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Clôture de Wall Street : dans le vert après le PIB US

Clôture de Wall Street : dans le vert après le PIB US
Clôture de Wall Street : dans le vert après le PIB US
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine a progressé ce jeudi, au lendemain de la réunion de la Fed et en pleine période de publication des résultats financiers trimestriels. L'annonce d'un PIB US décevant a alimenté de nouveau les espoirs d'une politique accommodante durable de la part de la Fed... Le DJIA prend 0,44% à 35.085 pts et le S&P 500 0,42% à 4.419 pts, alors que le Nasdaq s'apprécie de 0,11% à 14.778 pts. Le baril de brut WTI gagne encore 1% à 73,60$. L'indice dollar recule 0,6% face à un panier de devises de référence. L'euro remonte à 1,1890/$. Le bitcoin revient à environ 39.700$ sur Bitfinex.

ECO ET EVISES

Hier, la Fed n'avait pas vraiment surpris, signalant son désir d'observer encore les nouveaux développements économiques avant d'éventuellement entamer le 'tapering', réduction de ses achats d'actifs obligataires actuellement logés à 120 milliards de dollars mensuels. La banque centrale américaine admet des progrès en direction de ses objectifs, mais le Comité monétaire "continuera de mesurer ces progrès lors des prochaines réunions". En particulier, la Fed veut observer une nouvelle et forte amélioration du marché de l'emploi avant de considérer un début de resserrement monétaire. Jerome Powell a pour sa part précisé que le 'tapering' pourrait intervenir lors de ces prochaines réunions. La Fed a par ailleurs confirmé hier soir qu'elle considérait transitoire la poussée de l'inflation, qui s'expliquerait par des facteurs temporaires. Powell souligne ainsi que "la Fed n'a pas de pression pour prendre de quelconques décisions immédiates".

La lecture avancée du PIB américain du deuxième trimestre 2021 est ressortie en expansion au rythme de 6,5%, contre 8,4% de consensus de marché et 6,3% sur le trimestre antérieur (révisé de 6,4%). Le rapport du jour du Département américain au Commerce fait aussi ressortir une progression au rythme de 11,8% des dépenses de consommation, ce qui ressort supérieur aux anticipations. L'indice des prix 'core PCE' a grimpé sur un rythme de 6,1% au second trimestre. La solidité des dépenses de consommation et des investissements d'entreprises a soutenu la croissance trimestrielle, tandis que la forte baisse des stocks liée aux tensions sur la chaîne d'approvisionnement a pesé...

L'indice des prix 'core PCE' est ressorti en revanche plus élevé que prévu, avec une progression de 6,1% à rapprocher d'un consensus de 5,9%. Il affichait une augmentation au rythme de 2,7% sur le premier trimestre. Hier, la Fed, optant comme attendu pour le statu quo monétaire, avait minimisé une fois encore le risque d'inflation durable.

L'indicateur des promesses de ventes de logements de la National Association of Realtors américaine pour le mois de juin 2021 s'est inscrit en retrait de 1,9% en comparaison du mois précédent, contre -0,8% de consensus de place. L'indice s'établit ainsi à 112,8 contre 115 un mois plus tôt. Notons néanmoins que les promesses de ventes avaient grimpé de 8,3% en mai...
Sur les devises, le dollar reste donc sous pression ce soir avec un euro à 1,1890/$ entre banques.

Les valeurs

Facebook (-4%). Pour le trimestre clos, le géant californien des réseaux sociaux a pourtant battu le consensus... Mais il a prévenu dans le même temps d'un ralentissement significatif attendu de la croissance. Pour le second trimestre, le groupe de Mark Zuckerberg a dégagé un bénéfice ajusté par action de 3,61$, à comparer à un consensus de 3,03$. Les revenus ont été de 29,08 milliards de dollars contre 27,9 Mds$ attendus. Le nombre d'utilisateurs actifs quotidiens a été de 1,91 milliard, en ligne avec les estimations de marché. Le nombre d'utilisateurs actifs mensuels a été de 2,9 milliards. Le revenu moyen par utilisateur a été de 10,12$, contre 9,7$ de consensus. En tenant compte de Facebook, d'Instagram, de Messenger et de WhatsApp, le groupe précise qu'il affichait 3,51 milliards d'utilisateurs mensuels sur le second trimestre, contre 3,45 milliards sur le premier trimestre.
Les revenus trimestriels se sont envolés de 56% en glissement annuel. Il s'agit du rythme de croissance le plus élevé depuis 2016, après un bond déjà notable de 48% au premier trimestre. Le prix moyen par publicité s'est en effet apprécié de 47% ! Le free cash flow trimestriel a été de 8,51 milliards de dollars, contre 9 milliards de consensus de marché.
Du côté de la guidance, toutefois, la prudence domine. Pour le second semestre, Facebook anticipe que les taux de croissance des revenus devraient décélérer significativement. Le consensus est pour l'heure de 28,2 milliards de dollars de recettes sur le troisième trimestre, ce qui traduirait une croissance légèrement supérieure à 30%... Confortable tout de même. A plus long terme, Zuckerberg a fait allusion au projet de 'metaverse', "un environnement virtuel où vous pouvez être présent avec des gens dans des espaces digitaux". Dans les prochaines années, le patron de Facebook prévoit que le groupe soit perçu comme une "compagnie de métaverse", plus que comme un groupe de médias sociaux.

PayPal (-6,2%) fléchit après une guidance inférieure aux attentes de marché. Sur le trimestre clos, le groupe a dépassé les prévisions de profits, malgré un chiffre d'affaires un peu court. Le bénéfice ajusté trimestriel par action a été de 1,15$, contre 1,13$ de consensus. Les revenus trimestriels ont totalisé 6,24 milliards de dollars, contre 6,27 milliards attendus. PayPal évoque l'impact de la transition d'eBay vers un système de 'paiements managés', qui constituerait l'une des sources du ralentissement de croissance. le groupe envisage, pour son troisième trimestre, un bénéfice par action de 1,07$, inférieur au consensus (1,14$). Les revenus T3 sont attendus entre 6,15 et 6,25 milliards de dollars, contre 6,43 milliards pour le consensus de marché.

Qualcomm (+6%) a publié pour son troisième trimestre fiscal un bénéfice ajusté par action de 1,92$, à comparer à un consensus de 1,67$ et un niveau de 86 cents sur la période correspondante de l'an dernier. Les revenus du groupe ont totalisé 8,06 milliards de dollars sur ce trimestre clos en juin, dépassant de 6% le consensus de marché, contre un niveau de 4,89 milliards de dollars un an plus tôt. Le géant américain des technologies mobiles table par ailleurs sur des résultats supérieurs aux attentes pour son quatrième trimestre fiscal. Le concepteur de 'puces' wireless se montre par ailleurs confiant concernant les perspectives de ses produits dédiés à l'IoT ou aux applications industrielles.

Merck (-1,4%) a publié pour son second trimestre fiscal des revenus en croissance de 22% avec la reprise de la demande, bénéficiant d'une base de comparaison favorable. Les ventes de Keytruda ont augmenté de 23% à 4,2 milliards de dollars, en ligne avec les estimations de marché. Les revenus totaux du groupe ont été de 11,4 milliards de dollars, contre 11,1 milliards de consensus. Sur une base ajustée, le groupe a dégagé un bénéfice par action de 1,31$, en ligne avec les prévisions de marché. Le bénéfice consolidé a toutefois fortement diminué, avec une charge de 1,7 milliard de dollars liée à l'acquisition de Pandion et les dépenses de développement.

Pfizer (-1,5%) entend bien répliquer le succès de son vaccin anti-covid, développé avec BioNTech, avec un traitement oral expérimental. Albert Bourla, le directeur général du laboratoire américain, a indiqué à Yahoo Finance que la compagnie avait engagé 1 milliard de dollars dans le développement d'un tel traitement oral destiné aux patients infectés par le virus, un inhibiteur de protéase. Pfizer pourrait ainsi apporter un traitement ciblé et facile d'utilisation, peut-être d'ici à la fin de l'année. L'an dernier, Pfizer avait consacré 2 milliards de dollars au développement, avec BioNTech, de son vaccin contre le nouveau coronavirus. Hier mercredi, le laboratoire a revu encore en hausse sa guidance de ventes annuelles sur le vaccin conçu avec BioNTech à plus de 33,5 milliards de dollars. Concernant le traitement covid actuellement développé, l'essai de phase 2/3 devrait débuter en juillet et la compagnie espère une demande d'autorisation d'utilisation d'urgence au quatrième trimestre.

Ford (+3,8%), le constructeur automobile du Michigan, a affiché un bénéfice inattendu pour le second trimestre. Le groupe a donc surmonté la pénurie de composants et est même parvenu à renouer avec la rentabilité, avec la hausse des prix de certains modèles. Hier soir, le groupe a aussi rehaussé sa guidance annuelle de bénéfice ajusté entre 9 milliards de dollars et 10 milliards de dollars avant intérêts et taxes. Il s'agit d'une forte augmentation de 3,5 milliards en comparaison de la précédente guidance. Jim Farley, le CEO de Ford, s'est félicité par ailleurs du succès des réservations du pickup électrique F-150 Lightning (plus de 120.000 réservations de 100$) et d'une demande similaire sur le Bronco revisité. Les nouveautés promettraient donc une belle croissance au second semestre et au-delà, laisse entendre le management.
Pour le trimestre clos, Ford a dégagé un bénéfice avant intérêts et taxes de 1,1 milliard de dollars, contre 167 M$ de consensus. Le bénéfice ajusté par action a été de 13 cents, contre un consensus de -5 cents et une perte de 35 cents sur la période comparable de l'an dernier. Les revenus trimestriels ont totalisé 24,13 milliards de dollars, dépassant de 12% le consensus, contre 16,62 milliards un an plus tôt.

Comcast (+0,2%) a dépassé les attentes au second trimestre avec les activités câble et parcs à thème. Le géant média émerge donc de la pandémie, bénéficiant de la croissance des revenus publicitaires et de la réouverture des parcs. Les revenus totaux ont augmenté de 20,4% à 28,55 milliards de dollars, contre 27,2 milliards de consensus. Le bénéfice net ajusté a augmenté de 24% à 3,94 milliards de dollars. L'Ebitda ajusté a grimpé de 13% à 8,93 milliards. Le free cash flow a été de 4,8 Mds$ contre 6 Mds$ un an plus tôt.

Northrop Grumman (+1,5%), le contractant américain de défense, a explosé le consensus de marché sur le trimestre clos et rehaussé ses prévisions pour l'exercice. Le bénéfice net a été de 1,04 milliard de dollars et 6,42$ par action, contre 1,01 milliard un an avant. Les revenus se sont appréciés de 3% à 9,2 milliards. Le consensus FactSet était de 5,84$ de bpa et 8,8 milliards de dollars de facturations.

International Paper (-0,7%) a annoncé pour le second trimestre fiscal un bénéfice net de part du groupe de 432 millions de dollars et 1,09$ par titre, contre 266 millions un an avant. Le bénéfice ajusté opérationnel par action a été de 1,06$, contre 77 cents un an auparavant. Les revenus ont totalisé 5,62 milliards de dollars, contre 4,87 milliards un an plus tôt.

Clear Channel Outdoor (+11,7%) a révélé pour le trimestre clos des revenus en vive augmentation de 36% sur la zone Amériques à 271,6 millions de dollars, pour un Ebitda ajusté en progression de... 171% à 127,2 M$. En Europe, les revenus se sont envolés de 130% à 247 M$ pour un Ebitda ajusté doublé à 1,7 M$. Les revenus consolidés totaux progressent ainsi de 69% à 531 M$. Les revenus 'Amériques' du troisième trimestre sont attendus entre 315 et 325 M$, pour une marge d'Ebitda de retour proche des niveaux du troisième trimestre 2019.

Hilton Worldwide (+3,7%) a renoué avec les bénéfices sur le trimestre clos, mais rate le consensus de revenus. Le bénéfice net a été de 130 millions de dollars soit 46 cents par action, contre 430 M$ de pertes un an plus tôt. Hors éléments, le bénéfice ajusté par action a représenté 56 cents, contre 40 cents de consensus FactSet. Les revenus se sont envolés de 136% à 1,33 milliard de dollars, mais le consensus était encore un cran plus haut à 1,38 milliard de dollars.

Textron (+0,1%) a annoncé pour le second trimestre 2021 un bénéfice des opérations poursuivies de 81 cents par titre et un bénéfice ajusté par action de 81 cents, contre 13 cents un an avant. Le cash flow des opérations a été de 572 millions. Le backlog d'aviation ressortait à 2,7 milliards de dollars en fin de période, en augmentation de 689 millions de dollars. Le bpa ajusté annuel est attendu entre 3 et 3,20$, ce qui représente un relèvement de la guidance. Le cash flow de l'exercice est anticipé entre 800 et 900 millions.

Mastercard (+1,4%) a dépassé les attentes de profits sur le trimestre clos avec la reprise des dépenses. Le bénéfice ajusté trimestriel a été de 1,9 milliard de dollars soit 1,95$ par titre, contre 1,4 milliard sur la période comparable de l'an dernier. Le consensus était de 1,75$ par action. Le volume brut des transactions a grimpé de 33% à devises constantes à environ 1.900 milliards de dollars. Sur la période comparable, l'an dernier, les volumes étaient tombés de 45% avec la pandémie. Les revenus trimestriels ont grimpé de 36% avec les dépenses de consommation.

L'introduction en bourse du courtier en ligne Robinhood a lieu ce jour à Wall Street. Le broker, qui avait beaucoup fait parler de lui durant la folie des WallStreetBets et des 'meme stocks', est désormais le troisième acteur sectoriel aux USA derrière Schwab et Fidelity, avec plus de 22 millions de clients et plus de 100 milliards de dollars d'actifs clients. Le groupe, qui contribue à démocratiser la finance et la bourse, sera coté sur le Nasdaq sous le symbole 'HOOD'. L'IPO (introduction en bourse) est pricée à 38$ par titre pour une valorisation de près de 32 milliards de dollars. La fourchette indicative allait de 38 à 42$. L'application offre une manière facile d'acheter et revendre actions, ETFs et cryptomonnaies. Un tiers des actions vendues sont proposées aux propres utilisateurs du service directement sur l'application, afin de les placer sur un pied d'égalité avec les institutionnels. La levée de fonds serait voisine de 2,1 milliards de dollars au total.

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