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Clôture de Wall Street : Blues de fin de semaine, le Covid-19 flambe aux USA

Clôture de Wall Street : Blues de fin de semaine, le Covid-19 flambe aux USA
Clôture de Wall Street : Blues de fin de semaine, le Covid-19 flambe aux USA
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse de New York a fini la semaine dans le rouge vif, vendredi, face à un nombre record de nouveaux cas de coronavirus aux Etats-Unis. Les valeurs bancaires, ainsi que Nike, Facebook et Twitter ont particulièrement souffert. Plus généralement, les investisseurs s'inquiètent de la flambée des cas de Covid-19 aux Etats-Unis, qui fait peser des doutes sur le rythme de la reprise économique. Plusieurs Etats, dont le Texas et la Floride, ont dû suspendre le redémarrage de leurs activités, face à la flambée de coronavirus.

A la clôture, l'indice Dow Jones a perdu 2,84% à 25.015 points, tandis que l'indice large S&P 500 a cédé 2,42% à 3.009 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a lâché 2,59% à 9.757 pts. Sur l'ensemble de la semaine, les trois indices ont rechuté respectivement de 3,3% 2,9% et 1,9%.

La cote a été poussée dans le rouge par les financières (-4,3%), les services de communication (-4,5%) et l'énergie (-3,5%). Facebook (-8,3%) et Twitter (-7,4%) ont plongé après qu'Unilever a décidé de ne plus faire de publicité sur les réseaux sociaux, accusés de faire trop peu pour lutter contre les discours haineux. L'action Nike a plongé de 7,6% après des résultats décevants pour le trimestre achevé fin mai, face au choc du Covid-19.

Dividendes plafonnés et rachats d'actions gelés pour les banques au T3

Les valeurs bancaires, qui avaient bondi jeudi de l'ordre de 4%, sont reparties en nette baisse vendredi après la publication la veille après la clôture des résultats des stress test de la Fed. Face aux risques posés par la crise du Covid-19, la Fed a plafonné le versement de dividendes par les banques au 3e trimestre, et a suspendu les programmes de rachat d'actions dans le secteur pour le 3e trimestre.

Le titre JP Morgan Chase a perdu 5,5%, tandis que Goldman Sachs a plongé de 8,6%, Wells Fargo 7,4%, Bank of America 6,3%, Citigroup 5,8% et Morgan Stanley a perdu 3,5%.

La veille, les titres bancaires avaient au contraire réagi positivement à l'annonce d'un prochain assouplissement de la règle Volcker, qui les autoriseraient notamment à investir plus facilement dans des fonds d'investissement.

Nombre record de nouveaux cas de coronavirus au Etats-Unis

Sur le front sanitaire, le coronavirus continue de s'étendre dans les Etats américains du Sud et de l'Ouest. Le pays a dénombré un nombre record de cas ces dernières 24 heures, avec près de 40.000. Plus de la moitié des Etats américains continuent d'afficher une forte hausse, voire des records du nombre de nouveaux cas, dont le Texas, la Floride, la Californie, l'Arizona, le Mississippi et le Nevada.

Face à ce rebond des contaminations, le gouverneur républicain du Texas Greg Abbott, a annoncé jeudi qu'il interrompait le processus de levée des restrictions dans son Etat, et a appelé les Texans a respecter les mesures barrières (masques, lavage des mains, distanciation). Vendredi, M. Abbott a émis un décret en vue de refermer les bars et de limiter les activités des restaurants et de certaines pratiques sportives, dont le rafting et le tubing, deux sports très populaires au Texas.

La Floride, l'Arizona et la Caroline du Nord ont aussi mis sur pause la réouverture de certaines activités. La Floride a ainsi suspendu la consommation d'alcool dans les bars à travers l'Etat. Selon la presse américaine, l'administration Trump serait en train d'étudier une nouvelle technique de dépistage de la maladie via le "pool testing", une méthode déjà employée en Allemagne et en Israël notamment.

La confiance remonte, avec un bémol en juin

Les inquiétudes sanitaires ont pris le dessus vendredi sur les publications macro-économiques aux Etats-Unis, qui ont mis en lumière la poursuite du rebond du moral et de la consommation des ménages.

L'indice final du sentiment des consommateurs a atteint 78,1 en juin, en vif rebond par rapport aux 72,3 en mai. Toutefois, le moral des ménages s'est un peu dégradé fin juin, l'indice préliminaire ayant fait état d'un niveau un peu supérieur, à 78,9... Les marchés s'attendaient à ce que ce sentiment se maintienne à ce niveau en lecture finale.

Les revenus personnels des ménages ont reculé de 4,2% en mai sur un mois, contre un consensus de -6,4% et une lecture révisée à +10,8% en avril. Malgré cette baisse de revenus, les consommateurs ont augmenté leurs dépenses de 8,2% en mai par rapport à avril, contre +8,6% de consensus et -12,6% en avril.

L'or approche à nouveau les 1.800$ l'once

Le pétrole est reparti en baisse vendredi, dans la crainte d'une reprise économique moins vigoureuse que prévue. Le baril de brut léger américain WTI pour livraison août a cédé 0,6% à 38,49$ sur le Nymex, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord d'échéance août a fini presque stable (-0,07%) à 41,02$. Sur l'ensemble de la semaine, le WTI a reculé de 3,4% et le Brent de 2,8%, sur fond de doutes sur la capacité des pays producteurs à rééquilibrer le marché mondial malgré leurs coupes de production.

L'or a repris sa progression vendredi après deux séances de consolidation, remontant près des 1.800$ l'once. Le contrat à terme d'août a avancé de 0,6% à 1.780,30$ l'once sur le Comex, et a gagné 1,6% en 5 séances, signant sa 3e semaine de hausse d'affilée. Le métal jaune progresse de plus 16% depuis le début de l'année, servant de valeur-refuge.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar s'est stabilisé à 97,47 points (+0,04%), de même que l'euro, qui terminé à 1,1222$ (+0,04%). Du côté des taux, le rendement du T-Bond à 10 ans a cédé 5 points de base pour revenir à 0,64%, les investisseurs recherchant les obligations face au retour de l'aversion au risque.

VALEURS A SUIVRE

Nike a plongé de 7,6%, le groupe ayant souffert plus que prévu de la crise du Covid-19 pour son 4e trimestre, achevé fin mars. Le géant des équipements sportifs a subi une chute de près de 40% de ses ventes, et a encaissé une perte nette de 790 millions de dollars (51 cents par action) à comparer à un bénéfice net de 989 M$ (62 cents par action) sur le même trimestre de 2019.

Les revenus sont tombés à 6,3 milliards de dollars contre 10,1 Mds$ un an plus tôt, un recul de 37,6%. Ces chiffres sont inférieurs aux attentes du marché. Les analystes sondés par le cabinet Refinitiv attendaient en moyenne un bénéfice net de 7 cents par action pour des ventes de 7,32 Mds$.

Facebook (-8,3%) et Twitter (-7,4%) ont pâti d'un mouvement de boycott des réseaux sociaux de la part d'annonceurs dénonçant le manque d'action des plateformes vis-à-vis des contenus haineux en ligne. Ainsi, l'opérateur télécom américain Verizon (-2%) va suspendre en juillet la diffusion de ses publicités sur Facebook dans le cadre de la campagne 'Stop Hate for Profit' contre la propagation des discours de haine. Et le groupe néerlandais Unilever (+0,6% à Amsterdam) va stopper tout publicité sur Facebook et Twitter en 2020 pour les mêmes raisons.

Amazon (-2,2%), le colosse américain du e-commerce, va offrir plus d'un milliard de dollars pour prendre le contrôle du spécialiste des véhicules autonomes Zoox, croit savoir The Information ce jour. Les avis de brokers demeurent optimistes sur la valeur Amazon, avec un cours-cible de 3.400$ pour SunTrust et un autre de 3.333$ chez Deutsche Bank.

Microsoft (-2%) a décidé de fermer l'ensemble de ses magasins physiques dans le cadre d'une nouvelle approche retail. Le groupe prévoit d'enregistrer une charge correspondante de 450 millions de dollars, 5 cents par titre, sur son quatrième trimestre fiscal en cours. Le groupe évoque la croissance en ligne de ses ventes, le portefeuille ayant évolué vers des offres essentiellement digitales.

PG&E (-6,1%). L'électricien californien a levé 5,5 milliards de dollars, notamment par émission d'actions nouvelles, dans la perspective d'une potentielle sortie de procédure de protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites.

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