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Clôture de Wall Street : climat hésitant, stabilisation des "technos"

Clôture de Wall Street : climat hésitant, stabilisation des "technos"
Clôture de Wall Street : climat hésitant, stabilisation des 'technos'
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les marchés d'actions américains ont hésité toute la journée de mardi entre le rouge et le vert. Au final, le Dow Jones et le S&P 500 ont légèrement reculé, tandis que le Nasdaq Composite s'est stabilisé après 3 séances baissières. Les investisseurs ne prennent pas de risques avant le coup d'envoi de la saison des résultats d'entreprises du 3ème trimestre. Ces résultats s'annoncent une nouvelle fois en nette hausse, mais les prévisions pour les trimestres suivants pourraient pâtir des tensions commerciales. Le FMI a lancé un avertissement, mardi, en révisant en baisse sa prévision de croissance mondiale pour 2018 et 2019 pour tenir compte de ce facteur.

A la clôture, l'indice Dow Jones a cédé mardi 0,21% à 26.430 points, tandis que l'indice large S&P 500 a reculé de 0,14% à 2.880 pts et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a fini à 7.738 pts (+0,04%). Le Nasdaq met ainsi fin à une série de 3 séances baissières, qui lui avaient fait perdre 3,6%...

Sur le marché obligataire (fermé lundi aux Etats-Unis pour un jour férié), le calme est revenu en fin de journée. Le rendement du T-Bond à 10 ans a reculé de 3 points de base à 3,21%, après avoir plafonné à 3,26% en matinée. Il reste néanmoins à ses plus hauts niveaux depuis la mi-2011, soutenu par des anticipations de hausses des taux directeurs de la Fed...

Détente sur les taux, l'euro et la livre sterling progressent

En Europe, les taux italiens se sont d'abord fortement tendus, à 3,72% sur 10 ans, puis ont reflué à 3,47% (-9 points de base), après des informations rassurantes en provenance de la BCE. Ainsi, selon des sources citées par 'Reuters', la BCE surveille de très près la liquidité des banques italiennes au regard des tensions sur les taux, et n'a pas décelé de "signaux d'alarme".

Le marché des changes a reflété le retour au calme sur les marchés obligataires : l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence, a marqué le pas mardi, à 95,65 points, en baisse de 0,11%. L'euro, qui s'était nettement affaibli en début de journée, tombant jusqu'à 1,1432$, a retrouvé des couleurs en soirée pour terminer en légère hausse à 1,1496$ (+0,03%). Quant à la livre sterling, elle a bondi de 0,46% à 1,3146$, en réaction à des informations de presse affirmant que l'UE et le Royaume-Uni ont progressé sur la voie d'un accord en vue du Brexit, qui pourrait être trouvé lundi prochain.

Le FMI s'inquiète des effets négatifs des tensions commerciales

Sur le plan macro-économique, le Fonds monétaire international (FMI) voit des nuages s'accumuler sur la croissance mondiale, et a ramené sa prévision à 3,7% pour cette année (soit le même niveau qu'en 2017) et l'année prochaine contre une précédente anticipation de 3,9%. Le FMI cite notamment la montée des incertitudes liées aux tensions commerciales et à la situation de certains pays émergents.

En dépit de l'expansion actuelle de la demande aux Etats-Unis, le FMI a révisé à la baisse sa prévision de croissance américaine pour 2019 en raison des droits de douane qui ont été imposés récemment sur une large gamme d'importations chinoises, ainsi que des mesures de rétorsion prises par la Chine. Il table toujours sur une progression du PIB de 2,9% en 2018 aux Etats-Unis, mais de seulement 2,5% en 2019 (contre 2,7% espéré jusqu'ici). La croissance chinoise attendue pour 2019 a aussi été révisée à la baisse de 0,2 point, à 6,2%.

Le pétrole repart en hausse avec l'Iran et l'ouragan Michael

Les cours du pétrole sont repartis en nette hausse, avec le retour des craintes d'une réduction de l'offre à l'approche des sanctions américaines sur l'Iran. Sur le Nymex, le contrat à terme de novembre sur le brut léger américain (WTI) a gagné 0,9% à 74,96$ le baril. Le contrat de décembre sur le Brent de la Mer du nord a avancé de 1,30%, à 85$ le baril. Les deux variétés de pétrole sont au plus haut depuis 4 ans.

Mardi, l'Agence internationale de l'Energie (AIE) a souligné le danger pesant sur le marché. Dans une interview à 'Bloomberg', le directeur exécutif de l'AIE, Fatih Birol, a exhorté l'Arabie saoudite et l'Opep à ouvrir leurs vannes pour faire baisser les prix, estimant que les niveaux actuels étaient en train de provoquer un ralentissement de la croissance économique mondiale.

Aux Etats-Unis, les cours du WTI ont aussi bénéficié d'un arrêt partiel de la production - à peu près 20% de celle-ci est concernée - dans le Golfe du Mexique en raison de l'approche de l'ouragan Michael.

VALEURS A SUIVRE

La saison des résultats du 3ème trimestre va démarrer en fin de semaine avec les grandes banques. En attendant, Fastenal publiera ses comptes mercredi, tandis que Delta Air Lines et Walgreens annonceront les leurs jeudi. Vendredi, ce sera au tour d'une belle brochette de valeurs financières, avec les résultat de Citigroup, JP Morgan Chase, PNC Financial, First Republic Bank et Wells Fargo.

Tesla a bondi de 4,8% après une note très positive de Macquarie, dont les analystes viennent d'initier leur suivi de la valeur du fabricant de véhicules électriques à Wall Street. La banque australienne a donné une recommandation de "surperformance" sur Tesla, avec un objectif de cours de 430$, représentant un potentiel de hausse d'environ 70%.
Les analystes voient en Tesla une compagnie "disruptive de croissance aux produits à part et à la marque puissante". Occultant les récentes controverses, la firme de recherche mise sur l'accélération de la croissance des ventes unitaires, le potentiel de la production d'équipements, la différentiation technologique, la traction du marché du stockage énergétique, et la possible position de leader dans la conduite autonome.

Alphabet (la maison mère de Google a cédé 0,9% à Wall Street, après avoir déjà corrigé de 1% lundi soir. Le groupe a confirmé sa décision de fermer définitivement la version grand public de son réseau social Google+. Une annonce qui intervient après la révélation d'une faille de sécurité, qui a potentiellement exposé les données personnelles de 500.000 utilisateurs de Google+. La faille a été découverte en mars dernier, mais n'a pas été divulguée au public... C'est le 'Wall Street Journal' qui a révélé l'affaire lundi.

Papa Johns a bondi de 8,8%. L'investisseur Nelson Peltz et sa firme Trian Fund Management entendraient lancer une possible offre d'acquisition sur la chaîne de pizzerias, selon les informations du 'Wall Street Journal'.

Perrigo (-1,8%). Murray Kessler, l'ancien patron de Lorillard Tobacco, va prendre la tête de Perrigo et remplacer ainsi le 'chief executive officer' Uwe Roehrhof. Roehrhof n'officiait pourtant que depuis moins d'un an en tant que directeur général du groupe pharmaceutique.

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