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Clôture de Wall Street : dégâts limités grâce à la Fed !

Clôture de Wall Street : dégâts limités grâce à la Fed !
Clôture de Wall Street : dégâts limités grâce à la Fed !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les inquiétudes concernant la Corée du Nord et les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis ont pesé sur la Bourse américaine pendant une grande partie de la séance de mercredi. Mais au final, la Fed a permis au marché de fini dans le vert, en publiant un compte-rendu plutôt "colombe" de sa réunion de mai. Si les taux directeurs devraient encore grimper en juin, la Fed ne craint pas la surchauffe et ne signale pas qu'elle pourrait procéder à plus de 3 tours de vis au total cette année, ce qui a soulagé les investisseurs.

Après avoir cédé entre 0,3% et 0,5% en séance, les principaux indices ont terminé dans le vert. L'indice Dow Jones a gagné 0,21% à 24.886 pts, sans toutefois parvenir à remonter au-dessus des 25.000 points. L'indice large S&P 500 a progressé de 0,33% à 2.733 pts, et le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a gagné 0,64% à 7.425 pts.

Sur le marché des changes, le dollar a progressé, mais son avance s'est réduite après les annonces de la Fed. L'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de six devises de référence (euro, yen, franc suisse, livre sterling, dollar canadien et couronne suédoise) a gagné 0,4% à 93,37 point. L'euro a quant à lui succombé aux inquiétudes en provenance d'Italie, où le nouveau Premier ministre Giuseppe Conte a été officiellement intronisé mercredi. L'euro a cédé jusqu'à 0,86% en séance, à 1,1678$, avant de finir à 1,1704$(-0,64%).

Sur le marché obligataire américain, le rendement du T-Bond à 10 ans s'est nettement détendu, passant même sous le seuil psychologique des 3% après la Fed, à 2,99%. Il a fini sur la barre des 3% contre 3,06% mardi soir.

L'inflation tolérée "temporairement" au-dessus des 2% ?

Dans ses Minutes, la banque centrale américaine a indiqué qu'une majorité de ses membres comptaient relever à nouveau "bientôt" le taux de "fed funds" (sans doute le 13 juin prochain), mais elle n'a pas signalé de risque de surchauffe de l'économie américaine, qui l'obligerait à accélérer le rythme de sa normalisation monétaire.

Les banquiers centraux ont même suggéré qu'ils pourraient laisser l'inflation dépasser leur objectif de 2% pendant "une période temporaire", afin de laisser une marge de croissance à l'économie américaine.
Malgré des statistiques macro-économiques solides émanant de l'économie américaine, la Fed surveille de très près les tensions commerciales, notamment entre les Etats-Unis et la Chine. Celles-ci font courir selon elle un ensemble "particulièrement large" de risques à la croissance économique et à l'inflation...

Trump joue les troubles fêtes dans les dossiers commerciaux et géopolitiques

Sur le front commercial justement, Donald Trump a douché mardi les espoirs d'un accord rapide avec la Chine, en se disant "pas satisfait" des négociations en cours. Alors que les deux délégations avaient annoncé la conclusion d'un accord de principe, le week-end dernier, il reste encore "beaucoup de chemin à parcourir" avant de finaliser, a mis en garde le président américain, qui a aussi démenti que le cas épineux de ZTE était réglé...

Par ailleurs, l'administration Trump entendrait, selon les rumeurs de marché, réduire de 10% les exportations européennes d'acier vers les Etats-Unis. Ces rumeurs ravivent évidemment les craintes de guerre commerciale, d'autant que les partenaires commerciaux des Etats-Unis n'entendent pas rester les bras ballants.
Enfin, Donald Trump a inquiété les marchés en laissant planer le doute concernant la tenue du sommet historique programmé le 12 juin avec le leader nord-coréen Kim Jong-un... Le Secrétaire d'Etat Mike Pompeo a tenté de rassurer - sans grand succès - ce mercredi en confirmant la date du sommet.

Le pétrole fait une pause, l'Opep tenté de pomper davantage de brut

Les marchés pétroliers ont fait l'objet de prises de bénéfices après la publication d'une hausse surprise des stocks de brut américains la semaine passée. Le recul a cependant été en partie comblé à la clôture. Sur les marchés Nymex, le baril WTI a cédé mercredi 0,5%, à 71,84$ après avoir abandonné plus de 1% en séance (contrat à terme de juillet), tandis que le Brent de la Mer du Nord a lâché 0,29%, à 79,80$.

Les stocks commerciaux de brut, hors réserve stratégique, ont augmenté de 5,8 millions de barils sur la semaine close au 18 mai, à 438,1 millions de barils, alors que le consensus tablait au contraire sur une baisse de 1,6 mb. Les cours de l'or noir ont aussi été ébranlés par des informations de presse selon lesquelles l'OPEP pourrait décider d'augmenter sa production dès le mois de juin, compte-tenu des problèmes actuels d'approvisionnement, notamment en provenance du Venezuela ainsi que des risques de sanctions pesant sur l'Iran.

Les indicateurs macro-économiques du jour aux Etats-Unis ont témoigné d'une solide croissance, malgré un léger décrochage des ventes de logements neufs depuis deux mois. Ces ventes de logements neufs ont plafonné en avril à 662.000, contre un consensus de place de 677.000 et après 672.000 en mars (de dernier chiffre ayant été revu en nette baisse). En revanche, l'indice PMI Composite américain a battu le consensus à 55,7 en mai, contre 54,8 attendu. L'indice manufacturier s'élève à 56,6, en ligne avec les attentes et celui des services s'est établi à 55,7, contre 54,6 de consensus.

VALEURS A SUIVRE

Les financières ont pâti de la perspective d'une marche prudente de la Fed en matière de hausses des taux : -0,1% pour Goldman Sachs, -1% pour Morgan Stanley, -0,4% pour JP Morgan Chase, et -1,4% pour Bank of America.

General Electric (-7,26% à 14,18$) a signé la plus forte baisse du Dow Jones, après des propos de son patron, John Flannery, lors d'une conférence professionnelle, suggérant que le dividende pourrait encore baisser...

Ce mercredi, M. Flannery a inquiété les marchés en laissant entendre qu'il n'était pas exclu de réduire encore ce dividende, qui a déjà été réduit de moitié en novembre 2017, à 48 cents par an. Interrogé sur la question de son maintien, M. Flannery n'a pas directement répondu par "oui" ou "non". Il s'est dit conscient de l'importance de ce versement pour les actionnaires, mais a ajouté que son montant "dépendait au final des flux de trésorerie disponibles générés par la compagnie, qui dépend lui-même de la performance opérationnelle du groupe et de ce qu'il y a à faire avec son portefeuille d'actifs..."

Au cours actuel de l'action General Electric (qui a perdu 50% en un an), le dividende de 48 cents offre un rendement de 3,39%, supérieur à la moyenne du Dow Jones qui est de 2,1%, selon le cabinet Factset.

Intuit (+3%). Le groupe, qui fournit des solutions de préparation fiscale aux USA, a dépassé le consensus de place pour le troisième trimestre. Sur une base ajustée, le bénéfice par action s'est élevé à 4,82$ contre 4,68$ de consensus, alors que les revenus sont ressortis à 2,93 Mds$ (+15%). Le bénéfice net a atteint 1,2 Md$ et 4,59$ par action. Sur le trimestre entamé, le bpa est attendu entre 22 et 24 cents, pour des revenus logés entre 940 et 960 M$.

Hewlett Packard Enterprise (-10,5%) a plongé ! Le groupe a pourtant battu le consensus de profit sur le trimestre clos. HPE a par ailleurs rehaussé ses prévisions annuelles de bénéfices. Le groupe scindé de Hewlett Packard en 2015 table désormais sur un bpa annuel ajusté allant de 1,40 à 1,50$ pour l'exercice 2018. Sur le trimestre clos fin avril, les revenus de la division Hybrid IT (serveurs, stockage et centres de données) ont grimpé de 7% à plus de 6 Mds$. Les revenus totaux ont augmenté de 10% à 7,5 Mds$, pour un bénéfice net de 778 M$ et 50 cents par action. L'an dernier, à la même époque, le groupe affichait une perte de 612 M$.

Urban Outfitters (-1%) a perdu du terrain après les résultats, alors que son bénéfice du 1er trimestre fiscal a pourtant plus que triplé. Le bénéfice trimestriel ajusté par action est ressorti à 38 cents, contre 30 cents de consensus. Les revenus à comparable ont augmenté de 10% en glissement annuel. Le bénéfice net consolidé s'est élevé à 41 M$ soit 38 cents par titre, contre 12 M$ et 1 cent par action un an plus tôt. Les revenus se sont appréciés de 12% à 856 M$.

Lowe's (+10,4%) en en revanche bondi. Le détaillant américain en ameublement maintient ses objectifs annuels, alors qu'il a raté le consensus de ventes pour le premier trimestre. Sur le T1, le bénéfice net s'est élevé à 988 M$ et 1,19$ par action, pour des revenus en croissance de 3% à 17,4 Mds$. Le consensus était de 1,22$ de bpa et 17,5 Mds$ de chiffre d'affaires. Les prévisions annuelles de profit et de ventes à comparable sont confirmées.

Target (-5,7%). Le groupe, qui poursuit sa transition, vient de livrer des profits inférieurs aux attentes de marché. Le détaillant discount américain a réalisé au 1er trimestre fiscal un bénéfice ajusté de 1,32$, alors que le consensus était de 1,39$. Les revenus trimestriels ont totalisé 16,8 Mds$, contre 16,6 Mds$ de consensus. La croissance à comparable s'est établie à 3%, avec l'amélioration du trafic. Cette expansion à magasins constants ressort en ligne avec les attentes.

Tiffany (+23,3%) a flambé à Wall Street. Le joaillier new-yorkais a dépassé les attentes sur le trimestre clos et dopé ses prévisions financières. Sur le 1er trimestre, les ventes se sont envolées de 15% à 1,03 Md$, contre 959 M$ de consensus. La croissance à comparable est ressortie particulièrement dynamique, à 7%, contre 2,7% de consensus. Le bénéfice ajusté par action a atteint 1,14$, contre 83 cents de consensus. Le groupe table désormais sur un bénéfice annuel par action allant de 4,50 à 4,70$ pour l'exercice clos en janvier 2019, contre une guidance antérieure qui allait de 4,25 à 4,45$. Le groupe dévoile enfin un nouveau programme de rachat d'actions d'un milliard de dollars.

Ralph Lauren (+14,3%). Le groupe a amélioré ses marges et dépassé les attentes sur le trimestre clos. Pour le quatrième trimestre fiscal, le bénéfice net est ressorti à 41 M$, contre une perte un an avant. Le bpa a atteint 50 cents et le bpa ajusté 90 cents, contre 86 cents de consensus. Les revenus ont totalisé 1,53 Md$. Sur l'exercice, le bénéfice net est ressorti à 163 M$ et 1,97$ par action, pour des revenus de 6,2 Mds$

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