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Clôture de Wall Street : en baisse, le Nasdaq rechute de 2,5%

Clôture de Wall Street : en baisse, le Nasdaq rechute de 2,5%
Clôture de Wall Street : en baisse, le Nasdaq rechute de 2,5%

(Boursier.com) — La Bourse de New York est repartie en baisse, les valeurs de croissance, à commencer les technologiques, ayant été emportées par la crainte de la remontée des taux aux Etats-Unis. La future vice-présidente de la Fed, Lael Brainard a ainsi répété jeudi devant le Sénat que la priorité de la banque centrale était de maîtriser l'inflation. Et même si la hausse des prix pourrait atteindre un pic avant de refluer, la Fed semble déterminée à mettre fin à sa politique monétaire ultra-accommodante.

A la clôture, le Dow Jones a reculé de 0,49% à 36.113 points, tandis que l'indice large S&P 500 a reculé de 1,42% à 4.659 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a rechuté de 2,51% à 14.806 pts. Lundi, le Nasdaq était brièvement tombé en zone de correction en cours de séance (-10,3% sur ses plus hauts), avant d'entamer un rapide rebond technique.

Jeudi, seuls trois des 11 indices sectoriels du S&P 500 ont fini dans le vert, les "utilities (+0,45%), les biens de consommation de base (+0,22%), et les industrielles (+0,18%), tandis que les technologiques ont plongé de 2,6%, les biens de consommation discrétionnaire ont abandonné 2,1%, la santé à perdu 1,6% et les services de communication ont abandonné 1,4%.

En Europe, les places boursières ont fini en ordre dispersé, et la Bourse de Paris a cédé 0,5%, plombée par les valeurs de luxe comme LVMH (-2,6%), Kering (-3,6%) et L'Oreal (-2,8%).

Le pic d'inflation pourrait être en vue aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, sur le front de l'inflation, l'indice des prix à la production (PPI) a augmenté moins que prévu en décembre, de 0,2% sur un mois, contre +0,4% attendu, et après un bond de 1% en novembre. Sur un an, le PPI a grimpé de 9,7%, contre 9,8% de consensus et après 9,8% en novembre.

Cette hausse un peu moins forte que prévu a conforté le sentiment des investisseurs que l'inflation n'est pas loin d'atteindre son pic, après la flambée des derniers mois due aux tensions sur les chaînes d'approvisionnement provoquées par la pandémie. Mercredi, l'indice des prix à la consommation était ressorti à son plus haut niveau depuis 1982, à 7% sur un an après 6,8% en novembre. La hausse des prix s'est étendue à de nombreux secteurs ainsi qu'aux services, et pas uniquement aux plus volatils, comme l'énergie et l'alimentation.

Mercredi soir, dans son dernier Livre beige, la Fed a elle aussi souligné cette "solide hausse de prix", tout en notant que certaines entreprises américaines ont observé en décembre une modération de la hausse des prix payés à leurs fournisseurs, ce qui pourrait indiquer que le pic d'inflation approche.

La Fed continue d'afficher la fermeté pour 2022

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont une nouvelle fois montré la solidité du marché de l'emploi US. Pour la semaine close au 8 janvier, ces inscriptions ont augmenté de 23.000 pour atteindre 230.000, contre 200.000 de consensus, mais elles restent proches de leurs plus bas niveaux depuis plus de 50 ans.

Malgré les espoirs d'une modération de l'inflation, les responsables de la Réserve fédérale américaine continuent de signaler aux marchés que l'année 2022 sera celle de la fin de l'argent gratuit, qui a prévalu depuis la crise du coronavirus en 2020. La reprise économique vigoureuse et la hausse des prix justifient la fin des achats d'actifs de la Fed dès mars, ainsi que plusieurs hausses de taux (les marchés tablent sur 4 tours de vis en 2022), mais aussi le début de la réduction du bilan de la Fed, qui a gonflé jusqu'à un record de 8.700 milliards de dollars.

Après Jerome Powell, mardi devant le Sénat, Lael Brainard a affirmé à son tour jeudi devant la chambre haute du Congrès, que le contrôle de l'inflation est la mission "la plus importante" à laquelle fait face actuellement la Fed. "L'inflation est trop élevée, et les travailleurs à travers le pays sont préoccupés" par le poids de celle-ci sur leurs salaires. "Notre politique monétaire est centrée sur un retour à l'inflation à 2%, tout en maintenant un rebond économique qui n'exclut personne. C'est notre tâche la plus importante", a ajouté la gouverneure de la Fed.

Rappelons que le Sénat doit se prononcer sur la nomination par Joe Biden de Mme Brainard au poste de vice-présidente de la Fed, ainsi que sur la reconduction de Jerome Powell à un 2e mandat de président de la banque centrale américaine.

Au moins 3 hausses de taux directeurs prévues cette année

Patrick Harker, le patron de la Fed de Philadelphie, s'est de son côté dit favorable à plus de trois hausses de taux cette année si l'inflation augmentait fortement. Dans une interview accordée au Financial Times, il s'est dit "très ouvert" à un premier tour de vis dès mars.

Le président de la Fed de Chicago Charles Evans, s'est lui aussi exprimé jeudi. Il a estimé que l'inflation reviendra à un rythme plus modérée de 2,5% d'ici à la fin de 2022, à mesure que les chaînes d'approvisionnement retrouveront leur organisation d'avant la crise sanitaire. Pour autant, il s'est dit d'accord avec une majorité de ses collègues qui veulent relever les taux directeurs trois fois cette année. "La banque centrale consacrera cette année à s'éloigner de sa politique monétaire ultra-accommodante pour tendre vers une politique plus neutre", mais "cela prendra du temps pour modifier notre dispositif" a-t-il ajouté.

Le dollar délaissé, le pétrole marque le pas

Les cours du pétrole consolident jeudi après leur récente hausse, alors que le variant Omicron ne semble pas perturber aussi fortement l'économie mondiale que ce que craignaient initialement les opérateurs. Le baril de brut léger américain WTI a cédé 0,6% à 82,12$ (contrat à terme de février sur le Nymex), tandis que le Brent de Mer du nord a reculé de 0,24% à 84,47$ (contrat de mars), mais les cours restent proches de leurs plus hauts niveaux depuis deux mois.

Sur les marchés obligataires, le rendement du T-Bond à 10 ans s'est détendu 5 points de base à 1,69%, après avoir atteint mardi 1,78%, au plus haut depuis décembre 2019. Le 31 décembre 2021, le "10 ans" américain était logé à 1,5%, et un an plus tôt, il était tombé à 0,9%. En Europe, le taux du Bund allemand à 10 ans a reflué de 3 pb à -0,09% jeudi, après avoir atteint mardi son plus haut depuis avril 2019.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar est resté affaibli pour la 3e séance, portant son recul à plus de 1% en trois séances. L'indice reculait en fin de soirée de 0,07% à 94,87 pts face à un panier de devises de référence, tandis que l'euro gagnait 0,1% à 1,1454$ sur le marché interbancaire américain.

L'or a subi des prises de bénéfices jeudi. Après un bond de 1,6% sur les deux séances précédentes, le métal jaune a fléchi de 0,3% à 1.821,40$ l'once sur le Comex (contrat de février). Le bitcoin, évolue jeudi soir autour de 42.773$, en recul de 2,4% sur 24h, selon le site Coindesk.

VALEURS A SUIVRE

Dans l'actualité des entreprises, les publications financières du quatrième trimestre débutent en douceur en cette fin de semaine, avec notamment Delta Air ce jour. Les banques JP Morgan, Citigroup et Wells Fargo annoncent demain vendredi, avec également First Republic et le géant de la gestion d'actifs BlackRock.

Meta (-2%). La Maison Blanche a déclaré qu'elle était encouragée par la décision d'un juge américain de ne pas rejeter le procès antitrust de la Federal Trade Commission (FTC) contre Facebook (Meta). "Nous sommes certainement encouragés par la décision du tribunal de district", a déclaré aux journalistes la porte parole de la Maison Blanche, Jen Psaki. "Nous avons été clairs et lui (Joe Biden), a clairement indiqué que nous avions besoin de plus de concurrence dans l'industrie technologique". Facebook, entité de Meta Platforms, avait demandé au juge fédéral James Boasberg de Washington, D.C. de rejeter la plainte du gouvernement, demandant au tribunal d'exiger que Facebook vende Instagram et WhatsApp. Le juge a déclaré que la FTC avait là une affaire dont la procédure devait être autorisée.

Meta a déclaré qu'il était convaincu que la société l'emporterait devant le tribunal, ajoutant que la décision du juge de mardi avait réduit la portée de l'affaire de la FTC. Le juge a déclaré que la FTC ne pouvait pas appuyer en effet les allégations selon lesquelles Facebook aurait refusé les autorisations d'interopérabilité avec des applications concurrentes afin de maintenir sa domination, affirmant que ces politiques avaient été abandonnées en 2018 et que la dernière application de la politique par Facebook était encore plus ancienne.

Enfin, la commission spéciale en charge d'enquêter sur l'assaut du 6 janvier 2021 contre le Capitole a annoncé jeudi après la clôture de Wall Strette qu'elle avait lancé des assignations à comparaître à des responsables de Meta dans le cadre de son enquête, ainsi qu'à ceux d'Alphabet (Google), Twitter et Reddit.

Microsoft (-4,2%) a débauché Mike Filippo, ingénieur de premier plan d'Apple (-1,9%), pour la conception de ses propres puces pour serveurs. C'est ce qu'indiquent les sources de l'agence Bloomberg.

Apple (-1,9%), le colosse californien de Cupertino, choisira des fournisseurs pour son Apple Car d'ici fin 2022, indique Korea IT News. Des sources de l'industrie des pièces détachées en Corée du Sud ont déclaré à Korea IT News qu'Apple achèverait sa sélection de fournisseurs pour l'Apple Car au cours de cette année et commencerait la production de masse dans les deux à trois prochaines années. Les sources ont déclaré à Korea IT News que la direction d'Apple avait effectué une deuxième visite chez les fabricants de pièces électroniques en Corée en décembre, ajoutant qu'Apple avait discuté des batteries pour véhicules électriques avec SK Group et LG.

Tesla (-6,7%). Elon Musk, CEO du constructeur automobile, a déclaré sur Twitter que le groupe s'employait toujours à surmonter de nombreux défis avec le gouvernement en Inde, en réponse à une question sur la date du lancement de ses véhicules dans le pays.

Taiwan Semiconductor (+5,2%) a bondi, à contre-courant de la tendance générale, après des résultats très supérieurs aux attentes, assortis de prévisions optimistes. Le colosse taïwanais des puces, coté à Wall Street, a précisé s'attendre à ce que sa forte croissance s'accélère encore dans les prochaines années en raison d'une très forte demande en semi-conducteurs. TSMC a ajouté qu'il investira 40 à 44 Mds$ cette année dans l'expansion de ses capacités. Ce jeudi, le groupe a publié un bénéfice net amélioré de 16% sur le dernier trimestre 2021. Le groupe prédit une forte demande en 2022 et dans les années futures. La croissance annuelle composée est désormais attendue entre 15% et 20%, contre 10 à 15% auparavant. Sur le trimestre clos, les revenus ont atteint 15,7 milliards de dollars (+24%). Ils sont attendus entre 16,6 et 17,2 milliards pour le premier trimestre.

Delta Air Lines (+2,1%), la compagnie aérienne américaine, a publié pour son quatrième trimestre fiscal un bénéfice ajusté par action logé à 22 cents, contre un consensus FactSet de 14 cents. Les revenus totalisent quant à eux 9,47 milliards de dollars sur la période close, contre 9,21 milliards de dollars de consensus. L'impact d'Omicron sur le trimestre est évalué à 80 millions de dollars. La perte nette consolidée a été de 408 M$, avec les coûts de carburants et autres dépenses. Le groupe juge ses opérations stabilisées, alors qu'Omicron ne l'a contraint qu'à annuler 1% de ses vols sur la semaine passée. Les annulations se chiffraient en milliers de vols en fin d'année dernière.

La prudence persiste tout de même concernant le premier trimestre, avec des coûts attendus accrus et des réservations inférieures aux attentes à ce stade, du fait du variant. Une perte est donc attendue au premier trimestre, avant un rebond de la demande et un retour aux profits cette année. Ed Bastian, CEO, estime qu'Omicron devrait décaler le rebond du secteur de 60 jours.

Boeing (+2,9%) a profité d'une information de l'agence Bloomberg laissant entendre que le B737 MAX pourrait reprendre du service en Chine dès ce mois.

Moderna (-5,7%) a communiqué au sujet des études cliniques du vaccin Covid-19 chez les enfants et les adolescents. Le groupe attend des données sur les enfants de 2 à 5 ans en mars. Début décembre, Moderna a également décidé d'évaluer le potentiel de doses plus faibles pour répondre aux directives réglementaires en matière d'immunogénicité chez les enfants de 6 à 11 ans et les adolescents de 12 à 17 ans dans ses essais cliniques en cours. La société évalue également une dose de rappel chez les adolescents de 12 à 17 ans. La société est en train de mettre en oeuvre ces diverses modifications au protocole. Moderna s'attend à publier des données sur les enfants de 2 à 5 ans en mars.

KB Home (+16,5%) a flambé, le promoteur immobilier américain, ayant annoncé de solides résultats du quatrième trimestre. Le titre est orienté en vive hausse à Wall Street. Les perspectives fournies restent positives pour 2022. Sur le quatrième trimestre, le bpa ajusté a été de 1,91$ contre 1,77$ de consensus. Les revenus ont totalisé 1,68 milliard de dollars, contre 1,19 milliard sur la période comparable, l'an dernier.

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