+1,3%). Les monnaies de nombreux marchés émergents ont connu une journée difficile, vendredi, avec la chute de nombreuses devises, dont le peso argentin, le peso colombien, le rouble russe, la livre turque et le won sud-coréen.

Par ailleurs, l'euro a rebondi vendredi de 0,3% à 1,1609$, mais a nettement reculé sur la semaine (-1,2%), essentiellement après un plongeon de 1,9% jeudi suivant la réunion de la BCE jugée plus "colombe" que prévu...

La Fed et la BCE confirment un resserrement graduel de leurs politiques monétaires

Le président de la BCE, Mario Draghi, a ainsi annoncé que les taux directeurs ne seraient pas relevés avant l'été 2019 au plus tôt, c'est à dire un peu plus tard que ce qu'anticipaient les marchés. En attendant, la BCE a tout de même annoncé la fin de son programme de rachat d'actifs ("QE") en décembre 2018, et s'est montrée optimiste pour la croissance de la zone euro, malgré le ralentissement de début d'année, jugé "transitoire".

Sur les marchés obligataires, les taux d'intérêts se sont détendus cette semaine des deux côtés de l'Atlantique, les discours des deux banques centrales ayant été finalement jugés moins haussier qu'attendu... Aux Etats-Unis, le rendement du T-Bond à 10 ans, a reculé vendredi d'un point de base à 2,92% contre 2,95% une semaine plus tôt. En Europe, le rendement du Bund allemand à 10 ans a fini la semaine à 0,40% contre 0,45% le 8 juin.

Mercredi soir, la Fed et son président, Jerome Powell, avaient soufflé le chaud et le froid sur les marchés financiers. A court terme, la Fed s'est montrée un peu plus ferme qu'attendu, dans la mesure où elle envisage désormais 4 hausses de taux en 2018, contre 3 auparavant. Mais à plus long terme, les prévisions de la Fed (taux, inflation et croissance) sont restées inchangées, reflétant un certaine prudence de la part de la banque centrale européenne.

Donald Trump confirme la taxation de 50 Mds$ de produits chinois

Sur le plan commercial, l'escalade des tensions s'est poursuivie vendredi entre les Etats-Unis et ses partenaires commerciaux. Donald Trump a ainsi confirmé ses menaces de mettre en place des taxes douanières de 25% sur 50 milliards de dollars d'importations chinoises. Les nouvelles taxes américaines, qui seront imposées sur des marchandises "contenant des technologies très importantes sur le plan industriel", doivent compenser le vol de la propriété intellectuelle et de technologies américaines, a affirmé le président américain.

La Chine a immédiatement répliqué en annonçant qu'elle instaurerait des sanctions identiques à des produits américains importés en Chine. "Nous allons immédiatement prendre des mesures en matière de droits de douane d'une ampleur équivalente", a annoncé le ministère chinois du Commerce. Pékin a également appelé les autres pays à mener "une action collective" contre la conduite des Etats-Unis, qualifiée de "dépassée et rétrograde".

Dans le détail, Washington a précisé que sur les 50 Mds$ de produits chinois visés, 34 Mds$ seront taxés à partir du 6 juillet. Le Bureau du représentant américain au commerce (USTR) a précisé dans un communiqué que le second lot de 16 Mds$ d'importations chinoises "sera soumis à un examen supplémentaire" qui comprendra une période de consultations et d'auditions publiques.

Quatrième semaine baissière pour le pétrole

Les marchés pétroliers ont fini la semaine en berne, et ont signé leur 4ème semaine de recul consécutive, dans l'anticipation d'une hausse des quotas de l'Opep. Le cours du baril de brut léger américain (WTI) a chuté vendredi de 2,74% à 65,06$ (contrat à terme de juillet), tandis que le Brent a perdu 3,29%, à 73,44$ le baril (contrat à terme d'août).

Jeudi, le ministre de l'Energie russe Alexandre Novak, a indiqué que l'Opep et la Russie souhaitaient désormais relever progressivement leur production de brut à partir du 1er juillet. Toutefois, d'autres pays producteurs s'opposent à cet assouplissement de l'accord de maîtrise de la production mis en place depuis le début 2017 afin de soutenir les cours de l'or noir.

VALEURS A SUIVRE

Vendredi, les secteurs sensibles au commerce international, dont la technologie et les valeurs industrielles ont reculé, tandis que les valeurs énergétiques ont pâti d'une forte baisse du cours du pétrole Les valeurs de consommation de base, de la pharmacie et des télécoms, jugées défensives, ont mieux tiré leur épingle du jeu.

Parmi les plus fortes baisses de DJIA, on trouve ainsi Caterpillar (-2%), Chevron (-1,9%), ExxonMobil (-1,5%) et General Electric (-1,6%), tandis que les plus fortes hausses ont été réalisées par Procter & Gamble (+1,8%), Nike (+1,5%), Coca-Cola (+1,2%) ou encore Merck & Co (+0,8%) et Verizon (+0,5%).

AT&T (+1,9%) a définitiviment bouclé, vendredi, l'acquisition du colosse des médias Time Warner, qui sera rebaptisé à l'occasion WarnerMedia. L'opération se chiffre à 85 milliards de dollars, et même plus de 108 milliards de dollars en tenant compte de la dette du groupe de médias. L'opération avait été initialement annoncée en octobre 2016, mais avait été bloquée par l'administration Trump. Toutefois, en début de semaine, une juge fédérale a toutefois donné son autorisation inconditionnelle à l'opération.
Notons que le gouvernement américain peut encore faire appel, y compris après consommation de la transaction. Donald Trump n'étant pas homme a baisser si facilement les bras, rien n'est donc encore totalement assuré...

Qualcomm (+0,67%). Les régulateurs chinois auraient approuvé l'acquisition programmée du Néerlandais NXP Semiconductors par l'Américain Qualcomm pour 44 milliards de dollars. C'est du moins ce qu'affirme le 'South China Morning Post', citant deux sources ayant connaissance de la question. Les régulateurs mondiaux auraient donc désormais tous approuvé le rapprochement... Notons que certaines sources de 'Reuters' démentent ces informations. Enfin, Qualcomm a annoncé ce jour qu'il prolongeait d'une semaine son offre sur NXP.

Adobe Systems (-2,4%) a dévoilé ses résultats du second trimestre fiscal 2018. Les revenus s'élèvent à 2,195 Mds$, en croissance de 24% en glissement annuel. Le bénéfice par action s'affiche à 1,33$, contre 0,75$ un an plus tôt. En non-GAAP, le bpa ressort à 1,66$, contre 1,02$ il y a un an. Le résultat net est ainsi de 663 M$, contre 374 M$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,54$, pour des revenus de 2,16 Mds$.

Jabil (-6,5%) a présenté ses comptes du troisième trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 42,5 M$ (0,25$ par action), contre une perte de 25,3 M$ (0,14$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 0,46$, contre 0,31$ un an plus tôt. Les revenus s'élèvent à 5,44 Mds$, contre 4,49 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,45$, pour des ventes de 4,9 Mds$. Sur le quatrième trimestre fiscal, le groupe vise des revenus situés entre 5,2 et 5,6 Mds$, pour un bpa logé entre 0,56 et 0,80$.

Facebook (-0,5%). Elliot Schrage, stratège et communicant clé du réseau social de Menlo Park, a annoncé sa décision de quitter le groupe après plus d'une décennie de bons et loyaux services. Elliot Schrage avait été grandement sollicité ces derniers mois, en particulier après l'affaire Cambridge Analytica.

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