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Clôture de Wall Street : au rebond, malgré les incertitudes

Clôture de Wall Street : au rebond, malgré les incertitudes
Clôture de Wall Street : au rebond, malgré les incertitudes
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse de New York est repartie de l'avant jeudi, les investisseurs profitant de la purge des derniers jours pour se replacer sur les actions, malgré la double crainte du variant Omicron et d'un durcissement de politique monétaire de la Fed en 2022. Apple (-0,6%) a réduit ses pertes en clôture après une chute de 4% en début de journée, sur fond de doutes sur la demande d'iPhone 13. Boeing, malmené récemment, a rebondi de 7,5%. Le pétrole s'est finalement orienté en hausse, malgré la décision surprise de l'Opep+ de poursuivre ses hausses de production en janvier.

A la clôture, le Dow Jones a regagné 1,82% à 34.639 points, tandis que l'indice large S&P 500 a avancé de 1,42% à 4.577 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a repris 0,83% à 15.381 pts. La cote a été soutenue par l'ensemble des 11 indices sectoriels du S&P 500, à commencer par les financières (+2,8%), l'industrie (+2,8%), l'immobilier (+2,8%) et l'énergie (+2,6%).

L'Opep+ surprend en continuant d'ouvrir les vannes

Le baril de brut léger américain WTI a avancé de 1,4% à 66,50$ (contrat à terme de janvier), tandis que le Brent de Mer du nord a gagné 1,16% à 69,67$ (contrat de février). L'Opep+ a décidé jeudi de continuer d'augmenter sa production en janvier , de 400.000 barils par jour, malgré la menace du variant Omicron. Le cartel se laisse cependant le droit de réajuster son offre si la situation sanitaire évolue avant sa prochaine réunion mensuelle prévue le 4 janvier.

Les investisseurs estiment que ces décisions réduisent le risque que le marché souffre d'excès d'offre. En outre, les Etats-Unis devraient retarder leurs projets de libérer des réserves stratégiques de brut, étant donné le récent plongeon de plus de 20% des cours ces derniers jours face à la crainte du variant Omicron.

L'once d'or a consolidé de 1,2% à 1.762,70$ sur le Comex (contrat de février), au plus bas depuis 7 semaines. L'indice du dollar gagnait jeudi soir 0,11% face à un panier de devises et l'euro s'affichait à 1,1300$ (-0,17%). Le bitcoin était stable sur 24h autour de 56.926$. Sur les marchés de taux, le rendement du T-Bond à 10 ans gagnait 4 points de base à 1,45%.

La Fed priée d'éviter toute spirale inflationniste

Les marchés ont globalement retrouvé un certain calme après les soubresauts provoqués par l'arrivée du nouveau variant Omicron du coronavirus la semaine dernière, et le changement de ton de la Réserve fédérale, qui considère désormais l'inflation comme plus durable que prévu, et se place clairement dans une logique d'accélération du "tapering" et sans doute de relèvement des taux directeurs d'ici à la mi-2022.

Après Jerome Powell, le patron de la Fed, c'est au tour de Janet Yellen, la secrétaire américaine au Trésor (et ex-patronne de la Fed), d'indiquer jeudi qu'elle n'emploierait plus le terme "transitoire" pour décrire l'inflation. Mme Yellen a ajouté qu'il incombait désormais à la Fed d'éviter toute spirale haussière sur les salaires et des prix.

S'exprimant virtuellement à l'occasion d'une conférence organisée par Reuters, elle a dit comprendre le raisonnement derrière la volonté de la Fed de procéder au "tapering", la réduction de son programme d'achat d'actifs. Les comportements des salaires et des prix seront à suivre de près selon Yellen, afin de détecter une éventuelle surchauffe de l'économie américaine.

Elle a noté que l'abaissement de certains tarifs douaniers hérités de l'ère Trump pourrait diminuer quelque peu les pressions inflationnistes, sans que cela ne fasse réellement la différence. Plusieurs responsables de la Fed, Raphael Bostic, Randal Quarles, Mary Daly et Thomas Barkin devaient intervenir publiquement ce jeudi.

En attendant les chiffres de l'emploi US en novembre

Les opérateurs, très concentrés ces derniers jours sur les nouveaux développements concernant Omicron, l'inflation américaine et la Fed, étudient en cette fin de semaine les chiffres de l'emploi. Après un rapport d'ADP plutôt réconfortant mercredi concernant l'emploi privé, l'étude Challenger relative aux annonces de licenciements pour le mois de novembre et les inscriptions au chômage ont rassuré ce jeudi.

Les annonces de licenciements ont ainsi concerné 14.875 postes, contre 22.822 en octobre, retombant au plus bas depuis 1993 ! Quant aux inscriptions au chômage, elles ont atteint 222.000 la semaine dernière, contre 245.000 de consensus et après 194.000 la semaine précédente (un plus bas de 62 ans).

Demain vendredi, l'attention se portera sur le rapport mensuel gouvernemental sur la situation de l'emploi, avec un consensus logé à 543.000 créations de postes et à 4,5% pour le taux de chômage (contre 4,6% en octobre).

Durcissement des mesures anti-Covid des deux côtés de l'Atlantique

Sur le front de la pandémie, les investisseurs suivent les dernières annonces concernant le variant Omicron. Aux Etats-Unis, où deux cas de ce variant ont été confirmés en Californie et dans le Minnesota, les autorités ont durci les conditions d'entrée pour les voyageurs, à peine un mois après avoir rouvert leurs frontières aux seules personnes vaccinées. Ces dernières devront désormais présenter, dès le début de la semaine prochaine, un test covid négatif de moins de 24h pour entrer sur le sol américain.

Les vols domestiques restent eux dispensés de ces exigences sanitaires pour le moment : le port du masque, seule condition exigée sur ces vols (ainsi que dans les autres transports en commun intérieurs), devrait être prolongé jusqu'à la fin mars 2022.

Le président américain Joe Biden a annoncé jeudi soir un plan de lutte basé sur une accélération de la vaccination, et notamment des doses de rappel, et sur une multiplication des tests de dépistage, qui seront rendus gratuits. Il a en revanche exclu de procéder à de nouveaux confinements et d'imposer une obligation vaccinale. La Maison Blanche prépare notamment une vaste campagne de tests pour cet hiver, dont des autotests pris en charge à 100%.

En Europe, l'Allemagne a annoncé jeudi de nouvelles restrictions drastiques visant les personnes non vaccinées (environ un tiers de la population), qui n'auront plus accès aux commerces non essentiels, restaurants, lieux de culture ou de loisirs... Berlin envisage en outre de mettre en place en février prochain l'obligation vaccinale (déjà en vigueur en Autriche voisine), qui doit encore obtenir un avis favorable du Conseil de l'éthique et un vote du Parlement allemand.

VALEURS A SUIVRE

Apple (-0,6%) a réduit ses pertes, après une chute de plus de 4% en matinée, et alors que le titre était encore mardi soir sur des sommets historiques. Le groupe californien de Cupertino aurait indiqué à ses fournisseurs que la demande pour son iPhone 13 faiblissait. C'est du moins ce que rapporte Bloomberg. Apple aurait déjà réduit de 10 millions d'unités l'objectif de production annuelle de son dernier smartphone en raison de la pénurie de puces, avait précédemment relaté le journal Nikkei. L'agence Bloomberg, citant des personnes proches du dossier, croit savoir que le groupe à la pomme espérait combler ce retard en 2022 grâce à l'amélioration de l'approvisionnement, mais a informé ses fournisseurs de composants que ces commandes pourraient ne pas se matérialiser.

Tesla (-0,9%), leader de l'automobile électrique, a lancé un quad électrique pour enfants aux États-Unis proposé pour 1 900$, deux ans après que le constructeur a présenté le véhicule tout-terrain (ATV) avec son pick-up Cybertruck. Le VTT à quatre roues, un 'Cyberquad' pour enfants, est inspiré du modèle Cybertruck et commencera à être expédié dans 2 à 4 semaines, selon le site Web du groupe d'Elon Musk. Le quad ne peut néanmoins être expédié à Hawaï, en Alaska ou à Porto Rico, remarque Reuters.

Nvidia (+2,2%) a progressé malgré l'annonce par l'autorité US de la concurrence, la FTC, d'une action judiciaire pour empêcher le fabricant américain de puces électroniques d'acquérir son concurrent britannique Arm, une opération de 40 milliards de dollars annoncée en 2020. La FTC estime que la nouvelle firme risquerait "d'étouffer toute compétition dans les technologies de nouvelle génération". L'opération, également dans le collimateur des autorités de la concurrence britanniques et européennes, semble désormais sérieusement compromise.

Square (-1,2%), le groupe de services de paiement de Jack Dorsey - qui vient de démissionner de ses fonctions à la tête de Twitter pour se concentrer sur cette activité -, va changer de nom et devenir Block Inc., en référence à sa volonté de diversification dans de nouveaux segments tels que la musique, les transferts d'argent et bien entendu la blockchain. Il s'agit d'un changement d'identité corporate, la marque Square restant intacte. Cette évolution ne devrait pas non plus conduire à des changements opérationnels. Le symbole 'SQ' de cotation à Wall Street subsiste également.

Moderna (-2,9%) pourrait disposer d'un 'booster' (rappel) contre le variant Omicron du covid, testé et prêt à une demande d'autorisation aux USA, dès le mois de mars, affirme Stephen Hoge, président du laboratoire. Hoge juge que des injections de rappel portant sur des gènes ciblant spécifiquement les mutations du variant Omicron récemment découvert seraient le moyen le plus rapide de remédier à toute réduction anticipée de l'efficacité vaccinale. "Nous avons déjà commencé ce programme", a déclaré le dirigeant à Reuters, précisant que Moderna travaille également sur un vaccin multivalent qui couvrirait jusqu'à quatre variants du coronavirus, dont Omicron.

Vir Biotechnology (-2,2%). Le laboratoire britannique GlaxoSmithKline a indiqué qu'une analyse préliminaire avait montré l'efficacité de son traitement contre le Covid-19 à base d'anticorps développé avec Vir Biotechnology contre le nouveau variant Omicron.

Boeing (+7,5%) rebondit suite à la publication par l'autorité chinoise de l'aviation de nouvelles directives de navigation qui ouvrent la voie à une possible levée de l'interdiction de vol en Chine du 737 MAX, appareil impliqué dans deux accidents meurtriers en 2018 et 2019 en Ethiopie et Indonésie.

Uber (+5,8%) entend lancer en Inde une nouvelle fonctionnalité qui permettra aux clients d'effectuer leurs réservations de véhicule via la messagerie WhatsApp de Meta Platforms (-0,4%), l'ex-Facebook, qui compte plus de 500 millions d'utilisateurs.

Digital World Acquisition (+6,2%). Trump Media and Technology Group (TMTG), qui doit fusionner avec le SPAC (véhicule d'investissement) Digital World Acquisition, entend lever jusqu'à un milliard de dollars supplémentaires pour le réseau social de l'ancien président américain Donald Trump, ont précisé des sources à Reuters.

Grap, géant VTC asiatique, qui a fusionné pour 40 milliards de dollars avec un SPAC dirigé par le fonds Altimeter Growth, a fait ses débuts boursiers jeudi sur le Nasdaq.

Dollar General (-3,1%) a trébuché après un avertissement sur les ventes. Le détaillant discount américain dit s'attendre à une décroissance des ventes à comparable pour l'exercice fiscal allant de 2,5% à 3,5%. Sur le troisième trimestre clos fin octobre, les ventes totales ont augmenté de 3,9% à 8,5 milliards, pour un profit opérationnel de 666 M$ et un bpa de 2,08$.

Kroger (+11%) a bondi après avoir relevé ses estimations, soutenu par la cuisine à domicile et les produits d'épicerie. Les ventes du troisième trimestre ont augmenté de 7,2% à 31,9 milliards, pour un bpa ajusté de 78 cents à comparer aux 66 cents de consensus. Le bpa ajusté annuel est attendu désormais entre 3,4 et 3,5$, alors que les ventes à comparable devraient se tasser de 0,2 à 0,4%.

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