Cotation du 19/01/2021 à 23h06 Dow Jones Industrial +0,38% 30 930,52
  • DJIND - US2605661048

Clôture de Wall Street : dans le vert grâce aux vaccins contre le Covid-19

Clôture de Wall Street : dans le vert grâce aux vaccins contre le Covid-19
Clôture de Wall Street : dans le vert grâce aux vaccins contre le Covid-19
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les avancées en matière de vaccins contre le coronavirus ont une nouvelle fois soutenu les marchés américains lundi, même si à court terme, la résurgence de l'épidémie aux Etats-Unis inquiète les opérateurs. Le Covid-19 menace ainsi de peser sur la croissance dans les prochains mois, avant que la vaccination ne permette un retour progressif à une vie normale. Les statistiques du jour ont montré que les nouveaux confinements ont pesé en novembre sur l'activité économique de l'Europe, tandis que les Etats-Unis sont restés dynamiques, même si des restrictions ont été mises en place récemment dans certains Etats.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 1,12% à 29.591 points, tandis que l'indice large S&P 500 a avancé 0,56% à 3.577 pts, après un gain de près de 1% en début de séance. En revanche, le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a progressé plus modestement de 0,22% à 11.880 pts.

Les révélations par le 'Wall Street Journal' que Joe Biden aurait choisi Janet Yellen, l'ancienne présidente de la Fed, pour le poste influent de secrétaire au Trésor ont été plutôt bien perçues par la communauté financière, qui avait apprécié le pilotage par Mme Yellen de la remontée progressive des taux directeurs de 2014 à 2018.

Premières vaccinations possibles avant la mi-décembre aux Etats-Unis

Du côté des valeurs, le titre Astrazeneca (-1% à New York) n'a pas vraiment profité de l'annonce d'un taux d'efficacité élevé pour son candidat vaccin à l'issue de la Phase 3. Selon des résultats préliminaires publiés lundi, un des deux protocoles de vaccination du groupe a été un succès à 90% et l'autre protocole a été efficace à 62%, soit un taux moyen de 70%. C'est un peu moins que les taux d'efficacité des vaccins des concurrents Pfizer / BioNTech (95%) et Moderna (94,5%), mais très suffisant du point de vue scientifique, d'autant que le vaccin d'Astrazeneca peut être transporté plus facilement (pas besoin d'être réfrigéré à -70 degrés Celsius).

Sur la chaîne 'NBC', le conseiller scientifique en chef de la Maison blanche chargé de gérer le développement d'un vaccin contre le Covid, Moncef Slaoui, a estimé qu'il y avait assez de doses des vaccins de Pfizer / BioNTech et Moderna pour vacciner rapidement 20 millions d'Américains en décembre. Il a ajouté que les premières vaccinations pourraient intervenir dès le 11 décembre aux Etats-Unis si leur candidat vaccin est autorisé rapidement par la FDA, l'autorité sanitaire américaine.

En attendant de voir les effets de la campagne de vaccination, les marchés financiers surveillent avec inquiétude la hausse des cas et des hospitalisation aux Etats-Unis, craignant de nouveaux confinements locaux, qui pourraient freiner la reprise économique. Les blocages politiques qui continuent d'empêcher l'adoption d'un nouveau plan de soutien budgétaire par le Congrès américain rendent aussi les investisseurs nerveux. Ils voient aussi d'un mauvais oeil les tensions entre le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin et la Réserve fédérale, Mnuchin ayant annoncé mettre fin dès le 31 décembre à un certain nombre de programmes de rachat d'actifs mis en place par la Fed pour lutter contre les effets du coronavirus.

Plus de 12 millions de cas et 257.000 morts aux Etats-Unis

Les marchés craignent que les fêtes de Thanksgiving, ce jeudi, qui donnent lieu à des réunions familiales et à de nombreux déplacements, ne soient un catalyseur pour l'épidémie aux Etats-Unis. Le Black Friday, vendredi, qui devrait voir un afflux de clients dans les magasins pourrait aussi aggraver la situation...

L'épidémie continue de prendre de l'ampleur aux Etats-Unis, où la barre symbolique des 12 millions de cas a été franchie lundi, avec près de 200.000 nouvelles infections en 24 heures. Le nombre de morts frôle les 257.000 aux Etats-Unis.

En Europe, où de nombreux pays ont pris depuis la fin octobre de nouvelles mesures de confinement pour freiner la 2e vague de Covid-19, les autorités se préparent désormais à alléger ces mesures à l'approche de Noël. Au Royaume-Uni, Boris Johnson a annoncé lundi la levée du confinement national à partir du 2 décembre, et en France, Emmanuel Macron doit intervenir mardi soir pour communiquer les étapes d'une sortie progressive du confinement en place depuis le 30 octobre dernier.

L'activité se contracte en Europe, les Etats-Unis restent en expansion

Sur le plan macro-économique, ces mesures menacent de faire retomber la zone euro en récession au 4e trimestre, même si les confinements ont été moins drastiques qu'au printemps dernier. Ainsi l'indice d'activité composite PMI Flash composite IHS Markit a chuté en novembre à 45,1 contre 50 en novembre, au plus bas depuis mai. Le secteur des services a été le plus sévèrement touché (indice PMI Flash de 41,3 contre 46,9 en octobre) par les nouvelles mesures de confinement. L'indice manufacturier a moins souffert, tombant à 55,5 contre 58,4 en octobre.

Aux Etats-Unis, l'activité est restée plus dynamique en novembre, même si les mesures de restriction se sont multipliées vers la fin du mois, notamment à New York, Chicago et en Californie. L'indice composite Flash PMI de Markit est monté à 57,9, contre 55,6 de consensus de marché et après 56,3 en octobre. L'indicateur manufacturier s'est établi à 56,7, contre 53,1 de consensus et 53,4 pour la lecture finale d'octobre. L'indice des services s'est élevé à 57,7, contre 55,8 de consensus et 56,9 un mois avant.

En outre, l'indice des indicateurs avancés du Conference Board a progressé de 0,7% en octobre par rapport à septembre, en ligne avec le consensus. L'indice d'activité nationale de la Fed de Chicago est ressorti étonnamment solide en octobre à 0,83, contre un consensus de 0,1 et un niveau révisé en hausse à 0,32 pour le mois antérieur. Enfin, les reventes de logements existants sont ressorties supérieurs aux attentes en octobre à 6,85 millions d'unités, contre un consensus de marché de 6,47 millions et après 6,57 en septembre.

Le pétrole poursuit sa remontée, l'or se replie

Les marchés pétroliers ont poursuivi leur progression lundi, au plus haut depuis près de 3 mois, dans l'espoir d'une reprise de la demande en 2021 et d'une prolongation des réductions de production de l'Opep+ au-delà du 31 décembre. Les membres de l'Opep+ se réuniront les 30 novembre et le 1er décembre.

Le cours du brut léger américain (WTI) a gagné lundi 1,5% à 43,06$ le baril, pour le contrat de décembre sur le Nymex, au plus haut depuis le 26 août dernier. Le contrat sur le Brent pour livraison en janvier s'est apprécié de 2,45% à 46,06$. Depuis début novembre, le WTI pointe à +20,3% et le Brent a repris près de 23% depuis le début du mois.

L'or a continué de souffrir du retour de l'appétit du risque, l'once de métal jaune cédant lundi près de 2% à 1.840,20$ pour le contrat à terme de décembre sur le Comex. L'or avait déjà reculé de 0,7% la semaine dernière, mais il gagne encore plus de 20% depuis le début 2020.

Sur le marché des emprunts d'Etat américains, les taux restent au plus bas depuis 2 semaines, le rendement du T-Bond à 10 ans pointant à 0,85% (+2 points de base) alors qu'il avait frôlé 1% le 10 novembre, porté par les espoirs de vaccin anti-Covid. Sur le marché des changes, le dollar s'est apprécié lundi de 0,15%% à 92,53 points pour l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises (euro, livre sterling, yen, franc suisse, dollar canadien et couronne suédoise). L'euro cède 0,1% à 1,1843$.

VALEURS A SUIVRE

La quasi-totalité des sociétés du S&P 500 a désormais publié ses résultats du 3e trimestre, avec des bonnes surprises pour 84% d'entre elles du point de vue des bénéfices. Ainsi, au final, les bénéfices du S&P 500 ont diminué de 6,3% au 3e trimestre par rapport à la même période de 2019, alors que fin septembre, les analystes tablaient sur un plongeon de 21%... Dans le détail, trois secteurs ont subi les plus fortes chutes : l'énergie, le transport aérien et l'hôtellerie/restauration, tous plombés par la crise du coronavirus... En excluant ces secteurs, les bénéfices ont augmenté de 4,3% sur un an, tirés notamment par le secteur de la santé (+13%), ainsi que les services internet, les logiciels, la biotech, mais aussi l'automobile.

Les titres des laboratoires impliqués dans les vaccins contre le coronavirus évoluent en ordre dispersé ce lundi, dont Astrazeneca (-1% à Wall Street), Pfizer (-0,5%), BioNTech (+2,3% à Wall Street), Moderna (+3,5%) et Curevac (+6,7%).

Regeneron (+0,97%). La FDA a accordé une autorisation d'utilisation d'urgence au traitement du Covid-19 par un cocktail d'anticorps mis au point par le groupe. Ce traitement avait été administré au président Donald Trump durant son hospitalisation suite à une contamination au coronavirus en octobre. L'utilisation du traitement a été autorisée pour les cas légers à modérés, chez les adultes, suite à des résultats positifs. La FDA avait déjà autorisé début novembre le traitement d'Eli Lilly pour les patients nouvellement infectés susceptibles de développer une forme grave de la maladie.

Merck & co (-0,2%), le laboratoire du New Jersey, a annoncé l'acquisition pour 425 millions de dollars d'OncoImmune, qui développe un médicament pouvant soulager les symptômes du Covid et réduire les décès chez les patients atteints de formes graves.

Tesla Motors (+6,5%). Wedbush se laisse tenter par le dossier et dope son objectif de cours de 500 à 560$. Le broker estime que les ventes de véhicules électriques représenteront jusqu'à 10% du total des ventes mondiales d'ici 2025, soit une part plus que triplée. Le groupe californien dirigé par Elon Musk devrait en profiter.

Blackstone (+0,78%). La firme d'investissement entend lever près de 5 milliards de dollars pour son deuxième fonds d'investissement privé consacré à l'Asie, croit savoir l'agence Reuters.

Boeing (+5,9%). L'Agence européenne de sécurité aérienne serait sur le point d'autoriser à son tour une reprise des vols du 737 MAX, dès le mois de janvier, après une décision comparable des autorités américaines. C'est le directeur de l'AESA en personne qui l'a précisé.

Delta Air Lines (+4,4%). Le directeur général de la compagnie aérienne américaine a évoqué pour sa part hier, dans une interview accordée au Financial Times, la possibilité d'acheter des 737 MAX.

Alphabet (-0,5%). Les autorités britanniques de concurrence ont reçu une plainte contre Google visant à obtenir le report de sa nouvelle technologie d'authentification 'Privacy Sandbox'.

Warner Music (-3,2%) annonce pour le trimestre clos des revenus supérieurs aux attentes de marché, mais un bénéfice un peu court. Pour le quatrième trimestre fiscal, la maison de disques a réalisé un résultat à l'équilibre à 1 M$, contre 91 millions de dollars un an plus tôt. Le groupe a toutefois dégagé une croissance à deux chiffres sur Internet, avec une contribution accrue des revenus digitaux à 65%. Les ventes totales augmentent de 0,2% à 1,13 Md$.

Altice USA (+8,5%) lance une offre de rachat d'actions pour un montant de 2,5 milliards de dollars. Le titre salue la nouvelle par une vive progression ce jour à Wall Street.

©2020-2021,

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !