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Clôture de Wall Street : au rebond avec le commerce et le pétrole

Clôture de Wall Street : au rebond avec le commerce et le pétrole
Clôture de Wall Street : au rebond avec le commerce et le pétrole
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les tensions commerciales sont nettement retombées depuis que Donald Trump et Xi Jinping ont décidé, samedi soir, d'enterrer la hache de guerre et de négocier pied-à-pied un accord commercial dans les trois mois qui viennent. La Bourse, qui avait déjà parié vendredi sur une trêve, a poursuivi lundi sur sa lancée. Le pétrole a vivement rebondi, la Russie ayant fait savoir qu'elle soutiendrait l'accord de l'Opep sur une limitation de la production. Les valeurs technologiques ont rebondi, ce qui a permis à Apple (+3,49%) de retrouver sa place de première capitalisation boursière mondiale devant Microsoft et Amazon, qui talonnent la firme à la pomme.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné lundi 1,13% à 25.826 points, tandis que l'indice large S&P 500 a grimpé de 1,09% à 2.790 pts et que l'indice Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a progressé de 1,51% à 7.441 pts.

Etats-Unis-Chine : une trêve de trois mois pour négocier un accord

La semaine dernière, les trois indices avaient rebondi respectivement de 5,1%, 4,8% et 5,6% ! Outre des anticipations d'un apaisement de la querelle commerciale au sommet du G20 de Buenos Aires, les marchés ont surtout salué le changement de ton du patron de la Réserve fédérale, qui laisse désormais entendre que le rythme des hausses de taux pourrait ralentir en 2019... Le mois de novembre s'est ainsi soldé par une progression de 1,7% pour le Dow Jones, de 1,8% pour le S&P 500 et plus modestement de 0,3% pour le Nasdaq.

Samedi soir, à l'issue d'un dîner au sommet du G20 de Buenos Aires entre Donald Trump et Xi Jinping, les deux pays ont annoncé une trêve dans leur querelle, précisant qu'ils se donnaient trois mois pour négocier un accord commercial équilibré. Pékin s'est engagé à importer davantage de produits américains et à ouvrir son marché aux entreprises américaines.

De son côté, Washington a accepté de reporter les taxes de 25% prévues le 1er janvier sur 200 milliards de dollars de produits chinois. Ces produits ont déjà taxés à 10% depuis septembre dernier, avec une option pour relever le taux à 25% au 1er janvier 2019. Par ailleurs, Donald Trump n'évoque plus pour le moment ses menaces de taxer le solde des importations chinoises, soit quelque 267 Mds$.

Le dollar et les taux fléchissent après les propos de Jerome Powell

Ces annonces ont grandement soulagé les marchés financiers, même si le chemin reste encore long avant que l'ensemble des divergences entre Washington et Pékin soient aplanies, selon les observateurs. Sur le marché des changes, le dollar, qui avait progressé en fin de semaine dernière par un effet de valeur refuge, a reculé lundi. L'indice du dollar (qui mesure son évolution face à 6 devises de référence) a cédé 0,3% à 97,01 points, tandis que l'euro a regagné 0,3% à 1,1349$.

Sur les marchés obligataires américains, le rendement du T-Bond à 10 ans a cédé 1 point de base pour revenir à 2,98%, alors qu'il avait culminé autour de 3,24% dans le première semaine de novembre. La détente sur les taux, facteur de soutien pour les marchés d'actions a été entretenue la semaine dernière par les propos de Jerome Powell, le président de la Fed. Il a estimé que le taux des" fed funds" était désormais "juste en dessous'" du niveau considéré comme neutre pour l'économie, alors que quelques semaines plus tôt, il jugeait être encore très loin de ce niveau neutre (ni stimulant, ni pénalisant pour la croissance).

Le patron de la Fed a répété que les hausses de taux se poursuivraient de manière progressive, mais il a donné le sentiment aux marchés qu'après un prochain tour de vis attendu en décembre, la Fed pourrait faire une pause face à des signes de ralentissement de la croissance économique mondiale. De quoi affaiblir quelque peu le dollar et entraîner une détente sur le marchés de taux.

Un accord entre Riyad et Moscou sur le pétrole avant la réunion de l'Opep

Le pétrole a lui aussi commencé le mois de décembre sur les chapeaux de roues, soutenu par les avancées sur le front commercial, mais aussi grâce à des déclarations de Vladimir Poutine favorables à la poursuite de la limitation de la production mondiale afin de soutenir les cours du brut.

Lundi soir, le cours du baril de brut léger américain (WTI) a ainsi regagné 3,97% à 52,95$ sur le Nymex, pour le contrat à terme de janvier, alors que le baril de Brent de Mer du Nord a repris 3,75% à 61,69$ pour le contrat à terme de février. En novembre, le prix du WTI a plongé de plus de 20% en novembre --son pire mois depuis juillet 2016--, et depuis début octobre, il perd encore environ 30%...

A l'issue d'une rencontre, samedi, avec Mohammed ben Salmane, le prince héritier saoudien, le président russe a indiqué que "nous nous sommes mis d'accord pour prolonger" cette limitation de l'offre de brut. "Nous allons surveiller ensemble la situation sur le marché", a ajouté Vladimir Poutine. Ces dernières semaines, Moscou avait laissé planer le doute sur sa volonté de réduire sa production, contribuant à faire accélérer la récente chute du brut. L'Opep se réunira jeudi à Vienne pour décider de l'évolution de sa production, puis vendredi cette réunion s'élargira aux pays non-membres du cartel, dont la Russie.

Sur le front macro-économique, les indices manufacturiers américains sont ressortis solides en novembre aux Etats-Unis, malgré la hausse récente de certains droits de douanes. L'indice final PMI Markit est ainsi ressorti à 55,3 en novembre, en ligne avec le consensus, tandis que l'indice ISM manufacturier a grimpé à 59,3 contre 57,2 de consensus de marché.
Cependant, le secteur de la construction a confirmé un accès de faiblesse. Les dépenses de construction se sont repliées de 0,1% en octobre sur un mois, contre un consensus de place situé à +0,3% et après un retrait de 0,1% un mois plus tôt. En glissement annuel, ces dépenses de construction s'établissent tout de même en augmentation de 4,9%.

VALEURS A SUIVRE

Le secteur technologique, celui qui a le plus souffert depuis deux mois, a rebondi lundi. Apple (+3,49%) a repris sa place de première capitalisation mondiale à Microsoft (+1,08%), qui lui avait ravi vendredi en clôture. Lundi, c'est Amazon (+4,8%) qui est brièvement devenu le numéro un mondial avant que la firme à la pomme ne retrouve sa suprématie. Parmi les plus fortes hausses du secteur, on trouve aussi Nvidia (+4%), Netflix (+1,4%), Intel (+1,6%) ou encore Twitter (+7%).

Les pétrolières ont profité du rebond du cours du brut : +2,1% pour ExxonMobil, +1,4% pour Chevron, +6,9% pour Transocean, +3,9% pour Halliburton et +6,4% pour Devon Energy.

Les valeurs automobiles ont rebondi, après des propos de Donald Trump affirmant que Pékin s'était engagé ce week-end à baisser les droits de douane de 40% imposés depuis quelques mois aux véhicules étrangers. General Motors a gagné 1,3%, Ford Motor a pris 2% et Fiat Chrysler Automobiles a bondi de 4%. Les constructeurs automobiles ont aussi profité de chiffres de vente meilleurs que prévu en novembre aux Etats-Unis (+6,9% sur un an pour Ford, +17% pour Fiat Chrysler).

Boeing (+3,8%) a livré la semaine passée son 2.000ème avion à un opérateur chinois, en l'occurrence un B737 MAX destiné à Xiamen Airlines. Le constructeur américain, qui avait mis quatre décennies pour franchir la barre du 1.000ème appareil destiné au marché chinois, a livré les 1.000 exemplaires suivant en seulement 5 ans.

Finisar (+0,4%) a annoncé pour son second trimestre fiscal une perte de 5,3 M$ soit 4 cents par titre, ainsi qu'un bpa ajusté de 26 cents à comparer à un consensus de 21 cents. Le concepteur de composants fibre-optique a affiché des revenus trimestriels de 325 M$, alors que le consensus se situait à 328 M$.

Marvell Tech (+1,7%) publiera demain ses résultats du troisième trimestre. Les analystes anticipent en moyenne un bénéfice par action de 0,32$, pour des revenus de 844 M$. Un an avant, sur la même période, le groupe avait enregistré un bénéfice par action de 0,34$ et des revenus de 616 M$. Lors de la publication des comptes du T2, Marvell avait annoncé viser, sur le T3, des revenus compris entre 825 et 865 M$, pour un bpa logé entre 0,30 et 0,34$.

Hewlett Packard Enterprise (+3,3%) dévoilera également demain ses résultats du quatrième trimestre fiscal. Les analystes anticipent en moyenne un bénéfice par action de 0,43$, pour des revenus de 7,84 Mds$. Un an avant, sur la même période, le groupe avait enregistré un bénéfice par action de 0,31$ et des revenus de 7,66 Mds$. Lors de la publication des comptes du T3 fiscal, HPE avait annoncé viser, sur l'exercice, un bpa compris entre 1,50 et 1,55$.

Broadcom (+1,9%). Le broker B. Riley FBR vient de rehausser, de 'neutre' à 'acheter', sa recommandation sur le titre Broadcom à Wall Street. L'objectif de cours passe ainsi de 250 à 300$. Le groupe publiera ses résultats trimestriels le 6 décembre.

Starbucks (+1,7%). Telsey Advisory Group maintient sa recommandation 'performance de marché' sur le titre Starbucks à Wall Street, et rehausse, de 66 à 70$, son objectif de cours.

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