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Clôture de Wall Street : au rebond, achats à bon compte sur les cycliques

Clôture de Wall Street : au rebond, achats à bon compte sur les cycliques
Clôture de Wall Street : au rebond, achats à bon compte sur les cycliques
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les marchés d'actions américains se sont offert un beau rebond technique lundi, soutenus par un espoir de voir le Congrès américain et la Maison Blanche progresser en vue de l'adoption d'un nouveau plan d'aide à l'économie pour faire face à la crise du coronavirus. En outre, des statistiques chinoises ont confirmé la poursuite de la reprise économique dans la 2e économie mondiale. A Wall Street, les investisseurs se sont intéressés aux secteurs dont les valorisations ont été laminées ces derniers mois, à commencer par les financières (+2,2% pour l'indice S&P sectoriel), les industrielles (+1,8%) et l'énergie (+2,3%). Mais les valeurs technologiques ont elles aussi progressé en moyenne de près de 2%.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 1,51% à 27.584 points, tandis que l'indice large S&P 500 a pris 1,61% à 3.351 pts, et que le Nasdaq Composite a rebondi de 1,87% à 11.117 pts. La semaine dernière, le Dow Jones avait cédé 1,75% et le S&P 500 avait reculé de 0,6%, enchaînant ainsi leur 4e semaine de baisse consécutive. En revanche, le Nasdaq avait regagné 1,1% après 3 semaines de recul. Pour le DJIA et le S&P 500, il s'agissait de la plus longue série baissière depuis août 2019.

Ailleurs dans le monde, les Bourses ont aussi commencé la semaine dans le vert : le Nikkei à gagné lundi 1,3%, le Shanghai composite a fini stable, et en Europe, l'EuroStoxx 50 a fini en progression de 2,7%, tandis qu'en France, le CAC 40 a rebondi de 2,4%.

Les investisseurs ont notamment salué l'annonce en Chine d'un quatrième mois consécutif de progression des bénéfices des sociétés industrielles chinoises. Toujours en Chine, les marchés prendront connaissance mercredi des indicateurs d'activité manufacturière et des services en septembre.

Reprise des négociations en vue entre la Maison Blanche et les démocrates

Vendredi soir, le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a indiqué que lui et le présidente de la Chambre des représentants, la Démocate Nancy Pelosi, se sont mis d'accord pour reprendre les négociations en vue d'un nouveau plan de soutien à l'économie américaine face à la crise du coronavirus. Un espoir refait donc surface, alors que les discussions étaient au point mort depuis un mois et demi.

Les Démocrates de la Chambre proposent un nouveau plan d'au moins 2.200 milliards de dollars, qui pourrait être voté cette semaine, a estimé Richard Neal, président de la commission des Voies et Moyens. Jusqu'à présent, la Maison Blanche et les sénateurs républicains exigeaient un plan moins onéreux et plus ciblé sur les secteurs les plus affectés par la crise sanitaire.

Malgré la reprise des discussions, les investisseurs doutent encore que les Démocrates et la Maison Blanche puissent aboutir à un projet susceptible d'être adopté avant l'élection présidentielle du 3 novembre prochain. Les partis en présence semblent encore loin d'être d'accord sur l'ampleur du soutien nécessaire, après le plan massif de 2.200 milliards de dollar voté en mars dernier, mais dont la plupart des mesures sont désormais terminées ou en voie de l'être.

Débat animé attendu mardi soir entre Trump et Biden

Aux Etats-Unis, les marchés devraient rester dépendants ces prochains jours des aléas de la campagne électorale américaine. L'un des grands rendez-vous politiques de la semaine se tiendra mardi soir avec le premier débat télévisé entre Donald Trump et son adversaire démocrate Joe Biden. Ce débat de 90 minutes se déroulera après la clôture des marchés, à 21h00 à Cleveland dans l'Ohio (03H00 mercredi matin en France).

Les tensions entre les deux camps se sont accentuées la semaine dernière autour de la nomination d'une nouvelle juge à la Cour Suprême après le décès de la progressiste Ruth Barber Ginsburg. Donald Trump a nommé ce week-end une juge conservatrice, Amy Coney Barrett, à ce poste, malgré l'opposition des démocrates qui exigeaient le report de cette nomination après l'élection du 3 novembre. Joe Biden a demandé au Sénat, à majorité républicaine, et qui doit encore valider cette nomination, de ne pas se prononcer avant le scrutin.

La campagne électorale s'échauffe aussi autour de la question des impôts de Donald Trump, ce dernier ayant toujours refusé de publier ses avis d'imposition. Selon les informations du 'New York Times', le président milliardaire a versé des montants extrêmement faibles en impôts sur le revenu ces dernières années : seulement... 750$ d'impôts fédéraux en 2016 et 2017, et il n'a versé aucun impôt sur le revenu lors de 10 des 15 dernières années.

Emploi et confiance des consommateurs au menu de la semaine

Sur le plan macro-économique, aux Etats-Unis, les chiffres de l'emploi en septembre seront publiés vendredi. Le consensus table sur la création de 932.500 emplois le mois dernier, après 1,37 million en août. Le taux de chômage devrait tomber à 8,2% contre 8,4%.

Parmi les autres indicateurs très attendus cette semaine, figurent mardi l'indice de confiance des consommateurs en septembre calculé par le Conference Board, et l'indice Case-Shiller des prix de l'immobilier. La lecture finale du PIB au 2e trimestre sera publiée mercredi, puis jeudi, les chiffres des revenus et dépenses personnelles des Américains en août.

En attendent, ce lundi, l'indice manufacturier régional de la Fed de Dallas est ressorti meilleur que prévu en septembre à 13,6 contre 8,5 de consensus, signalant la poursuite de la reprise de l'activité dans cette région.

Le dollar fléchit, l'or et le pétrole rebondissent

Sur le marché des changes, le dollar a fait l'objet de prises de bénéfices, lundi, après son "rally" des derniers jours. L'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises) a cédé lundi 0,40% à 94,26 points, après un gain de 1,8% la semaine dernière.

L'euro a repris 0,30% à 1,1665$, après avoir reculé de 1,8% la semaine dernière. La présidente de la BCE, Christine Lagarde était auditionnée ce lundi par le Parlement européen. Elle a expliqué une nouvelle fois que l'impact de la pandémie de coronavirus se faisait encore sentir dans toute la zone euro, affirmant que la BCE est prête à "ajuster l'ensemble de ses instruments" pour permettre à l'économie de repartir.

La patronne de la BCE a aussi dit ne pas être inquiète des dissensions montantes entre membres du conseil des gouverneurs sur le cap adopté face aux effets économiques de la pandémie. "Je ne suis pas très préoccupée par le fait que les gens puissent avoir des points de vue et des opinions légèrement différentes", a-t-elle déclaré.

Du côté des taux souverains, le rendement de l'obligation d'Etat américaine (T-Bond) à 10 ans a finis table à 0,66% lundi soir.

Le pétrole a fini sur un rebond, après une chute de 2% (pour le WTI) et de 2,8% (pour le Brent) la semaine dernière. Le contrat à terme de novembre sur le baril de brut léger américain (WTI) a avancé lundi de 0,9% à 40,60$ sur le Nymex, tandis que le contrat sur le Brent pour livraison en novembre a progressé de 1,22% à 42,43$.

L'or est reparti de l'avant lundi, profitant de l'accès de faiblesse du dollar. Le contrat à terme de décembre sur le Comex a avancé de 0,9% à 1.882,30$ l'once. Le métal jaune avait corrigé de 4,9% la semaine dernière, mais il gagne environ 23% depuis le début de l'année, profitant des incertitudes économiques et sanitaires.

VALEURS A SUIVRE

Parmi les résultats d'entreprises à suivre cette semaine figurent ceux d'IHS Markit, McCormick, et Micron Technology (mardi) ainsi que ceux de Conagra Brands, Constellation Brands et PepsiCo jeudi. Alibaba tient des journées virtuelles d'investisseurs de lundi à mercredi.

Palantir Technologies, le spécialiste des logiciels de "big data", s'introduira sur le Nyse (New York Stock Exchange) mercredi par cotation directe. En amont de cette cotation, les banques-conseil de Palantir ont informé des investisseurs que les titres pourraient commencer à s'échanger autour de 10$ l'action, selon des sources proches du dossier, ce qui valoriserait le groupe autour de 22 milliards de dollars.

Oracle (-0,37%). Un juge de Washington a temporairement bloqué le décret de l'administration Trump qui devait entrer en vigueur dimanche soir, interdisant à Apple et Google (Alphabet) de proposer l'application TikTok en téléchargement sur leurs boutiques en ligne. Ainsi, le juge de district Carl Nichols a tranché en faveur de ByteDance, maison-mère de TikTok, qui avait déposé une requête visant à permettre à l'application vidéo de demeurer sur les magasins d'applications d'Apple et Google. Le réseau social compte 100 millions d'adeptes aux Etats-Unis, mais l'administration Trump s'inquiète de la menace supposée en matière de sécurité nationale.

Le juge Nichols a cependant refusé pour l'heure de bloquer des restrictions supplémentaires décidées par le Département américain au Commerce, et qui doivent entrer en vigueur le 12 novembre et stopper les activités américaines du réseau social... En août, Trump avait signé un décret afin de contraindre ByteDance à céder à une entreprise américaine le contrôle des activités US de TikTok. Le week-end dernier, le Chinois avait confirmé un accord avec les Américains Oracle et Walmart pour la création de TikTok Global, dont Oracle serait partenaire technologique et Walmart partenaire commercial. Les communiqués du Chinois et des Américains se sont toutefois contredits sur la question du contrôle de TikTok Global.

Inovio Pharmaceuticals (-28,3% !) s'est effondré après que le laboratoire a annoncé avoir interrompu temporairement les essais sur son candidat vaccin contre le coronavirus, à la demande de l'agence fédérale des médicaments (FDA). Cette dernière a exigé d'en savoir davantage au sujet de la technologie employée par Inovio, qui diffère de celle des autres laboratoires travaillant à un vaccin anti-Covid-19.

Cleveland-Cliffs (+11,5%), producteur américain de pellets de minerai de fer, s'offre les activités américaines d'ArcelorMittal (+11%) pour 1,4 milliard de dollars. Les activités américaines d'ArcelorMittal ont réalisé en 2018 et 2019 une moyenne de 10,4 Mds$ de revenus et un Ebitda ajusté d'environ 700 M$. L'opération intervient quelques mois seulement après l'acquisition d'AK Steel, un fabricant américain d'aciers au carbone laminés à plat, par Cleveland-Cliffs, pour 3 milliards de dollars, dette comprise.

Amazon (+2,5%). Dans un contexte de crise sanitaire, Amazon avait dû reporter cette année ses soldes mondiales, baptisées "Prime Day". Normalement programmé en juillet, l'événement très attendu par les internautes aura toutefois bien lieu, les 13 et 14 octobre prochain, a annoncé lundi le géant américain du commerce en ligne. En juillet 2019, plus de 175 millions de produits avaient été écoulés pendant les deux jours du "Prime Day", un record pour cette opération lancée en 2015 par le groupe américain.

Ford Motor (+2,7%), géant automobile du Michigan possédant deux usines en Allemagne, a demandé 500 millions d'euros de prêts garantis au gouvernement allemand pour compenser l'impact de la pandémie, rapporte le quotidien Handelsblatt.

Uber Technologies (+3,1%). La justice britannique a autorisé le géant américain du marché VTC a récupérer sa licence d'exploitation à Londres, licence retirée l'année dernière pour des motifs de sécurité par l'autorité locale de régulation des transports.

Caesars (+2%) discute avec William Hill en vue d'un éventuel rachat du spécialiste britannique des paris pour un montant de 3,7 milliards de dollars. Les négociations en sont à un stade avancé.

American Airlines (+3,8%) a obtenu du gouvernement américain un prêt de 5,5 milliards de dollars. Le transporteur aérien texan indique par ailleurs être en capacité d'obtenir jusqu'à 2 milliards de dollars supplémentaires en octobre dans le cadre d'un soutien aux compagnies aériennes d'un montant total de 25 milliards de dollars.

Devon Energy (+11%). Le producteur de pétrole et gaz d'Oklahoma City a annoncé ce lundi l'acquisition de son rival WPX Energy (+16,4%) pour un montant de 2,56 milliards de dollars.

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