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Clôture de Wall Street : Apple et les technos reprennent des forces

Clôture de Wall Street : Apple et les technos reprennent des forces
Clôture de Wall Street : Apple et les technos reprennent des forces
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse américaine a progressé jeudi, dans l'espoir d'une détente sur le front commercial. Les Etats-Unis ont proposé à la Chine de nouvelles négociations, sans doute en fin de mois, ce qui éloigne la menace immédiate de nouvelles taxes sur 200 milliards de dollars de produits chinois importés. L'action d'Apple (+2,4%) a salué la présentation par la firme à la pomme de trois nouveaux iPhones et d'une nouvelle Apple Watch. Les cours du pétrole et du dollar ont reculé, tandis que les craintes liées à l'ouragan Florence se sont quelque peu estompées, le cyclone ayant été rétrogradé de catégorie 4 à 2 depuis 24 heures.

A la clôture, l'indice Dow Jones a avancé de 0,57% à 26.146 points, sa troisième séance de hausse et sa première clôture au-dessus des 26.000 points depuis le début du mois. L'indice large S&P 500 a progressé de 0,53% à 2.904 pts, tandis que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a gagné 0,75% à 8.013 pts.

Le dollar fléchit après une modération de l'inflation en août

Sur le marché des changes, l'indice du dollar a reculé pour le 4ème jour d'affilée, cédant 0,26%, à 94,55 points, après la publication d'une inflation plus modérée que prévu en août et au lendemain de la sortie du Livre Beige de la Fed, qui a signalé des accès de faiblesse de l'économie américaine, ce qui réduit les risques de deux nouvelles hausses de taux avant la fin 2018. L'euro a fini en hausse de 0,56% à 1,1691$, soutenu par la BCE qui a maintenu son cap en matière monétaire et s'oriente progressivement vers une politique monétaire plus restrictive. Sur le marché obligataire américain, les taux ont peu évolué, le rendement de l'emprunt d'Etat à 10 ans (T-Bond) prenant 1 point de base à 2,97%.

Sur le plan macro-économique aux Etats-Unis, l'indice des prix à la consommation (CPI) a augmenté moins que prévu en août, de 0,2% contre +0,3% de consensus. Sur un an, la progression a ralenti à 2,7% (+2,8% de consensus) après 2,9% en juillet. Hors alimentation et énergie, le CPI a augmenté de 0,1% sur un mois, contre +0,2% de consensus, et de 2,2% en glissement annuel (consensus +2,3%). Du côté de l'emploi, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont été inférieures aux attentes à 204.000, contre 210.000 attendu et après 205.000 pour la semaine antérieure.

Un nouveau "round" de négociations entre Washington et Pékin

Les indices boursiers ont été soulagés après la confirmation que les Etats-Unis ont proposé à la Chine d'organiser un nouveau "round" de négociations commerciales dans les prochaines semaines. Ces informations laissent penser que Washington pourrait parvenir à un compromis avec Pékin, qui éviterait de mettre en oeuvre les menaces de Donald Trump de taxer 200 Mds de produits importés de Chine.

Alors que la première vague de 50 Mds$ de produits taxés pendant l'été n'avait pas concerné des produits grand public, la deuxième vague toucherait un éventail bien plus large de produits, notamment dans le domaine technologique. Les responsables du secteur ont multiplié les avertissements ces derniers jours, craignant que ces taxes ne débouchent sur une hausse des prix aux Etats-Unis, et un recul de la consommation.

Dans son dernier Livre Beige, publié mercredi soir, la Réserve fédérale a justement fait état d'un ralentissement de la croissance économique lié aux tensions commerciales. Celles-ci se traduisent par "une diminution ou un report des investissements" de la part de certaines entreprises, s'est inquiétée la Fed, qui doit réunir son comité de politique monétaire les 25 et 26 septembre prochains. Les marchés s'attendent à un nouveau tour de vis monétaire, d'un quart de point, à cette occasion, pour porter le taux des "fed funds" à 2%-2,25%. Mais au-delà, la probabilité d'une 4ème hausse avant la fin 2018 pourrait être remise en cause, si les tensions commerciales s'aggravaient et affectaient davantage la croissance.

Fortes prises de bénéfices sur le pétrole

Les cours du pétrole, qui avaient rebondi d'environ 4% depuis vendredi dernier, ont rechuté jeudi. Le contrat à terme d'octobre sur le brut léger américain (WTI) a plongé de 2,53% à 68,59$ le baril sur le marché Nymex à New York. Le baril de Brent de la Mer du nord a reculé de 1,96% à 78,18$ après avoir frôlé les 80$ mercredi.

Pour autant, à moyen terme, les facteurs susceptibles d'affecter à la baisse la production pétrolière mondiale restent en place, et inquiètent l'Agence internationale d'énergie (AIE). Dans son dernier rapport mensuel, publié jeudi, l'agence a prévenu que les prix du Brent pourraient monter au-dessus de 80$ (un niveau plus atteint depuis novembre 2014) si l'Opep et ses alliés n'ouvrent pas fortement leurs vannes pour compenser la chute de la production de l'Iran et du Venezuela. Il "n'est pas facile d'estimer les capacités de production supplémentaires qui pourront être facilement mobilisées", s'est ainsi inquiétée l'AIE.

VALEURS A SUIVRE

Apple (+2,42%) a réagi un peu à retardement à l'annonce de ses nouveaux produits faite mercredi, et qui avait dans un premier temps été accueillie par un recul de 1,2% du titre mercredi soir... Jeudi cependant, le titre de la firme à la pomme a vivement rebondi, terminant en hausse de 2,42% à 226,41$. La firme à la pomme a présenté mercredi trois nouveaux modèles d'iPhones dérivés de son iPhone X (prononcer "iPhone 10") lancé en septembre 2017 pour fêter les 10 ans de l'iPhone. Deux de ces modèles, les iPhone XS et XS Max, sont résolument haut de gamme, à plus de 1.100 euros pièce. Ils sont dotés d'écrans OLED bord à bord, plus grands et lumineux, et d'une génération de puces plus puissantes. Le troisième combiné l'iPhone XR, sera vendu à un prix légèrement plus abordable, à partir de 859 euros en France.

Apple a aussi dévoilé la 4ème version de sa montre connectée, dédiée essentiellement aux applications de santé. L'Apple Watch Series 4 est capable de surveiller le rythme cardiaque et d'établir un électrocardiogramme, grâce à des électrodes intégrés à l'arrière du cadran. Elle peut aussi détecter une chute de son propriétaire, et d'appeler automatiquement les services médicaux. Le look de la montre a été amélioré avec des bords plus discrets et arrondis, ce qui permet à l'écran d'occuper plus de place sur le cadran.

Qualcomm (+4%) a grimpé à Wall Street, le géant américain des "puces" pour téléphonie mobile ayant annoncé un programme accéléré de rachat d'actions d'un montant totalisant 16 milliards de dollars. Le groupe de San Diego avait déjà dévoilé son intention de racheter, au total, pour 30 milliards de dollars de ses propres titres. Les accords relatifs au plan de rachat accéléré ont été conclus avec Bank of America, Citigroup et Morgan Stanley, pour un total de 178 millions de titres et 16 milliards de dollars. Steve Mollenkopf, CEO de Qualcomm, explique également que le groupe reste en bonne voie en vue de réaliser la majeure partie du programme précédemment annoncé de 30 Mds$ avant la fin de l'exercice 2019.

Parmi les autres valeurs technologiques bien orientées figurent d'autres fabricants de "puces" malmenés ces derniers jours comme Intel (+1,4%) et Nvidia (1,1%). Le titre de Microsoft a gagné plus de 1%.

Le fabricant chinois d'automobiles électriques NIO, qui a vécu une IPO agitée mercredi, a flambé de 75% jeudi pour sa deuxième séance de cotation sur le Nyse, terminant à 11,60$ ! Le titre, qui avait été "pricé" en bas de fourchette pour son introduction, à 6,26$, avait pâti d'une désaffection des investisseurs, liée en partie aux tensions commerciales entre Washington et Pékin. Mercredi, le "Tesla chinois" avait d'abord chuté de plus de 15%, avant de se reprendre en cours de séance pour finir en hausse d'environ 5%.

De son côté, Tesla a cédé jeudi 0,37%. Le directeur général Elon Musk a avoué que le constructeur californien de véhicules électriques était submergé par la demande relative au Model 3 'grand public'. Ainsi, le groupe aurait le plus grand mal à répondre dans les temps à ses clients. "Du fait d'une importante augmentation des volumes de livraisons de véhicules en Amérique du Nord, les clients de Tesla pourraient rencontrer des temps de réponse plus longs. Résoudre cela est la première de nos priorités", a tweeté Musk. Il s'est ainsi excusé auprès d'un client de Tesla se plaignant de vivre un véritable 'cauchemar' pour récupérer son Model 3. "Mes excuses, je travaille actuellement sur ce problème précis". Il peut sembler étonnant de voir un CEO d'une grande entreprise répondre à des demandes individuelles. Il n'est pas rare cependant que Musk choisisse d'échanger directement sur Twitter avec un intervenant ou un client 'quelconque'. La communication n'est d'ailleurs pas absurde, puisqu'elle permet de souligner une fois de plus la très forte demande actuellement rencontrée par le Model 3.

Kroger (-10%) vient de publier ses résultats du second trimestre. Les bénéfices sont de 508 M$ (0,62$ par action), contre 353 M$ (0,39$ par action) un an plus tôt. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 0,41$. Les ventes montent de 1% à 27,86 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,38$, pour des ventes légèrement supérieures à 27,9 Mds$. Sur l'exercice, le groupe vise un bpa compris entre 2 et 2,15$.

Pivotal Software (-20% !) a publié ses résultats du second trimestre. La perte nette ressort à 35,6 M$ (0,14$ par action), contre une perte de 35,4 M$ (0,52$ par action) un an avant. En base ajustée, la perte par action s'affiche à 0,06$. Les revenus s'élèvent à 164,4 M$, contre 126 M$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne une perte par action de 0,09$, pour des revenus de 158 M$. Sur le T3, le groupe vise une perte par action comprise entre 0,09 et 0,08$, pour des revenus entre 163 et 165 M$.

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