Cotation du 19/07/2019 à 23h08 Dow Jones Industrial -0,25% 27 154,20
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Clôture de Wall Street : 6ème séance de hausse pour le Dow Jones !

Clôture de Wall Street : 6ème séance de hausse pour le Dow Jones !
Clôture de Wall Street : 6ème séance de hausse pour le Dow Jones !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le rebond entamé la semaine dernière s'est poursuivi lundi à Wall Street, après l'annonce d'un accord sur l'immigration entre les Etats-Unis et le Mexique, qui écarte la menace de taxes d'importations pour Mexico. Par ailleurs, des discussions avec la Chine ont été qualifiées de "constructives" à l'issue du G20 Finances de Fukuoka. Le retour de l'appétit du risque a profité aux actions et au dollar, tandis que les obligations, le pétrole et l'or ont fait l'objet de prises de bénéfices. Le peso mexicain a flambé de plus de 2%. Du côté des entreprises, la fusion géante annoncée dans la défense entre Raytheon (+0,67%) et United Technologies (UTC, -3,1%) a animé la cote.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné lundi 0,30% à 26.062 pts, tandis que le S&P 500 progressait de 0,47% à 2.886 pts, et que le Nasdaq Composite avançait de 1,05% à 7.823 pts. Il s'agit de la 6ème séance de hausse pour le Dow Jones, de la 5ème pour le S&P 500 et de la 4ème pour le Nasdaq.

La semaine dernière, les trois indices avaient rebondi respectivement de 4,7% (DJIA), 4,4% (S&P 500) et 3,8% (Nasdaq) après avoir passé plusieurs semaines dans le rouge vif, sur fond d'escalade de la guerre commerciale.

Retour au calme sur le marché obligataire, l'or corrige

Sur le marché des changes, le dollar a regagné du terrain après avoir été pénalisé ces derniers jours par la chute des rendements obligataires et les inquiétudes sur la croissance et l'emploi aux Etats-Unis. Lundi soir, l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence, a regagné 0,22% à 96,76$. A l'inverse, l'euro a corrigé de 0,14% à 1,1315$, après avoir atteint vendredi son plus haut niveau depuis le mois de mars. Le yen, qui avait servi de valeur refuge ces dernières semaines a cédé 0,25% à 108,46 yens /$. Le peso mexicain a flambé de 2,06% à 19,21 pesos/$, sa plus forte hausse depuis près d'un an, saluant l'accord entre Washington et Mexico.

Sur le marché obligataire, les investisseurs ont cédé des titres, faisant rebondir les taux d'intérêts (qui évoluent mécaniquement en sens inverse des cours). Le rendement de l'emprunt d'Etat américain de référence, le T-Bond à 10 ans, a regagné lundi 6 points de base à 2,14%, mais il reste proche de ses plus bas depuis la fin 2016. La crainte pour la croissance, notamment après des chiffres de l'emploi décevants en mai (seulement 75.000 créations d'emplois) avaient fait plonger les taux d'intérêts aux Etats-Unis la semaine dernière et fait s'envoler les attentes de baisses de taux de la Fed pour cette année.

Le pétrole a marqué le pas après son rebond de la fin de semaine. Le contrat à terme de juillet sur le brut léger américain WTI a cédé lundi 1,33% à 53,27$ le baril sur le Nymex, tandis que le Brent d'échéance août reculait de 1,55% à 62,31$ à Londres au moment de la clôture du Nymex. Le 5 juin, le WTI était entré dans un marché baissier, perdant plus de 20% par rapport à ses sommets. Les cours ont toutefois vivement rebondi en fin de semaine dernière, après des déclarations saoudiennes affirmant que l'OPEP+ prolongera son accord de baisse de la production au second semestre.

L'or, qui avait rebondi de plus de 5% ces dernières semaines, profitant des craintes liées à la guerre commerciale, cédait du terrain lundi après un "rally" haussier de 9 séances consécutives. Le contrat à terme d'août a cédé lundi 1,03%, revenant à 1.332,20$ l'once, après avoir frôlé vendredi son plus haut de l'année.

La tension retombe avec le Mexique

Les marchés financiers ont été soulagés d'apprendre dans la nuit de vendredi à samedi que les Etats-Unis ont trouvé un accord avec le Mexique sur la maîtrise des flux migratoires. Donald Trump a annoncé dans la foulée qu'il levait sa menace d'imposer des taxes douanières, dont l'entrée en vigueur était prévue ce lundi sur l'ensemble des produits mexicains... Le taux initial de 5% devait grimper jusqu'à 25% en octobre si le Mexique ne s'engageait pas à mieux sécuriser la frontière avec son voisin du nord...

Selon la déclaration commune, les Etats-Unis pourront plus facilement renvoyer au Mexique les demandeurs d'asile arrivés à la frontière sud, pendant l'examen de leur dossier, tandis que le Mexique leur promet "des emplois, l'accès au soin et à l'éducation". Mexico a également accepté de prendre "des mesures sans précédent pour lutter contre l'immigration illégale", en déployant 6.000 hommes de sa Garde nationale, notamment à sa frontière avec le Guatemala.

Lundi, le président américain a précisé lundi, sans autre précision, qu'un autre volet important de l'accord américano-mexicain sur la sécurité et l'immigration a été signé et qu'il devra être ratifié par le parlement mexicain.

Le suspense continue avec la Chine

Les investisseurs cherchaient aussi une lueur d'espoir du côté des négociations commerciales avec la Chine, après la réunion des ministres des Finances du G20, ce week-end à Fukuoka au Japon. Steven Mnuchin, le secrétaire US au Trésor, a indiqué avoir eu une rencontre "constructive" avec le président de la Banque centrale chinoise.

M. Mnuchin a aussi confirmé que le dossier Huawei, placé sur une liste noire par Washington, était lié aux négociations commerciales avec Pékin. Il a estimé que les "principales avancées" pourraient se faire lors de la rencontre prévue entre Donald Trump et Xi Jinping au sommet des chefs d'Etat du G20 à Osaka, les 28 et 29 juin. Cette rencontre semble donc toujours être d'actualité, même si elle n'a pas été confirmée du côté de Pékin, et que les propos acerbes continuent de fuser entre les deux grandes puissances économiques mondiales...

Donald Trump a ainsi maintenu la pression lundi, en affirmant lors dune interview à 'CNBC' qu'il était prêt à instaurer des droits de douane sur la totalité des importations chinoisessi Xi Jinping refuse de le rencontrer lors du sommet du G20 des 28 et 29 juin...

Il s'est cependant montré confiant sur la tenue de la rencontre et a mis en avant ses excellentes relations avec l'homme fort de Pékin, "un type incroyable", un homme "très fort et très intelligent".

VALEURS A SUIVRE

Les valeurs de la défense et de l'aéronautique étaient sous le feu des projecteurs après l'annonce de la plus importante fusion de l'histoire du secteur aux Etats-Unis. Les deux géants Raytheon (+0,67%) et United Technologies (-3,1%) ont en effet convenu de se rapprocher dans le cadre d'une fusion entre égaux. L'entité combinée, qui portera le nom de Raytheon Technologies Corporation, afficherait des revenus globaux estimés à environ 74 Mds$, ce qui la placera derrière Boeing (stable), au coude à coude avec Airbus (+0,1%), mais devant Lockheed Martin (-1%). La nouvelle entité ne comprendra pas les activités de climatisation Carrier ni la division ascenseurs Otis, deux activités que le groupe United Technologies s'était déjà engagé à vendre.

A noter que Donald Trump s'est déclaré "inquiet" de cette opération, déclarant qu'elle nuirait à la concurrence et compliquerait la tâche du gouvernement américain dans la négociation de contrats de défense. Dans un entretien à la chaîne américaine 'CNBC', il a déclaré "je veux m'assurer que nous ne faisons pas de mal à la concurrence".

Raytheon et UTC ont présenté leur fusion comme une opération très complémentaire : United Technologies fournit principalement des équipements électroniques aux constructeurs aéronautiques civils tandis que Raytheon fournit au gouvernement américain des équipements destinés aux avions militaires ainsi que des systèmes de missiles. Raytheon, qui est notamment le fabricant des missiles Tomahawk et Patriot, a bénéficié de la hausse des budgets militaires impulsée par le président américain Donald Trump.

A l'issue de la fusion, les actionnaires d'United Technologies détiendront environ 57% du nouveau groupe, le solde étant entre les mains de ceux de Raytheon. La fusion devrait être finalisée au cours du premier semestre 2020.

Greg Hayes, l'actuel PDG d'United Technologies, sera dans un premier temps le directeur général (CEO) du nouvel ensemble Raytheon Technologies, tandis que Thomas Kennedy, le PDG de Raytheon, en sera le président exécutif. Deux ans après la fusion, il est prévu que Greg Hayes cumule les deux fonctions et devienne PDG de Raytheon Technologies.

Microsoft (+0,9%), le géant informatique de Redmond, a levé le voile lors de l'E3 de Los Angeles sur la nouvelle génération de console Xbox ('Project Scarlett'), attendue l'année prochaine. La console devrait être quatre fois plus puissante que la Xbox One X et sera dotée d'une puce AMD (Advanced Micro Devices), indique l'agence Reuters. La console affichera jusqu'à 120 images par seconde et sera équipée d'un disque SSD permettant d'accélérer les temps de chargement. Elle sera lancée avec 14 nouveaux titres. Microsoft précise également que son service de jeu en streaming 'Project xCloud' devrait être proposé en test en octobre... Le Japonais Sony avait déjà annoncé ses projets pour la 'PlayStation 5' de nouvelle génération, attendue en principe fin 2020. Google (Alphabet) enregistre pour sa part des précommandes pour son service en streaming Stadia attendu en novembre.

Salesforce.com (-5,2%), géant du CRM, a annoncé l'acquisition programmée de la plateforme analytique Tableau Software, l'opération s'effectuant sur la base d'une valeur d'entreprise de 15,7 milliards de dollars dette comprise. Il s'agit d'une opération entièrement libellée en actions, qui constitue la plus importante opération de croissance externe de Salesforce.

Tableau (+33,7% !), basé à Seattle, compte plus de 86.000 clients, dont Netflix ou Verizon. Dans le cadre du deal, les actionnaires de Tableau recevront 1,103 titre Salesforce pour chaque action, ce qui matérialise une prime de 42% sur la clôture de vendredi. La finalisation est attendue au troisième trimestre. L'équipe de direction de Tableau menée par Adam Selipsky restera en place. Le groupe de San Francisco Salesforce estime que le deal ajoutera jusqu'à 400 M$ aux revenus 2020, tout en impactant le profit ajusté de 37 à 39 cents par titre. Le bpa ajusté 2020 est maintenant attendu entre 2,51 et 2,53$, largement inférieur au consensus antérieur.

Spark Therapeutics (-8,3%). Les choses se compliquent en revanche pour Spark, qui trébuche en bourse, Roche ayant prolongé jusqu'au 31 juillet son offre d'acquisition de 4,3 milliards de dollars sur l'Américain, spécialiste de la thérapie génique, du fait d'un examen plus long que prévu du dossier par les autorités de concurrence.

Kraft Heinz (+5,4%) annonce la clôture de l'enquête interne faisant suite à des anomalies comptables imputables à des salariés de la division 'achats'. Le groupe publiera au plus tard fin juillet ses comptes du premier trimestre.

Fiat Chrysler Automobiles (+1,7%). Selon plusieurs sources proches du dossier citées par Reuters, Renault et Fiat Chrysler Automobiles chercheraient les moyens de relancer leur projet de fusion. Dans le même temps, Renault a indiqué son intention de bloquer la réforme de gouvernance de Nissan, s'il n'obtient pas de meilleure représentation dans les comités du conseil du groupe japonais.

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