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Clôture de Wall Street : au rebond à l'issue d'une séance agitée

Clôture de Wall Street : au rebond à l'issue d'une séance agitée
Clôture de Wall Street : au rebond à l'issue d'une séance agitée
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse de New York est restée volatile, mardi, terminant cette fois en nette hausse, après la chute de la veille. Donald Trump s'est montré optimiste quant à la conclusion d'un accord commercial avec la Chine et a jugé que la Bourse faisait "une petite pause". Les investisseurs restent nerveux, sur fond d'incertitudes commerciales et de résultats d'entreprises contrastés. Les géants d'internet ont terminé en ordre dispersé : Facebook a repris 2,9% avant ses résultats (publiés après la clôture), mais Amazon a encore cédé 0,55% et s'affiche désormais en zone baissière ("bear market") avec un recul de plus de 20% sur ses plus hauts. General Electric a plongé de 8,8% après une perte historique de 23 Mds$ au 3ème trimestre et une quasi-suppression de son dividende.

A clôture, l'indice Dow Jones a repris mardi 1,77% à 24.874 points (après -0,99% lundi), tandis que l'indice large S&P 500 a rebondi de 1,57% à 2.682 pts (-0,66% lundi) et que l'indice Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques est remonté de 1,58% à 7.161 pts (après (-1,63% lundi).

Le Nasdaq cède encore environ 12% par rapport à ses derniers sommets, tandis que le S&P 500, qui frôlait lundi le seuil des 10% de pertes (-9,88%) s'éloigne un peu de cette zone dangereuse. Le S&P 500 affiche toutefois 8 reculs sur les 10 dernières séances, sa plus longue série baissière depuis 2016...

Donald Trump entrevoit un "grand accord " avec la Chine

Les craintes concernant une guerre commerciale de grande ampleur entre les Etats-Unis et la Chine ont quelque peu reculé mardi, après des déclarations de Donald Trump, qui s'est montré optimiste quant à la possibilité de conclure un accord avec Pékin. Interviewé sur la chaîne 'Fox News', le président américain a estimé possible que les Etats-Unis parviennent à "un grand accord avec la Chine, et il doit être grand car ils ont asséché notre pays", a-t-il déclaré.

Lundi, des sources proches du dossier avaient déclaré à l'agence 'Bloomberg' que l'administration Trump se préparait à annoncer début décembre la taxation de la totalité des marchandises chinoises importées si les discussion prévues le mois prochain entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping échouent. Les deux dirigeants doivent se rencontrer en marge d'un sommet du Groupe des Vingt (G20) à Buenos Aires en novembre.

La nouvelle liste en préparation à la Maison Blanche concernerait environ 257 milliards de dollars de produits chinois importés additionnels, d'après deux sources de 'Bloomberg'. Ainsi, les Etats-Unis, qui ont déjà appliqué des taxes supplémentaires à plus de 250 Mds$ de biens chinois depuis le début de ce conflit, pénaliseraient alors 100% des importations chinoises, qui représentent plus de 500 Mds$.

La Fed et les Démocrates dans le collimateur de Trump

Le président américain s'est aussi exprimé au sujet des turbulences boursières sur son compte Twitter, blâmant les Démocrates, à l'approche des élections de mi-mandat, le 6 novembre, mais aussi la Réserve fédérale, qu'il accuse régulièrement de relever ses taux trop vite.

"La Bourse est en forte hausse depuis les élections, mais prend maintenant une petite pause - les gens veulent voir ce qui se passera avec les Midterms. Si vous voulez que vos actions baissent, je suggère fortement de voter Démocrate. Ils aiment le modèle financier du Venezuela, les taxes élevées et les frontières ouvertes!"

Le président américain a aussi tweeté un commentaire de Scott Wren, stratège senior des marchés actions mondiaux chez Wells Fargo, déclarant : "Si la Fed faisait machine arrière et commençait à parler de manière un peu plus accommodante, je pense que nous reviendrions aussi vite à l'objectif allant de 2.800 à 2.900 (points) que nous avions pour le S&P 500".

Le dollar et les taux en hausse, le pétrole au plus bas depuis 2 mois

Sur le marché des changes, le dollar s'est renforcé mardi : l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence, s'est apprécié de 0,43% à 97 points. L'euro de son côté, a reculé pour la 8ème fois en 10 séances, finissant à 1,1343$ (-0,23%) après la publication d'une croissance au ralenti au 3ème trimestre en zone euro (+0,2% après +0,4% en T2). La croissance italienne a marqué le pas, affichant une stagnation, au lieu de 0,2% attendu, ce qui a renforcé les craintes concernant le budget italien qui a été retoqué par Bruxelles.

Sur les marché obligataires américains, les investisseurs ont vendu des titres pour revenir sur les actions, faisant remonter les taux d'intérêts (qui évoluent en sens inverse des cours des obligations). Le rendement du T-Bond à 10 ans a regagné 4 points de base à 3,12%. En Europe, le taux italien à 10 ans a flambé de 14 pdb pour remonter à 3,47%.

Les prix du pétrole ont encore reculé, revenant à leurs plus bas niveaux depuis deux mois. Le baril de brut WTI a perdu 1,28%, à 66,18$ (contrat de décembre), alors que le Brent a cédé 1,85% à 75,91$. Les signes se multiplient en faveur d'un accord sur une augmentation de la production par l'Arabie saoudite et la Russie, afin de compenser la chute des exportations de l'Iran, asséchées par les nouvelles sanctions américaines, qui entreront en vigueur le 4 novembre.

Sur le front économique aux Etats-Unis ce mardi, l'indice S&P Corelogic Case-Shiller des prix américains de l'immobilier pour le mois d'août est ressorti sans grand relief. L'indice '20-City' des 20 principales zones métropolitaines, ajusté des variations saisonnières, a augmenté comme prévu de 0,1% en comparaison du mois antérieur. Il est ressorti stable hors ajustements saisonniers.

L'indice de confiance des consommateurs américains pour le mois d'octobre 2018 est ressorti à 137,9, d'après le Conférence Board ce jour, contre un consensus de place de 136,3 et un niveau révisé (en baisse) à 135,3 pour le mois de septembre 2018.

VALEURS A SUIVRE

General Electric (-8,8%) a publié au 3ème trimestre une perte nette impressionnante de 22,8 milliards de dollars, 2,62$ par titre, du fait de dépréciations de 22 Mds$ liées à la division énergie (dont fait partie Alstom). Le bénéfice ajusté par action est ressorti pour sa part positif de 14 cents, mais reste inférieur au consensus de place qui se situait à 21 cents. Les revenus du groupe ont totalisé 29,6 Mds$, également légèrement inférieurs au consensus. Le groupe tronque aussi son dividende trimestriel, qui passe à seulement 1 cent par titre contre 12 cents auparavant. Le groupe n'a pas maintenu sa guidance de bénéfice annuel ajusté par action allant de 1 à 1,07$, mais n'a pas fourni de nouvelles estimations. Le consensus s'est récemment ajusté en baisse à 88 cents.

Côté stratégie, le conglomérat entend séparer sa division énergie ('Power') en deux unités, en séparant ses activités turbines à gaz et ses opérations de services des autres activités 'Power'. Le tout nouveau PDG, Larry Culp, a indiqué que "mes priorités pour mes 100 premiers jours sont de positionner notre activité pour gagner, à commencer par Power, et d'accélérer le désendettement".

Coca-Cola (+2,5%), le leader des soft drinks, a publié des résultats meilleurs que prévu au troisième trimestre. Les profits sont de 1,88 Md$ (0,44$ par action), contre 1,45 Md$ (0,33$ par action) un an avant. Le bénéfice par action ressort à 0,58$, en hausse de 14%. Les revenus reculent de 9% à 8,25 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,55$, pour des revenus de 8,2 Mds$. Sur 2018, le groupe vise toujours un bpa en hausse de 8 à 10% par rapport à 2017 (1,91$).

Apple (+0,5%), le colosse californien de Cupertino, a comme prévu dévoilé ce mardi un nouvel iPad Pro, ainsi que des mises à jour du MacBook Air et du Mac Mini. Ces nouveautés étaient présentées à l'occasion d'un événement à Brooklyn, New York. Tim Cook, directeur général du groupe à la pomme, en a profité pour préciser que l'iPad s'était écoulé désormais à 44,2 millions d'exemplaires dans le monde, ce qui ferait de lui "l'ordinateur le plus populaire au monde". Cook joue sans doute un peu sur les mots. En dehors du fait que l'iPad n'est pas communément et habituellement désigné comme un ordinateur, il faut bien considérer qu'il existe de multiples déclinaisons de la tablette vedette d'Apple (iPad, iPad Mini, iPad Pro...).

Pfizer (-0,8%), géant pharmaceutique américain, a annoncé ses résultats du troisième trimestre. Le résultat net s'affiche à 4,11 Mds$ (0,69$ par action), contre 2,84 Mds$ (0,47$ par action) un an avant. Le bpa ajusté montent de 16% à 0,78$. Les revenus progressent de 1% à 13,3 Mds$, un peu en dessus du consensus. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,75$, pour des revenus de 13,5 Mds$. Sur 2018, le groupe vise désormais des revenus logés entre 53 et 53,7 Mds$, contre une précédente fourchette de 53/55 Mds$. Le bpa est quant à lui désormais attendu entre 2,98 et 3,02$, contre une précédente fourchette de 2,95/3,05$.

Allergan (-7,5%) a annoncé une perte nette de 37,9 M$ (0,11$ par action) au 3ème trimestre, contre une perte de 4,03 Mds$ (12,07$ par action) un an plus tôt. En base ajustée, le bénéfice par action s'affiche à 4,25$, contre 4,15$ sur la même période de l'exercice précédent. Les revenus sont de 3,91 Mds$, contre 4,03 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 4,04$, pour des revenus de 3,89 Mds$. Sur l'exercice, le bpa ajusté est désormais attendu entre 16,20 et 16,60$, contre une précédente fourchette de 16/16,50$.

Mondelez (+5%) a annoncé ses résultats du troisième trimestre. Les bénéfices sont de 1,19 Md$ (0,81$ par action), contre 981 M$ (0,64$ par action) un an avant. Le bénéfice par action ajusté ressort à 0,62$, en hausse de 18% en glissement annuel. Les revenus s'élèvent à 6,29 Mds$, contre 6,53 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,60$, pour des revenus de 6,3 Mds$. Sur 2018, le groupe vise une croissance organique de ses revenus de 2% et une croissance à deux chiffres de son bpa ajusté.

Aetna (+1,3%) a annoncé ses résultats du troisième trimestre. Les profits s'affichent à 1 Md$ (3,03$ par action), contre 838 M$ (2,52$ par action) un an avant. Les bpa ajusté ressort à 2,96$, contre 2,45$ un an plus tôt. Les revenus montent de 3% à 15,48 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 2,83$, pour des revenus de 15,3 Mds$.

MasterCard (-1,7%) a publié ses résultats du troisième trimestre. Les profits sont de 1,9 Md$ (1,82$ par action), contre 1,4 Md$ (1,34$ par action) un an avant. Le bpa ajusté ressort à 1,78$, contre 1,34$ un an plus tôt. Les revenus s'affichent à 3,9 Mds$, contre 3,4 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,68$, pour des revenus de 3,9 Mds$.

Fiat Chrysler Automobiles (-4%) renoue avec le versement de dividende. Le constructeur américano-italien va verser un dividende exceptionnel de 2 milliards d'euros suite à la vente de l'équipementier Magneti Marelli au Japonais Calsonic Kansei pour 6,2 milliards d'euros. Le groupe compte également reprendre la distribution de dividendes réguliers à partir de l'an prochain. FCA a enregistré sur la période juillet-septembre un bénéfice opérationnel en hausse de 13%, à 1,995 milliard d'euros, pour des ventes en progression de 9%, à 28,77 MdsE. Des chiffres supérieurs aux attentes du marché.

Take-Two (+11%). Rockstar Games annonce que le jeu 'Red Dead Redemption 2', sorti vendredi 26 octobre 2018, a réalisé le weekend de lancement le plus important de l'histoire du divertissement. Avec plus de 725 millions de dollars de ventes au détail dans le monde au cours de ses trois premiers jours de commercialisation, 'Red Dead Redemption 2' est ainsi le deuxième lancement de divertissement le plus considérable de tous les temps, après le précédent titre de Rockstar Games, 'Grand Theft Auto V', qui avait généré plus d'un milliard de dollars en vente au détail en trois jours (en semaine). Sony Interactive Entertainment (SIE) a également confirmé que 'Red Dead Redemption 2' vient d'établir de nouveaux records sur le PlayStation Network en matière de pré-commandes, de ventes le premier jour et de ventes pour les trois premiers jours.

Sony (+4,7%) relève ses objectifs annuels pour la deuxième fois en trois mois, porté par le succès de son activité jeux-vidéo. Le géant japonais de l'électronique table désormais, sur l'exercice clos fin mars 2019, sur un profit opérationnel de 870 milliards de yens (7,72 Mds$), contre 760 MdsY anticipés précédemment. Les revenus devraient atteindre 8.700 MdsY contre 8.600 MdsY visés jusqu'ici. L'optimisme du management est alimenté par la croissance de la division PlayStation, alors que les ventes de Spider-Man ont établi le mois dernier un nouveau record pour un jeu vidéo développé par Sony. D'autant que la période des fêtes de fin d'année arrive rapidement... Outre Spider-Man, les jeux Red Dead Redemption II et Call of Duty: Black Ops devraient soutenir les résultats de la division. Sony tire également profit du succès planétaire de Fortnite, dont il partage une partie des recettes. Sur le trimestre clos fin septembre, la firme nippone a enregistré un profit opérationnel de 239 MdY (+17%) pour des revenus de 2.200 MdsY, là où le consensus était respectivement positionné à 205 et 2.100 MdsY. La petite déception provient de la division 'puces', dont le résultat a reculé de 3%.

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