Cotation du 18/07/2018 à 16h32 Dow Jones Industrial +0,08% 25 140,71
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Clôture de Wall Street : au rebond grâce aux technologiques

Clôture de Wall Street : au rebond grâce aux technologiques
Clôture de Wall Street : au rebond grâce aux technologiques
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La volatilité est restée élevée sur le marché boursier américain, jeudi, où la séance a commencé en baisse, mais a terminé en terrain positif, grâce à un rebond des valeurs technologiques. Les investisseurs ont digéré une révision en baisse du PIB des Etats-Unis du 1er trimestre, et se sont efforcés de discerner les intentions de l'administration Trump vis-à-vis des investissements chinois dans le secteur technologique américain. Les valeurs pharmaceutiques ont souffert de l'annonce par Amazon (+2,4%) du rachat d'un distributeur en ligne de médicaments en ligne.

L'indice Dow Jones a fini en hausse de 0,41% à 24.216 points (après une baisse de 0,7% la veille), tandis que l'indice large S&P 500 a repris 0,62% à 2.716 pts (après -0,86%), et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a regagné 0,79% à 7.503 pts (-1,54% mercredi).

Le yuan chinois au plus bas depuis plus de 6 mois face au dollar

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui reflète son évolution face à un panier de 6 devises, a gagné 0,06% à 95,33 points, tandis que l'euro a avancé de 0,1% à 1,1566$.

De son côté, le yuan, dont le cours est piloté par la banque centrale chinoise, a reculé jeudi de 0,2% à 6,5960 Yuans/$, portant sa baisse à plus de 6% depuis la fin mars, date du début des tensions commerciales entre Washington et Pékin. Le yuan est désormais revenu au plus bas depuis novembre 2017. Certains analystes voient dans cet affaiblissement de la monnaie chinoise un des éléments de la riposte de Pékin aux mesures protectionnistes prises par les Etats-Unis.

Sur le marché obligataire, les taux d'intérêts ont repris un peu de hauteur jeudi, le rendement du T-Bond américain à 10 ans remontant d'un point de base à 2,84%.

Sur le marché pétrolier, la hausse s'est poursuivie sur fond de baisse des stocks aux Etats-Unis et de craintes d'une réduction de l'offre liée à des perturbations de production dans plusieurs pays, dont le Canada, l'Iran et le Venezuela. Le cours du baril WTI a confirmé ses plus haut niveaux depuis la fin 2014, progressant de 0,95% à 73,45$ (contrat à terme d'août sur le Nymex). Le Brent de Mer du nord est resté presque stable (+0,01%) à 77,63$ le baril (contrat à terme d'août), approchant à nouveau des 80$ qu'il avait brièvement atteint en mai.

Les risques de guerre commerciale restent élevés

Sur le front du commerce, l'administration Trump se montre ambigüe sur ses intentions concernant des restrictions d'investissement visant la Chine. La Maison Blanche a certes abandonné l'idée de mesures spécifiques et immédiates visant Pékin, mais a opté pour un renforcement de la législation existante sur l'ensemble des investissements étrangers, en particulier dans le domaine technologique. Toutefois, le conseiller économique de la Maison Blanche, Larry Kudlow, a jeté un froid mercredi, en affirmant que cette décision de Donald Trump ne signifiait pas pour autant qu'il adoptait une approche plus souple vis-à-vis de la Chine...

La situation reste donc très tendue entre Washington et Pékin. Les Etats-Unis prévoient toujours l'entrée en vigueur le 6 juillet de droits de douane sur 34 milliards de dollars de produits chinois (première tranche d'un lot de 50 Mds$ de biens chinois à taxer). Pékin a promis de répliquer en taxant 50 Mds$ de produits américains, à la suite de quoi, le président américain a affirmé la semaine dernière que les Etats-Unis taxeraient 200 Mds$ de biens chinois supplémentaires...

Selon des analystes, la Chine n'aurait aucun intention de céder aux exigences américaines. Le président chinois Xi Jinping aurait déjà prévenu son cabinet de se préparer à "une guerre commerciale à grande échelle", selon une note de recherche de la firme SGH Macro Advisors. Xi aurait fait ce commentaire lors d'une réunion du corps exécutif chinois sur la question des relations commerciales avec les Etats-Unis.

La croissance américaine a ralenti plus que prévu au 1er trimestre

Sur le plan macro-économique, la publication du jour aux Etats-Unis était la deuxième lecture du PIB du 1er trimestre. Ce dernier a été revu à la baisse, à 2% en rythme annuel, alors que le consensus de place tablait sur une stabilité par rapport à la première estimation, à 2,2%. Le PIB américain confirme donc un net ralentissement par rapport au 4ème trimestre 2017 (+2,9%). En revanche, l'indice des prix rattaché au PIB a grimpé plus que prévu, à 2,2%, contre +1,9% de consensus de place et +1,9% pour l'évaluation antérieure.

Le secrétaire américain au Trésor Steven Munchin avait affirmé mercredi s'attendre pour le 2ème trimestre à un solide PIB. Le consensus des économistes mise lui aussi sur une nette accélération de la croissance pour la période d'avril à juin.

Par ailleurs, les inscriptions hebdomadaires nouvelles au chômage ont augmenté de 9.000 sur la semaine passée, pour ressortir à 227.000, un peu haut que le consensus, qui s'établissait à 220.000.

VALEURS A SUIVRE

Les valeurs pétrolières, qui ont surperformé le marché depuis plusieurs jours, ont ralenti leur progression jeudi : +0,3% pour ExxonMobil, +0,7% pour Transocean, +0,2% pour Devon Energy, mais -0,4% pour Halliburton et-2,4% pour Marathon Oil.

Les cours de nombreuses grandes valeurs technologiques sont reparties à la hausse après une rude journée la veille : +1,2% pour Netflix, +2,4% pour Amazon, +0,2% pour Facebook, +1,1% pour Microsoft, +1% pour Intel et +0,88% pour Alphabet.

Amazon (+2,4%) a poursuivi son offensive dans le domaine de la santé. Le géant américain du e-commerce vient de racheter la pharmacie en ligne PillPack pour une somme qui avoisinerait le milliard de dollars. L'opération menace les chaînes de pharmacie traditionnelles telles que CVS Health (-6,1%) et Walgreens Boots (-10%), dont les cours de Bourse ont plongé jeudi.

PillPack organise la distribution de médicaments sur ordonnance auprès de ses clients. Il peut exercer dans 49 Etats américains. Cette acquisition, dont la finalisation est prévue au second semestre, marque la véritable entrée du groupe de Jeff Bezos sur ce marché, même si Amazon s'était déjà fait remarquer en s'associant avec Berkshire Hathaway et JP Morgan pour former une entreprise destinée à faire baisser les coûts d'assurance maladie de leurs employés américains.

L'annonce d'Amazon a éclipsé l'annonce des résultats trimestriels de Walgreens Boots Alliance, qui ont pourtant dépassé les attentes pour le 3ème trimestre fiscal. Le groupe a dégagé un bénéfice net de 1,34 Mds$ (+16% sur un an) pour un bpa de 1,35$. Ajusté des éléments exceptionnels, le bpa est ressorti à 1,53$, contre 1,48$ de consensus. Le groupe a aussi annoncé une hausse de 10% de son dividende trimestriel, à 44 cents par titre, ainsi qu'un programme de rachat d'actions de 10 Mds$.

La chaîne de pharmacies Rite Aid (-11%) a également battu le consensus de revenus pour son 1er trimestre fiscal, mais a aussi souffert de l'effet Amazon. Le bénéfice trimestriel a atteint 214 M$, contre une perte un an avant et le bpa s'est élevé à 20 cents. Toutefois, le bpa ajusté trimestriel est ressorti dans le rouge à hauteur d'un cent par titre. Les revenus se sont élevés à 5,4 Mds$. Le bpa annuel est anticipé entre 2 et 6 cents, pour des revenus allant de 21,7 à 22,1 Mds$.

Apple (+0,7%) a progressé après l'annonce que la firme à la pomme et Samsung Electronics ont soldé un litige pour violation de brevets qui les oppose depuis des années. Les termes de l'accord ne sont pas divulgués dans ces documents judiciaires publiés par 'Reuters'.

Bed Bath & Beyond (-3,8%) a annoncé mercredi soir des comptes mitigés. Le groupe du New Jersey a affiché des revenus de 2,75 Mds$, en ligne avec les attentes, mais la baisse de 0,6% des ventes à comparable était inattendue. Le bénéfice par action est ressorti quant à lui supérieur aux attentes à 32 cents. Le profit net total s'est élevé à 44 M$.
Madison Square Garden Company (+11%) flambe. Le groupe actif dans le sport et le divertissement a annoncé l'exploration d'une possible scission, afin de créer une entité indépendante et cotée spécialisée dans les franchises sportives.

Pier 1 Imports (-19%) a plongé après avoir publié mercredi soir des ventes en forte baisse à 372 M$ pour le dernier trimestre, ainsi qu'une perte ajustée par action de 36 cents. Sur le trimestre écoulé, les ventes à comparable ont baissé de plus de 8%. Les analystes tablaient sur une baisse moins prononcée. Toutefois, la perte trimestrielle est quant à elle un peu moins lourde que prévu.

Accenture (+5,9%). Les revenus et profits trimestriels du groupe ont dépassé les attentes. La firme de consulting basée en Irlande a affiché un bénéfice net trimestriel part du groupe de 1,04 Md$ sur cette période close fin mai 2018, contre 669 M$ un an avant. Le bpa s'est élevé à 1,60$, contre 1,05$ un an auparavant. Le bpa ajusté a atteint 1,79$, contre 1,72$ de consensus. Les revenus se sont appréciés de 16% à 10,8 Mds$, alors que le consensus se situait à environ 10 Mds$.

McCormick (+8,4%), groupe du Maryland, a annoncé pour son second trimestre un bénéfice de 123 M$ soit 93 cents par titre, ainsi qu'un bpa ajusté de 1,02$. Le consensus était de 94 cents de bpa ajusté. Le groupe alimentaire américain, leader mondial des épices, a affiché des revenus trimestriels de 1,33 Md$, légèrement supérieurs au consensus. Pour l'exercice, le groupe anticipe un bpa allant de 4,85 à 4,95$ par titre.

Tesla (+1,6%). La montée en puissance de la production du Model 3 de Tesla aurait provoqué une pénurie temporaire de batteries, a annoncé jeudi un responsable de Panasonic, cité par l'agence 'Reuters'. Cette pénurie reflèterait donc les efforts du constructeur de voitures électriques pour atteindre son objectif à fin juin (production de 5.000 véhicules par semaine). Le PDG de Tesla, Elon Musk, avait fait savoir tout récemment qu'il restait confiant dans la capacité du groupe à produire ces 5.000 Model 3 par semaine d'ici la fin du mois... Le marché interprète positivement la 'pénurie occasionnelle' ce jour.

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