Cotation du 21/10/2020 à 23h09 Dow Jones Industrial -0,35% 28 210,82
  • DJIND - US2605661048

Clôture de Wall Street: au rebond, mais septembre est dans le rouge

Clôture de Wall Street: au rebond, mais septembre est dans le rouge
Clôture de Wall Street: au rebond, mais septembre est dans le rouge
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street est reparti de l'avant mercredi, dernière séance d'un mois de septembre qui a vu les trois principaux indices chuter, dans la crainte d'un essoufflement de la reprise économique dans un environnement sanitaire encore inquiétant. Mercredi, les investisseurs caressaient cependant l'espoir que les négociations entre l'administration Trump et les Démocrates déboucheront enfin sur l'adoption d'un nouveau plan de soutien de l'économie face aux conséquences du coronavirus. Mais la hausse s'est réduite en fin de séance, après que le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a fait savoir qu'un accord n'était pas encore conclu...

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 1,20% à 27.781 points, tandis que l'indice large S&P 500 a avancé de 0,83% à 3.363 pts, et que le Nasdaq Composite a grimpé de 0,74% à 11.167 pts. Sur l'ensemble du mois de septembre, les trois indices ont cependant reculé, de 2,3% pour le Dow Jones, de 3,9% pour le S&P 500 et de 5,1% pour le Nasdaq.

Mercredi, huit des 11 indices sectoriels du S&P 500 ont terminé en progression, à commencer par la santé (+1,7%), les financières (+1,2%) et les biens de consommation de base (+1,2%).

L'économie US poursuit son rebond après l'effondrement du 2e trimestre

Les dernières statistiques macro-économiques publiées aux Etats-Unis montrent une poursuite de la reprise après le plongeon du printemps dernier. La 3e et dernière lecture du PIB des Etats-Unis pour le 2e trimestre 2020 a été ajustée mercredi à -31,4% contre -31,7% pour la précédente estimation. Les dépenses personnelles de consommation ont trébuché de 33,2%, contre -34,1% de consensus et -34,1% pour la précédente lecture. L'indice final des prix a régressé au rythme de -1,8%, contre -2% de consensus et -2% également pour l'évaluation antérieure.

En attendant les chiffres officiels de l'emploi en septembre, publiés vendredi, l'enquête du cabinet ADP sur le secteur privé a montré que celui-ci a créé 749.000 postes le mois dernier, un chiffre nettement supérieur aux attentes (650.000). Les créations de postes ont en outre été révisées en hausse pour août, à 481.000, contre 428.000 initialement évalué. Pour la publication de vendredi, le consensus table sur la création de 932.500 emplois non agricole en septembre, après 1,37 million en août. Le taux de chômage devrait tomber à 8,2% contre 8,4%.

L'indicateur manufacturier PMI de Chicago pour le mois de septembre, publié mercredi, est ressorti bien supérieur aux attentes, à 62,4 contre un consensus de 52,1, témoignant d'une forte accélération de l'expansion de l'activité manufacturière dans la région.

Enfin, l'indice des promesses de ventes de logements a bondi de 8,8% en août sur un mois, contre un consensus de +3,1% et après un gain de 5,9% sur le mois de juillet.

Sur le front politique, les marchés se sont désintéressés du premier affrontement télévisé, mardi soir, entre le président américain Donald Trump et son rival démocrate Joe Biden. Ils se sont livrés à une joute musclée, abordant les sujets phares du moment tels que la crise sanitaire et l'intégrité de l'élection du 3 novembre. "Voulez-vous la fermer ?", a même asséné durant le débat un Biden plutôt remonté, jugeant le comportement de Trump indigne de sa fonction, alors qu'était évoquée la question du remplacement de Ruth Barber Ginsburg à la Cour suprême.

Les discussions se poursuivent sur un nouveau "package" budgétaire

Wall Street a suivi en revanche de très près les discussions qui ont repris mercredi, pour le 3e jour consécutif, entre la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, au sujet d'un nouveau plan de soutien face aux ravages du coronavirus sur l'économie américaine.

Lors d'une conférence transmise par la chaîne 'CNBC', Mnuchin a estimé, avant son nouvel entretien avec Pelosi, qu'un "compromis raisonnable" était possible, tout en évoquant un plan de 1.500 milliards de dollars, inférieur à celui proposé par les Démocrates. Cependant, après leur entretien, Mnuchin a indiqué devant la presse que"nous n'avons toujours pas d'accord, nous avons encore du travail à faire". Il a cependant précisé que "nous avons fait des progrès dans de nombreux domaines", ajoutant que les discussions allaient se poursuivre.

Les élus démocrates ont proposé lundi un "package" de 2.200 milliards de dollars pour soutenir les ménages et les entreprises face aux effets de la pandémie. Nancy Pelosi a précisé mercredi que ce projet serait soumis dès mercredi soir à un vote de la chambre, même s'il a peu de chances d'être approuvé ensuite par le Sénat, à majorité républicaine.

Initialement, les Démocrates avaient proposé un plan de 3.400 Mds$, tandis que du côté de la Maison blanche, le secrétaire général Mark Meadows avait évoqué fin août un montant limité à 1.300 Mds$, ciblé sur les secteurs les plus affectés par la crise sanitaire. Le temps presse pour adopter le plan avant l'élection du 3 novembre, alors que le Congrès a prévu de lever sa session actuelle à la fin de cette semaine. Les règlements des deux chambres permettent cependant de jouer les prolongations si la volonté politique est au rendez-vous...

Le pétrole WTI se reprend, l'or et le dollar consolident

Sur les marchés pétroliers, les cours ont fini en ordre dispersé. Le contrat à terme de novembre sur le baril de brut léger américain (WTI) a regagné 2,4% à 40,22$ sur le Nymex, remontant au dessus des 40$, alors que le contrat sur le Brent pour livraison en novembre a lâché 0,2% à 40,95$. Le WTI, qui avait chuté de plus de 3% mardi, est soutenu par l'annonce d'une baisse de 2 millions de barils des stocks domestiques de pétrole pour la semaine close le 25 septembre, la 3e semaine consécutive de baisse de ces stocks. Le consensus tablait au contraire sur une hausse d'un million de barils.

Sur le marché des changes, le dollar s'est stabilisé après deux séances de recul : l'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises) a fini la journée à 93,83 points (-0,06%), tandis que l'euro a cédé 0,14% à 1,1726$. Du côté des taux souverains, le rendement de l'obligation d'Etat américaine (T-Bond) à 10 ans a bondi de 3 points de base, à 0,68%.

L'or a consolidé après un rebond de 2% en deux séances. Le contrat à terme de décembre sur le Comex a reculé de 0,40% mercredi soir, à 1.895,50$ l'once. Le métal jaune a corrigé de 4,2% en septembre, mais il a gagné 5,2% au 3e trimestre, et il s'adjuge plus de 22% depuis le début de l'année, profitant des incertitudes économiques et de la crise sanitaire.

VALEURS A SUIVRE

Regeneron (-2,4%) a indiqué qu'un traitement contre le coronavirus combinant deux anticorps aurait montré des résultats encourageants durant un essai clinique.

Moderna (+0,3%) précise que les résultats d'une étude de sécurité de stade préliminaire sur son candidat vaccin contre le coronavirus ont montré qu'il produisait chez les personnes âgées des anticorps neutralisant le virus à des niveaux similaires à ceux observés chez les jeunes adultes... En revanche, le laboratoire a indiqué que son vaccin anti-COVID-19 ne sera pas prêt d'ici à l'élection présidentielle américaine prévue le 3 novembre.

Walt Disney (-1%), le colosse américain du divertissement, a annoncé son intention de supprimer environ 28.000 postes dans la division en charge des parcs d'attractions aux Etats-Unis. Le groupe subit en effet de plein fouet la crise sanitaire actuelle du nouveau coronavirus, qui le contraint à limiter le nombre de visiteurs et maintenir fermé le parc Disneyland californien. Disney ajoute qu'environ deux tiers des employés licenciés étaient des salariés à temps partiel. Le groupe avait fermé ses parcs à travers le monde lorsque la pandémie a commencé à se propager en début d'année. Depuis, tous les parcs, à l'exception du Disneyland de Californie, ont progressivement rouvert.

Palantir Technologies, le spécialiste américain des logiciels de "big data", s'est introduit avec succès mercredi sur le Nyse (New York Stock Exchange) via la procédure de cotation directe. Le titre s'échangeait à 9,50$ à la clôture, en hausse de 34,2% par rapport au prix de référence fixé par la Bourse de New York à 7,25$ par action, correspondant aux dernières transactions effectuées entre investisseurs privés.

Dans les premiers échanges, le titre a flambé jusqu'à 11$ (+52%) avant de faire l'objet de prises de bénéfices. Au cours de clôture, le groupe est valorisé plus de 21 milliards de dollars, sur la base d'un nombre d'actions dilué de 2,17 milliards en circulation.

Asana a elle aussi choisi la cotation directe, ce mercredi, pour s'introduire à Wall Street. La société californienne, qui propose un outil informatique de gestion des tâches et événements, a fini à 28,80$ par action, un bond de 37% par rapport à son cours de référence, ce qui valorise le groupe environ 4,5 Mds$ à la clôture.

Caesars (+2,8%). Le Britannique William Hill a accepté ce mercredi l'offre d'acquisition de 3,7 milliards de dollars (2,9 Mds£) de l'Américain Caesars Entertainment. L'opérateur américain de casinos devrait ainsi prendre le contrôle de William Hill, en rapide expansion sur le marché des paris sportifs et dans les activités en ligne. Le Conseil d'administration du Britannique juge qu'il s'agit de la meilleure option, à un prix attractif pour ses actionnaires.

Amazon (+0,12%) / Alphabet (stable) / Apple (+1,5%) / Facebook (stable)... Les géants de la 'tech' sont une fois encore sous surveillance. En effet, l'Union européenne serait sur le point de leur imposer de partager leurs données clients avec de plus petits concurrents, selon le Financial Times, qui cite une version préliminaire d'un texte sur le sujet. Margrethe Vestager, commissaire européenne à la concurrence, pourrait dévoiler cette année de nouvelles mesures strictes renforçant les obligations des réseaux sociaux et leurs responsabilités relatives au contenu de leurs plateformes.

Ainsi, les colosses technologiques ne pourraient plus accorder de traitement préférentiel à leurs services, et ne seraient plus autorisés à préinstaller leurs propres applications ni forcer d'autres entreprises à préinstaller leurs logiciels. Les firmes technologiques ne doivent plus, selon le texte, utiliser les données collectées pour leurs activités commerciales à moins de les rendre accessibles aux utilisateurs professionnels des mêmes activités...

Alphabet sera tout particulièrement scruté, alors que le Département américain de Justice doit engager la semaine prochaine une procédure contre le moteur de recherche Google dont il est propriétaire, pour des accusations de pratiques anticoncurrentielles. Le DoJ chercherait à convaincre les parquets des Etats de se joindre à la plainte, a appris Reuters de trois sources bien informées. Enfin, comme si cela ne suffisait pas, la Chine veut aussi lancer une procédure comparable contre Google.

American Airlines (+0,3%), United Airlines (+0,71%) ou Delta Air Lines (-0,1%) font encore l'actualité. Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a demandé au Congrès d'adopter un plan d'aide à l'emploi chiffré à 25 milliards de dollars et destiné aux transporteurs aériens fragilisés par la crise du coronavirus.

Boeing (+1%). L'administrateur de l'autorité FAA de l'aviation civile américaine doit effectuer ce mercredi un vol d'évaluation de deux heures du 737 MAX, étape cruciale en vue d'une autorisation de remise en service de l'appareil de Boeing, cloué au sol après deux accidents mortels.

Duke Energy (+7,4%) aurait été approché tout récemment par son rival Nextera Energy en vue d'un rapprochement, a indiqué le Wall Street Journal. La spéculation devrait soutenir la valeur ce jour en bourse.

Alibaba (+6%). La directrice financière du géant chinois du e-commerce s'attend à ce que sa division cloud devienne rentable au cours de l'année prochaine.

Micron (-7,4%) a livré mardi soir une prévision de chiffre d'affaires pour le premier trimestre de l'exercice décalé inférieure aux attentes des analystes, en raison des restrictions empêchent les entreprises américaines de traiter librement avec Huawei. Pour le quatrième trimestre, le groupe a réalisé un bénéfice non-GAAP de 1,23 milliard de dollars et 1,08$ par titre, et des revenus de 6,06 Mds$, ce qui dépasse le consensus. Sur le premier trimestre, le groupe prévoit un bénéfice non-GAAP allant de 800 M$ à 850 M$, 40 à 54 cents de bpa, pour des revenus allant de 5 à 5,4 Mds$.

©2020,

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !