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Clôture de Wall Street : au rebond pour clore une semaine difficile

Clôture de Wall Street : au rebond pour clore une semaine difficile
Clôture de Wall Street : au rebond pour clore une semaine difficile
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après trois séances de forte baisse, Wall Street a repris quelques couleurs, vendredi en fin de séance, même si les investisseurs restaient tendus et le climat général très volatil. Ainsi, après avoir publié leur résultats du 3ème trimestre, les banques Citigroup (+2,1%), JP Morgan Chase (-1%) et Wells Fargo (+1,3%) ont vu leurs cours de Bourse fluctuer entre le rouge et le vert, malgré des comptes meilleurs que prévu dans l'ensemble. Les craintes sur les taux et les tensions commerciales persistent, même si le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, s'est voulu rassurant en estimant vendredi que la baisse des marchés était un "ajustement naturel" et que l'économie américaine restait forte.

A la clôture, l'indice Dow Jones a repris 1,15% à 25.339 points, tandis que l'indice large S&P 500 a mis fin à 6 séances de basse par un rebond de 1,42% à 2.767 points. L'indice Nasdaq Composite a regagné 2,29% à la clôture à 7.496 points. Plus tôt dans la journée, les autres marchés mondiaux avaient eux aussi retrouvé le calme. L'indice chinois CSI 300 a rebondi de 2,4% après une chute de 4,8% la veille, tandis que le Nikkei a repris 0,46% (après -3,8% jeudi). En Europe, l'indice Euro Stoxx 50 s'est montré plus prudent, finissant en recul de 0,46% (et -0,2% pour le CAC 40 à Paris).

Une chute de 3,7% à 4,2% sur la semaine pour les indices US

Malgré leur rebond de vendredi, les indices américains affichent sur l'ensemble de la semaine leur pire performance depuis le mois de mars, date de la dernière forte chute du marché américain (la précédente secousse remontant à la fin janvier). Le DJIA a perdu 4,2%, le S&P 500 4,1% et le Nasdaq a abandonné 3,7% en 5 séances.

Sur le marché des changes, le dollar a rebondi vendredi, l'indice du dollar (qui mesure son évolution face à 6 devises de référence) regagnant 0,28% à 95,28 points. L'euro a cédé 0,3% à 1,1557$. Du côté des obligations, les taux se sont stabilisés, le rendement du T-Bond à 10 ans terminant la semaine à 3,16%, ce qui représente tout de même un pic depuis le mi-2011. En cours de semaine, ce taux avait culminé à 3,24%, contribuant à la dégringolade des marchés d'actions, pour lesquels un environnement de taux plus élevés est un frein à la rentabilité des entreprises, et donc à leur valorisation boursière...

Les cours du pétrole ont progressé vendredi, mais ils s'affichent en baisse de 4% sur l'ensemble de la semaine, plombés par les craintes d'un ralentissement de la croissance mondiale et par une nouvelle hausse des stocks hebdomadaires de brut aux Etats-Unis.

Vendredi, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a révisé à la baisse ses prévisions de demande mondiale pour cette année et la suivante, dans son dernier rapport mensuel, tout en prédisant des pressions à la hausse sur les prix. Le contrat novembre sur le brut léger américain (WTI) a gagné vendredi 0,52% à 71,34$ , tandis que le baril de Brent de la mer du Nord a pris 0,21% à 80,43$.

Steven Mnuchin vante les bons fondamentaux de l'économie, malgré les tensions commerciales

Après les attaques de Donald Trump visant la Fed, qui ont contribué à la nervosité des marchés, les autorités politiques américaines sont intervenues depuis jeudi soir pour rassurer sur la bonne santé de l'économie américaine. Le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, a ainsi assuré que l'économie américaine restait solide, estimant que la récente chute de la Bourse était simplement un "ajustement naturel".

Sur la chaîne 'CNBC', M. Mnuchin a affirmé que "les fondamentaux" de l'économie américaine restaient "forts". Les marchés "ont tendance à aller trop loin dans chaque direction" , a-t-il ajouté. Concernant le bras de fer commercial avec la Chine, qui inquiète fortement les marchés, M. Mnuchin a indiqué qu'il avait fait part de son inquiétude sur la faiblesse du yuan au gouverneur de la banque centrale chinoise. Les deux responsables se sont rencontrés à l'occasion de l'Assemblée générale annuelle du FMI, qui se tient actuellement à Bali en Indonésie.

La veille, Larry Kudlow, le principal conseiller économique de Donald Trump, avait lui aussi estimé sur 'CNBC' que les turbulences sur les marchés étaient "une correction normale"."L'Amérique déchire", a-t-il même lancé.. " au sujet des belles performances économiques du pays.

Malgré les critiques de Trump, la Fed entend maintenir le cap

M. Kudlow a aussi tenu à minimiser les critiques de Donald Trump envers la Fed. Le président américain "ne dicte pas sa politique à la Fed", a affirmé son conseiller économique. "Nous savons que la Fed est indépendante". Lors de plusieurs interventions publiques, le président américain a accusé depuis plusieurs jours la banque centrale américaine d'avoir relevé ses taux directeurs trop vite, employant des termes cassants, tels que la Fed est "devenue folle", "loco", "ridicule" et "trop agressive" dans ses hausses de taux.

De son côté, la Réserve fédérale ne semble pas non plus juger dangereuses les turbulences de marché actuelles, et paraît déterminée à poursuivre son cycle de resserrement monétaire progressif. Vendredi, Charles Evans, le président de la Fed de Chicago, a défendu la politique monétaire de la Fed, estimant qu'il "est temps de réajuster la politique monétaire vers la neutralité". Pour cela, la Fed doit "aller un peu plus loin" dans son cycle de relèvement de taux pour atteindre cet objectif "de neutralité", que M. Evans considère se situer entre entre 2,75% à 3%, dans un contexte de croissance supérieure à la normale et d'inflation modérée.

Le taux des "fed funds" (taux au jour le jour), le principal taux directeur de la Fed, est actuellement fixé dans une fourchette de 2%-2,25%, un niveau auquel il n'est plus jugé "accommodant", a précisé la Fed lors de sa réunion de la fin septembre. Mais il est encore loin de son niveau précédant la crise des "subprimes" de 2008 (où il était supérieur à 5%), et n'est pas à ce stade de nature à entraîner un ralentissement de la croissance économique, estiment les experts.

VALEURS A SUIVRE

Les valeurs technologiques ont vivement rebondi vendredi après avoir été attaquées depuis quelques séances. L'indice SOX de Philadelphie, qui reflète le secteur des semi-conducteurs, a repris 2%, mais affiche tout de même une chute de 4,7% sur 5 séances... Intel a repris 1,47% mais perd 4,5% sur la semaine, tandis qu'Advanced Micro Devices (AMD) a repris 4,1%, mais perd encore 3,7% sur la semaine, et que Nvidia a rebondi de 4,8%, mais a lâché 8,6% sur 5 séances.

Les valeurs internet ont elles aussi repris de la hauteur, notamment Apple (+3,5% et -1% sur la semaine), Microsoft (+3,4% et -2,3% sur la semaine), Alphabet (+2,7% et -4% sur la semaine), Netflix (+5,7% et -3,3% sur la semaine) ou encore Amazon (+4% et -5,3% sur le semaine).

Facebook (+0,25%) a eu plus de mal à rebondir et cède 2,3% sur la semaine, alors que le réseau social a donné des précisions, vendredi, sur le piratage dont il a été victime de juillet à septembre.
Finalement, ce sont 30 millions, et non 50 millions, de comptes qui ont été piratés, mais les "hackers" ont tout même dérobé une grande quantité de données personnelles, qui pourraient notamment servir à mener des opérations d'hameçonnage sans précédent. Le groupe va prévenir les 29 millions de personnes concernées en leur donnant des informations pour mieux se protéger... Le FBI continue d'enquêter sur le dossier.

Les grandes banques américaines ont donné vendredi le coup d'envoi de la saison des résultats du 3ème trimestre, avec de bonnes surprises à la clé pour Citigroup (+2,1%) et JP Morgan Chase (-1%), et des comptes un peu plus mitigés pour Wells Fargo (+1,3%).

Citigroup (+2,1%) a réalisé un bénéfice supérieur aux attentes, pour un huitième trimestre consécutif, à la faveur d'une réduction de ses coûts, de la hausse du revenu de ses activités de trading obligataire et de la bonne tenue de sa banque de détail au Mexique.

JP Morgan Chase (-1%) a aussi annoncé une hausse plus marquée que prévu de son bénéfice trimestriel, grâce à la remontée des taux d'intérêt et l'allègement de la fiscalité aux Etats-Unis. Toutefois, contrairement à Citigroup, JPM a subi une baisse des revenus tirés du trading obligataire.

De son côté, Wells Fargo (+1,3%) a publié un bénéfice trimestriel en hausse de 32%, légèrement inférieur aux attentes, mais gonflé par la poursuite de ses efforts de réduction de ses coûts, jugés essentiels en raison du plafonnement de la taille de son bilan imposé par la Réserve fédérale.

En revanche, PNC Financial Services a chuté de 5,5% après ses comptes qui ont pourtant dépassé les attentes. Le bénéfice par action ressort à 2,82$, contre 2,16$ un an plus tôt, et 2,72$ attednu par le consensus. Les revenus s'élèvent à 4,36 Mds$, contre 4,13 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent, et alors que les analystes anticipaient en moyenne des revenus de 4,35 Mds$.

Bank of America (+0,35%) publiera à son tour ses résultats lundi, tandis que ceux de Goldman Sachs (+0,4%) et de Morgan Stanley (-0,14%) sont attendus mardi prochain.

Snap (+5,4%). D'après nos informations, le broker Pivotal Research rehausse, de "conserver" à "acheter", sa recommandation sur le titre à Wall Street. L'objectif de cours est fixé à 8$. Le groupe publiera ses résultats trimestriels le 25 octobre .

Twitter (+3,6%). D'après nos informations, le bureau d'études Pivotal Research vient de rehausser, de "vendre" à "conserver", sa recommandation sur le titre à Wall Street. L'objectif de cours est fixé à 24$. Le groupe publiera ses résultats trimestriels le 25 octobre.

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