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Clôture de Wall Street : bon début de semaine, en attendant la Fed

Clôture de Wall Street : bon début de semaine, en attendant la Fed
Clôture de Wall Street : bon début de semaine, en attendant la Fed
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après un début de séance hésitant, Wall Street a commencé la semaine sur une note légèrement positive dans l'attente d'annonces de la Fed prévues mercredi, et alors que les négociations sur le commerce traînent en longueur entre les Etats-Unis et la Chine. L'actualité des fusions acquisitions a contribué à un climat d'optimisme, avec des négociations de fusion confirmées entre Deutsche Bank et Commerzbank, des rumeurs de fusion des casinos d'Eldorado Resorts et de Caesars Entertainment, ainsi qu'une offre de l'américain Fidelity National Information Services (FIS) sur le britannique WorldPay, spécialiste des paiements électroniques. En revanche, les actions Boeing et Facebook ont pesé sur la cote, les deux groupes faisant face à une crise de confiance des investisseurs. L'IPO de Lyft se précise pour les prochains jours, en hors d'oeuvre à celle d'Uber, prévue en avril.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné lundi 0,25% à 25.914 points, tandis que l'indice large S&P 500 a progressé de 0,37% à 2.833 pts et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a grimpé de 0,34% à 7.714 pts.

La semaine dernière, les trois indices avaient vivement rebondi après une chute de plus de 2% la semaine précédente. Le Dow Jones avait repris 1,5% (malgré la chute de Boeing), le S&P 500 avait gagné 2,8% et le Nasdaq composite avait bondi de 3,7%.

Sur le marché des changes, le dollar a reculé avant la réunion de la Fed. L'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de devises de référence, a cédé 0,1% à 96,50 points, tandis que l'euro prenait 0,15% à 1,1342$. La livre sterling cédait 0,27% à 1,3254$, alors que le Brexit entre dans une nouvelle semaine cruciale. Lundi, le président du parlement britannique a refusé tout nouveau vote sur l'accord sur le Brexit que les députés ont déjà rejeté par deux fois. Jeudi et vendredi, le Conseil européen doit se pencher sur la demande de Londres de reporter jusqu'au 30 juin le Brexit, jusqu'à présent prévu le 29 mars.

La Fed pourrait se contenter d'une seule hausse de taux cette année

Sur les marchés obligataires américains, le rendement du T-Bond à 10 ans était peu changé à 2,60% (+1 point de base à 2,60%), avant les annonces de la Fed à l'issue de sa réunion de mardi et mercredi.

Les marchés s'attendent à un statu quo sur les taux directeurs (actuellement fixés entre 2,25% et 2,50%), compte tenu des incertitudes pesant sur la croissance économique américaine et mondiale. Mais ils se focaliseront sur les nouvelles projections que fera la banque centrale sur la croissance, l'inflation et les taux directeurs, ainsi que sur les propos de Jerome Powell, le président de la Fed, lors de sa conférence de presse suivant la réunion. Il devrait notamment donner des détails sur la date et les modalités de l'arrêt de la réduction du bilan de la Fed.

Lors des précédentes projections, faites en décembre, les membres de la Fed prévoyaient encore 2 tours de vis d'un quart de point pour porter le taux des "fed funds" à 2,9% à la fin de l'année. Les analystes s'attendent à ce que cette projection soit ramenée à 2,75%, impliquant 1 seul tour de vis cette année.

Depuis que la Fed a signifié une pause dans son cycle haussier, en fin d'année, les taux des emprunts d'Etat US ont nettement reculé, celui du T-Bond à 10 ans retombant donc à 2,6% contre plus de 3% en novembre dernier. Ces signes de détente monétaire, associés aux espoirs d'un accord commercial entre Washington et Pékin, ont contribué au vif rebond des Bourses depuis la fin décembre

Le pétrole bien orienté, espoirs sur le front commercial

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse lundi, proches de leurs plus hauts niveaux depuis 4 mois. Le contrat à terme d'avril sur le brut léger américain WTI avançait lundi de 0,91% à 59,05$ le baril sur le Nymex, et l'échéance de mai sur le Brent progressait de 0,51% à 67,50$ le baril. L'annonce, vendredi, par la firme Baker Hugues, d'une légère baisse, de 834 à 833, du nombre de puits de pétrole en activité aux Etats-Unis cette semaine, a notamment soutenu les cours.

Depuis le début de l'année, le cours du WTI a bondi de 29% et celui du Brent de 25,5%, une hausse liée à la perspective d'une offre contrainte en 2018, notamment par la discipline de l'Opep+ et par la chute de la production vénézuélienne. Ce week-end, l'Opep et ses alliés, dont la Russie, ont recommandé de reporter à juin toute décision concernant une possible extension de leur accord de réduction des pompages.

Les valeurs pétrolières ont profité lundi de cette vigueur, à l'instar d'ExxonMobil (+1,1%), Chevron (+0,5%), Transocean (+5,4%) ou encore Devon Energy (+2,9%) à Wall Street. A Paris, Total a gagné 1,1%, et à Londres, BP a pris 1,7% et Royal Dutch Shell a grimpé de 1,5%.

Sur le front commercial, les marchés semblent avoir désormais intégré le fait que les Etats-Unis et la Chine parviendront à un accord, même si dans les détails, sa rédaction et sa signature pourrait être reportée jusqu'en juin, selon la presse chinoise.

Le 'South China Morning Post' a ainsi affirmé que la réunion au sommet entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping pourrait être repoussée au mois de juin, Washington et Pékin n'étant pas en mesure de finaliser un accord en avril comme pressenti.

VALEURS A SUIVRE

Boeing (-1,8%) a repris sa dégringolade, après des révélations du 'Wall Street Journal', affirmant dimanche que les deux récents accidents de Boeing 737 MAX faisaient l'objet d'une enquête des procureurs fédéraux américains ainsi que du ministère américain des Transports. De son côté, le gouvernement éthiopien a indiqué avoir constaté des "similarités claires" entre les deux accidents, celui de Lion Air en octobre et celui d'Ethiopian Airlines le 10 mars.

Selon la presse, Boeing devrait apporter rapidement, dans une dizaine de jours, des corrections logicielles au système anti-décrochage, dont le dysfonctionnement a été mis en cause dans le crash de Lion Air.

Fidelity National Information Services (FIS, -0,7%). Le groupe américain vient d'annoncer le rachat du prestataire londonien de services de paiement Worldpay (+9,9%) dans le cadre d'une offre mixte valorisant la firme britannique 43 milliards de dollars, dette comprise. Dans le détail, FIS offre 0,9287 titre et 11$ par action Worldpay en numéraire. La nouvelle entité devrait dégager des revenus combinés d'environ 12,3 Mds$. Elle anticipe une croissance organique de 6% à 9% d'ici 2021, conjuguée à des synergies totales de 700 M$ au niveau de l'Ebitda, provenant de la combinaison des produits et des charges au cours des trois prochaines années.

A la clôture, les actionnaires de FIS détiendront environ 53% du capital de la nouvelle société, les actionnaires de Worldpay détenant le solde, soit environ 47%... La prime ressort à près de 14% sur la clôture de vendredi.

Apple a pris 1% après avoir dévoilé deux nouvelles tablettes, un iPad Air 10.5 pouces ainsi qu'une nouvelle version de son iPad mini. La firme à la pomme tiendra la semaine prochaine sa "keynote", qui devrait être essentiellement consacrée, selon les spécialistes, au lancement d'un très attendu service de vidéo et TV en streaming, visant à concurrencer le géant du secteur Netflix (+0,56%).

Selon le 'New York Times', Apple Vidéo serait dotée de plusieurs contenus originaux, dont 5 séries inédites d'ores et déjà bouclées. Ces séries, dont une tournée par Night Shyamalan, pourraient faire leurs débuts à l'automne prochain, et six autres seraient déjà en phase de post-production.

Le titre de Microsoft (+1,43% à 117,57$) a inscrit lundi un nouveau record historique, ce qui a permis au géant d'internet et des logiciels de conforter sa place de première capitalisation boursière mondiale devant Apple, Amazon et Alphabet. A l'issue, lundi, d'une 7ème séance de hausse consécutive, la capitalisation boursière de Microsoft, a ainsi atteint 902 milliards de dollars, suivie de très près par Apple, qui ne s'avoue pas vaincu avec 886 Mds$ et Amazon (+1,7%), un peu plus loin avec une capitalisation de 855 Mds$.

Facebook a encore souffert lundi (-3,3%) portant à environ 8% sa chute en 3 séances, après une série d'événements portant une nouvelle fois atteinte à l'image du réseau social. Le titre pâtit notamment de l'annonce, jeudi, de la démission surprise de deux hauts dirigeants du groupe, Chris Cox, le chef de produit de Facebook, considéré comme le bras droit du patron et fondateur Mark Zuckerberg, et Chris Daniels, le patron de la filiale Whatsapp...

Ces départs interviennent au même moment qu'un nouveau rebondissement judiciaire, concernant l'utilisation des données personnelle des utilisateurs de Facebook. Le 'New York Times' a affirmé jeudi qu'une enquête pénale a été ouverte contre Facebook concernant les contrats passés avec des grands groupes technologiques qui ont pu avoir accès aux données personnelles des utilisateurs de Facebook. Par ailleurs, le réseau social a fait face la semaine dernière à une panne géante, liée à un changement de configuration de serveur.

General Motors (-0,2%). Le ton monte entre le constructeur automobile et Donald Trump. Le président américain a demandé à GM de changer d'avis concernant le site de Lordstown, Ohio, que le groupe a fermé. Le géant automobile a répondu que la question de l'avenir du site allait être tranchée entre GM et le syndicat United Auto Workers. "Je viens de parler à Mary Barra, CEO de General Motors, à propos de l'usine de Lordstown, Ohio. Je ne suis pas content qu'elle soit fermée alors que tout le reste dans notre Pays est en plein BOOM. Je lui ai demandé de la vendre ou de faire rapidement quelque chose", a indiqué Trump sur Twitter. L'usine employait plus de 1.600 personnes, à qui des opportunités sur les sites en croissance pourraient être proposées.

Eldorado Resorts (-1,9%) et Caesars Entertainment (+4,7%) auraient entamé des discussions en vue d'une fusion, croit savoir Reuters, citant des personnes familières de la question. Caesars fournit pour l'heure des informations financières confidentielles limitées à Eldorado, dans cette phase de due diligence précédant le rapprochement éventuel. Il n'y a pas encore de certitude qu'un accord soit conclu. Caesars a scellé un accord avec Carl Icahn ce mois, laissant à l'activiste trois sièges au conseil d'administration et lui offrant un droit de regard sur la sélection du prochain directeur général.

Le groupe de VTC Lyft fera son entrée en Bourse, sur le Nasdaq, dans les prochains jours, coupant l'herbe sous le pied de son rival Uber, attendue en avril. Lyft va émettre 30,8 millions d'actions à un prix unitaire compris entre 62 et 68$, ce qui lui permettra de lever jusqu'à 2,1 milliards de dollars (en haut de fourchette), ce qui valoriserait l'ensemble du groupe 18,5 Mds$.

Les revenus de Lyft ont atteint 2,16 milliards de dollars en 2018 contre 343 M$ deux ans plus tôt, mais la société a essuyé une perte de 911 M$ l'an passé après un déficit de 688 M$ en 2017.

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