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Clôture de Wall Street : belle fin de semaine grâce aux "technos"

Clôture de Wall Street : belle fin de semaine grâce aux "technos"
Clôture de Wall Street : belle fin de semaine grâce aux 'technos'

(Boursier.com) — L'appétit du risque est revenu, vendredi à Wall Street, où les valeurs technologiques ont mené la hausse, et où l'action Boeing (+1,5%) a rebondi après son récent plongeon. Sur le front commercial, le Premier ministre chinois Li Keqiang s'est montré optimiste sur la conclusion prochaine d'un accord commercial satisfaisant pour Pékin comme pour Washington. Les actions américaines ont aussi profité d'anticipations accommodantes pour la réunion de la Fed de mardi et mercredi prochain. Du côté des sociétés, les publications d'Oracle (-0,2%) et d'Adobe (-3,9%) ont déçu, mais celle de Broadcom (+8,2%) a été très appréciée. Les taux d'intérêts comme le dollar se sont repliés, de même que le pétrole, qui reste cependant proche de ses plus hauts niveaux depuis 4 mois.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,54% à 25.848 points, tandis que l'indice large S&P 500 a progressé de 0,50% à 2.822 pts et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a grimpé de 0,76% à 7.688 pts.

A noter que ce vendredi était une journée des 'quatre sorcières', marquée par une certaine volatilité. Cet événement boursier, qui intervient 4 fois par an (le 3ème vendredi de chaque trimestre) correspond à l'arrivée à échéance simultanée de 4 types de contrats : les options sur indices et sur actions, ainsi que les contrats à terme sur les indices et les actions.

Les marchés confiants sur la politique accommodante de la Fed

Sur l'ensemble de la semaine, les trois indices ont vivement rebondi après une chute de plus de 2% la semaine précédente. Le Dow Jones a pris 1,5% (malgré la chute de Boeing), le S&P 500 a gagné 2,8% et le Nasdaq composite a bondi de 3,7%. Depuis le début de l'année, les trois indices affichent désormais une hausse respective de 10,8%, 12,9% et 15,8% pour le Nasdaq . Ce dernier a été notamment propulsé par les Gafa, dont Amazon (+14% depuis le 1er janvier), Alphabet (+14%), Apple (+18%), Facebook (+26,6%), Microsoft (+14%) et Netflix (+35%).

Sur le marché des changes, le dollar a cédé du terrain vendredi. L'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de devises de référence, a reculé de 0,21% à 96,58 points, tandis que l'euro reprenait 0,17% à 1,1321$. La livre sterling est restée volatile, regagnant vendredi soir 0,4% à 1,3296$, au lendemain du vote du parlement britannique en faveur d'un report de la sortie de l'Union européenne, jusqu'au 30 juin.

Sur les marchés obligataires américains, le rendement du T-Bond à 10 ans s'est détendu de 4 points de base vendredi, revenant à 2,59%, contre 2,76% début mars et plus de 3% en novembre 2018. Les investisseurs s'attendent à ce que la Réserve fédérale maintienne un discours accommodant, lors de sa réunion des 19 et 20 mars.

La Fed ne devrait pas relever ses taux directeurs (actuellement fixés entre 2,25% et 2,50%), mais les marchés s'attendent aussi à ce qu'elle revoie à la baisse ses projections de taux pour la fin 2019 pour tenir compte des incertitudes pesant sur la croissance économique américaine et mondiale. Lors des précédentes projections, faites en décembre, les membres de la Fed prévoyaient encore 2 tours de vis d'un quart de point pour porter le taux des "fed funds" à 2,9% fin 2019.

Le pétrole reste proche de ses plus hauts niveaux depuis 4 mois

Les cours du pétrole ont subi quelques prises de bénéfices vendredi, mais ont progressé sur la semaine, atteignant leur plus haut niveau depuis 4 mois. Le contrat à terme d'avril sur le brut léger américain WTI a cédé vendredi 0,15%, à 58,52$ le baril sur le Nymex, et l'échéance de mai sur le Brent a reculé de 0,10%) à 67,16$ le baril. L'annonce par la firme Baker Hugues d'une légère baisse, de 834 à 833, du nombre de puits de pétrole en activité aux Etats-Unis cette semaine, a permis de réduire les pertes en fin de séance.

Les cours de l'or noir sont soutenus depuis le début de l'année par la perspective d'une offre contrainte en 2018, notamment par la discipline de l'Opep+ et par la chute de la production vénézuélienne. Depuis le début de l'année, le cours du WTI a bondi de 28% et celui du Brent de 25%.

La Chine stimule son économie et espère un accord commercial

Après des mois de suspense, les marchés semblent avoir désormais intégré le fait qu'un accord commercial sera bel et bien conclu entre les Etats-Unis et la Chine, même si sa signature devrait encore attendre quelques semaines, jusqu'en avril. Jeudi soir, Donald Trump a indiqué devant la presse que les négociations devraient s'achever dans "trois ou quatre semaines" et s'est montré optimiste. "Les discussions avec la Chine se passent très bien. Nous sommes en train d'obtenir ce que nous devons obtenir".

L'agence de presse chinoise Xinhua a rapporté vendredi que le vice-Premier ministre Liu He, le négociateur en chef chinois, a eu un nouvel entretien téléphonique avec le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin et le représentant au Commerce Robert Lighthizer, ajoutant que les deux parties avaient fait "des progrès substantiels" dans les négociations.

Le Premier ministre chinois Li Keqiang s'est lui aussi montré optimiste, vendredi, sur les pourparlers avec les Etats-Unis. Il a par ailleurs tenu à rassurer sur l'économie chinoise, affirmant que Pékin continuera de prendre des mesures fortes pour stimuler son économie, en baissant les taux, en réduisant les réserves obligatoires des banques et en diminuant les taxes sur les particuliers comme les entreprises.

Par ailleurs, le Parlement chinois a adopté vendredi une loi très attendue sur les investissements étrangers en Chine. Ce texte est censé garantir davantage d'équité aux entreprises étrangères sur le marché chinois, ce qui fait partie des demandes pressantes de Washington dans le cadre des discussions en cours.

L'ensemble de ces annonces a donné le sentiment aux marchés que le ralentissement de l'économie chinoise pourra être enrayé dans les prochains mois par les mesures de relance de Pékin.

Les consommateurs américains gardent le moral

Sur le plan macro-économique, les indices du jour aux Etats-Unis ont soufflé le chaud et le froid. L'indice manufacturier de la Fed de New York régional ("Empire State") est ressorti moins bon que prévu, à 3,7 en mars contre 10 de consensus de place et 8,8 en février.

La production industrielle a elle aussi montré des signes de faiblesse, progressant de seulement 0,1% en février sur un mois , contre un consensus de +0,4% et après -0,4% en janvier. En revanche, les consommateurs américains gardent le moral en mars. L'indice du sentiment des consommateurs mesuré par l'Université du Michigan est ressorti à 97,8 en lecture préliminaire, contre 95,2 de consensus et après 93,8 en février (lecture finale).

Enfin, d'après le rapport "JOLTS" du Département américain au travail,les ouvertures de postes pour le mois de janvier 2019 se sont chiffrées à 7,58 millions, contre 7,2 millions de consensus et 7,48 millions un mois avant.

VALEURS A SUIVRE

Boeing a rebondi de 1,5%, après des informations selon lesquelles le groupe allait procéder à une mise à jour logicielle des systèmes de son B-737 Max, après les deux crashs survenus en Ethiopie dimanche dernier (Ethiopian Airlines) et en Indonésie (Lion Air) en octobre.

La flotte de B-737 Max, composée de 370 appareils, est désormais clouée au sol en attendant d'en savoir plus sur la raison de ces accidents. Les boîtes noires de l'appareil d'Ethiopian Airlines ont été transmises jeudi au Bureau enquête accident (BEA) à Paris pour y être analysées. Les experts vont étudier si des causes commune ont pu être à l'origine des deux drames. Le crash du B-737 MAX de Lion Air avait été attribué à un défaut du capteur d'incidence qui avait mené l'ordinateur de bord à faire piquer l'appareil vers le sol, sans que les pilotes puissent en reprendre le contrôle manuel.

Tesla (-5%) a baissé après la présentation de son tant attendu SUV compact, le Model Y. Il s'agira du cinquième modèle commercialisé par le groupe pour les particuliers, après le Roadster, les Model S et X et le Model 3. Ce Model Y sera un peu plus cher que le Model 3 (à partir de 39.000$ - contre un prix de base récemment ramené à 35.000$ sur le Model 3 'grand public').

Facebook a encore souffert vendredi (-2,4%), après une perte de 1,85% la veille. Le titre a été secoué par l'annonce, après la clôture de jeudi, de la démission surprise de deux de ses hauts dirigeants. Chris Cox, le chef de produit de Facebook, considéré comme le bras droit du patron et fondateur Mark Zuckerberg, a ainsi annoncé son départ après 15 ans dans la société. Il a été suivi de Chris Daniels, le patron de la filiale Whatsapp...

Ces départs interviennent au même moment qu'un nouveau rebondissement judiciaire, concernant l'utilisation des données personnelle des utilisateurs de Facebook. Le 'New York Times' a affirmé jeudi qu'une enquête pénale a été ouverte contre Facebook concernant les contrats passés avec des grands groupes technologiques qui ont pu avoir accès aux données personnelles des utilisateurs de Facebook. Par ailleurs, le réseau social a fait face mercredi et jeudi à une panne géante, liée à un changement de configuration de serveur.

Broadcom (+8,2%) a présenté ses résultats du premier trimestre fiscal. Les revenus montent de 8,7% en glissement annuel, à 5,79 Mds$. Le résultat net s'élève à 471 M$ (1,12$ par action), contre 6,23 Mds$ (14,62$ par action) un an avant. Le bpa non-GAAP ressort à 5,55$, contre 5,12$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 5,23$, pour des revenus de 5,8 Mds$. Sur l'exercice, le groupe vise des revenus de 24,5 Mds$.

Oracle (-0,2%). Le géant américain des logiciels d'entreprises a surtout déçu par ses prévisions financières pour le quatrième trimestre fiscal, tablant sur des revenus stables ou en baisse (jusqu'à -2%), ce qui se traduirait par un niveau de 11,2 milliards de dollars en milieu de fourchette. D'après Safra Catz, directrice générale du groupe, le renforcement du dollar devrait largement peser. Pour le troisième trimestre, les revenus totaux ont décliné de près de 1% à 9,6 milliards de dollars, en ligne avec le consensus des analystes, pour un bénéfice ajusté par action de 87 cents à comparer à un consensus de 84 cents. Le bénéfice net s'est élevé à 2,75 milliards de dollars et 76 cents par action sur ce trimestre clos fin février, contre une perte de 4 Mds$ et 98 cents par action un an avant - avec l'impact de la réforme fiscale aux Etats-Unis. Les revenus de services cloud et support licence ont augmenté de 1% à 6,7 Mds$. Dans l'ensemble, la transition vers les services cloud se déroule bien, mais les opérateurs font donc la fine bouche et préfèrent sanctionner des prévisions un peu courtes.

Adobe (-3,9%) vient de publier ses résultats du premier trimestre fiscal. Les revenus sont de 2,60 Mds$, contre 2,08 Mds$ un an avant. Les bénéfices s'affichent à 674 M$ (1,36$ par action), contre 583 M$ (1,17$ par action) un an plus tôt. Le bpa non-GAAP ressort à 1,71$. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 1,62$, pour des revenus de 2,55 Mds$. Sur l'exercice, le groupe vise des revenus d'environ 11,15 Mds$, pour un bpa de 7,8$. Sur le T2 fiscal, les revenus sont attendus à 2,7 Mds$ (contre 2,72 Mds$ de consensus), pour un bpa de 1,77$ (contre 1,88$ de consensus).

L'action Amazon a gagné 1,55%, profitant d'une recommandation positive de KeyBanc, qui a fixé un objectif de cours ambitieux de 2.100$. Ce niveau correspondrait à une capitalisation boursière supérieure à 1.000 milliards de dollars, un niveau déjà atteint brièvement à l'automne 2018, avant le mini-krach des valeurs technologiques.

KeyBanc a ainsi relevé sa recommandation sur le géant du commerce en ligne à "superformance" avec un objectif de cours de 2.100$, soit un potentiel de hausse de près de 25% par rapport à la clôture de jeudi.

Microsoft (+1,1%) annonce une nouvelle initiative, Microsoft Game Stack, au travers de laquelle le groupe s'engage à rassembler l'ensemble des outils et services Microsoft qui permettront aux développeurs de jeux, qu'ils soient développeur indépendant débutant ou studio AAA, de développer mieux et plus. Game Stack rassemble l'ensemble des plateformes, outils et services de développement de jeux du groupe, tels qu'Azure, PlayFab, DirectX, Visual Studio, Xbox Live, App Center et Havok, dans un écosystème présenté comme "solide et cohérent" qui peut être utilisé par n'importe quel développeur. Le but de Game Stack est d'aider chaque développeur à découvrir facilement les outils et services dont ils auront besoin pour créer et exploiter leur jeu.

Genfit, société biopharmaceutique de phase avancée focalisée sur la découverte et le développement de solutions thérapeutiques et diagnostiques innovantes dans le domaine des maladies du foie, notamment d'origine métabolique, annonce, sous réserve des conditions de marché, le lancement de son introduction en bourse sur le Nasdaq Global Market dans le cadre d'une augmentation de capital de 5.000.000 actions nouvelles dont la souscription est réservée à une catégorie de personnes.

Alphabet (-0,19%). 4,3 milliards d'euros, 2,4 milliards d'euros et... ? Google devrait écoper la semaine prochaine d'une troisième amende de la part de la Commission européenne. Une sanction liée cette fois-ci à sa plate-forme publicitaire AdSense.

Selon une source au fait du dossier citée par l'agence 'Reuters', cette nouvelle amende de Bruxelles devrait toutefois être inférieure aux deux premières... La Commission européenne avait ouvert en 2016 une troisième enquête contre la filiale d'Alphabet, l'accusant de restreindre sur AdSense la capacité de certains sites web tiers d'afficher les publicités contextuelles émanant de ses concurrents.

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