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Clôture de Wall Street : 4ème hausse, avec le commerce et le pétrole

Clôture de Wall Street : 4ème hausse, avec le commerce et le pétrole
Clôture de Wall Street : 4ème hausse, avec le commerce et le pétrole
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le rebond de début d'année s'est poursuivi mercredi à Wall Street pour la quatrième séance consécutive, mais la hausse s'est réduite en fin de séance sur des craintes de "shutdown" prolongé après l'échec d'une nouvelle discussion concernant le mur transfrontalier avec le Mexique. Sur le front commercial, en revanche, des signes positifs sont enfin apparus à l'issue de trois jours de réunion entre les Etats-Unis et la Chine à Pékin. La cote a été soutenue par une flambée d'environ 5% des cours du pétrole, qui a profité aux valeurs pétrolières. Enfin, les Minutes de la Fed ont surpris en se montrant bien plus accommodantes que le communiqué de décembre, qui avait largement contribué au plongeon boursier...

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné mercredi 0,39% à 23.879 points, tandis que l'indice large S&P 500 a terminé en hausse de 0,41% à 2.584 pts, et que l'indice Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a gagné 0,87%, à 6.957 pts. Les indices progressaient davantage en cours de séance, mais ils ont perdu de la hauteur lorsque Donald Trump a claqué la porte d'une réunion sur le budget, prolongeant le "shutdown" et durcissant son bras de fer avec les Démocrates au sujet du financement du mur avec le Mexique.

Depuis le début de l'année, les indices ont désormais regagné 2,3% (Dow Jones), 3,1% (S&P 500) et 4,8% (Nasdaq) après avoir reculé en 2018 pour la première fois depuis 10 ans, en 2008. L'an dernier, le Dow Jones avait perdu 6,4%, le S&P 500 5,6% et le Nasdaq avait cédé 3,9%.

La Fed confirme une probable pause dans son cycle haussier

Sur le marché des changes, l'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de six devises de référence) a reculé dans l'espoir d'un accord commercial entre Washington et Pékin avant la date-butoir du 1er mars. L'indice du dollar a chuté de 0,81% à 95,12 points, tandis que l'euro a bondi de près de 1% à 1,1552$.

Sur les marchés obligataires américains, les taux d'intérêts sont repartis en baisse, mercredi, le rendement du T-Bond à 10 ans cédant 2 points de base à 2,71% après la publication des Minutes de la Fed montrant que de nombreux banquiers centraux sont favorables à une pause dans le durcissement monétaire.

Selon le compte-rendu de la réunion des 18 et 19 décembre, "de nombreux participants ont exprimé l'opinion que, surtout dans un environnement de moindre pression inflationniste, le Comité (de politique monétaire : ndlr) pourrait se permettre d'être patient concernant la poursuite de sa politique de raffermissement monétaire".

Le Minutes envisagent donc clairement une pause dans le cycle haussier, ce qui n'avait pas été clair à l'issue de la réunion de décembre, contribuant au plongeon boursier... Le patron de la Fed, Jerome Powell, avait dû rectifier le tir le 4 janvier, évoquant la "patience" et "flexibilité" de la Fed, ce qui entraîné un vif rebond des cours de Bourse, après un mois de décembre calamiteux.

Le pétrole s'envole dans l'espoir d'un accord Etats-Unis-Chine

Le pétrole a poursuivi son "rally", mercredi, après son plongeon de 40% au cours du 4ème trimestre 2018... Le contrat à terme de février sur le WTI a flambé de 5,18%, à 52,36$ tandis que l'échéance mars sur le Brent a pris 4,63%, à 61,44$. Depuis le début de 2019, le WTI a regagné plus de 15%, et il a rebondi de plus de 23% par rapport à ses plus bas niveaux du 24 décembre dernier, à 42,36$.

La hausse s'est produite malgré une baisse moins forte que prévu des stocks hebdomadaires de brut aux Etats-Unis. Selon le rapport du Département à l'Energie, les stocks commerciaux de pétrole brut ont baissé de 1,7 million de barils (moins que prévu par le consensus), à 439,7 millions de barils.

Les cours du pétrole ont surtout été soutenus par l'espoir d'un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine, les deux grandes puissances mondiales, dont dépend largement la demande pétrolière. A l'issue de trois jours de négociations qui se sont achevées ce mercredi à Pékin, le Bureau du représentant américain au commerce a fait savoir que la Chine s'est engagée à acheter "une quantité substantielle" de produit agricoles et pétroliers aux Etats-Unis, ainsi que des produits manufacturés.

Par ailleurs, la Banque populaire de Chine (BPC) a promis mercredi de soutenir davantage l'économie réelle pour faire face à la détérioration des conditions économiques.

Donald Trump claque la porte d'une réunion sur le "shutdown"

Les cours du brut sont aussi soutenus par des signes que l'Opep a commencé à réduire sa production dès décembre, anticipant la mise en oeuvre de l'accord conclu avec d'autres pays producteurs dont la Russie, pour réduire de 1,2 million de barils par jour les pompages à partir de janvier. L'espoir d'une reprise de la demande mondiale en cas d'accord commercial entre les Chine et les Etats-Unis a aussi contribué à soutenir les cours du pétrole.

En Bourse, les effets positifs des négociations commerciales et de la hausse des cours pétroliers ont été quelque peu douchés en fin de séance par le bras de fer politique engagé entre Donald Trump et les démocrates du Congrès, qui refusent de débloquer 5,7 milliards de dollars pour construire un mur entre les Etats-Unis et le Mexique.

Donald Trump a quitté une réunion avec les responsables démocrates en jugeant qu'il s'agissait d'une "perte de temps". "Je viens de quitter une rencontre avec Chuck (Schumer) et Nancy (Pelosi), une pure perte de temps", a ainsi tweeté le président américain. Le "shutdown" partiel des administrations fédérale, entamé le 22 décembre, ne semble donc pas près de s'achever.

VALEURS A SUIVRE

L'indice sectoriel de l'énergie du S&P 500 a signé la meilleure performance de la séance avec un gain de 1,5%. Les valeurs pétrolières ont profité de la flambée des cours du pétrole, à l'instar d'ExxonMobil (+0,5%), Chevron (+1,3%), ConocoPhillips (+3,3%), Transocean (+1,4%) et Devon Energy (+1,1%). Chesapeake Energy a bondi de 12,6%, le groupe ayant annoncé que sa production du quatrième trimestre, en termes de pétrole et de gaz, sera plus élevée que le consensus de place.

Amazon (+0,17%) a conservé de justesse sa place de première capitalisation boursière sur la cote américaine, qu'il a ravie lundi à Microsoft (+1,4%). La capitalisation du géant du commerce en ligne a fini à 811 milliards de dollars contre 800 Mds$ pour Microsoft.

A noter que la séance de mercredi a été marquée par l'annonce que Jeff Bezos, patron et fondateur d'Amazon, allait divorcer de son épouse MacKenzie après 25 ans de mariage. L'annonce a brièvement fait passer le cours de Bourse d'Amazon dans le rouge, les marchés ignorant pour le moment si les deux époux avaient signé un contrat de mariage pour répartir leurs biens...

Ils vivent dans l'Etat de Washington, où l'absence de contrat de mariage prévoit une répartition égalitaire à 50/50 entre les ex-conjoints en cas de divorce, a rapporté mercredi la chaîne télévisée américaine 'TMZ'. Il est cependant trop top pour imaginer que la fortune de Jeff Bezos, devenu en 2018 l'homme le plus riche du monde, serait divisée en deux. D'autant que la séparation du couple se ferait à l'amiable si l'on en croit un tweet de Jeff Bezos affirmant que "si nous avions su que nous nous séparerions après 25 ans, nous recommencerions tout de la même façon".

JC Penney (+10,7%) annonce avoir enregistré des ventes à magasins comparables en baisse de 3,5% (-5,4% en base non-décalée) sur la période des fêtes de fin d'année (neuf semaines se terminant le 5 janvier 2019). Le groupe réaffirme par ailleurs son objectif de free cash flow positif sur l'exercice fiscal 2018.

Illumina (+3,9%) a annoncé que ses ventes du quatrième trimestre seraient au-dessus du consensus des analystes. Le groupe a également dévoilé ses prévisions pour 2019, avec une croissance des ventes légèrement inférieure aux attentes, mais aussi une fourchette de bénéfice par action plus élevée que prévu.

Lennar (+7 ,9%) a publié ses résultats du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 796 M$ (2,42$ par action), contre 309 M$ (1,29$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 1,96$. Les revenus montent de 71% à 6,46 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,93$, pour des revenus de 6,5 Mds$.

Fiat Chrysler Automobiles (+2,8%). D'après les informations de Reuters, Fiat Chrysler serait proche d'un accord à l'amiable pour mettre fin à un litige avec le département américain de la Justice, le groupe étant soupçonné d'utilisation illégale d'un logiciel de manipulation des émissions polluantes des moteurs diesel de 104.000 de ses voitures et SUV vendus aux Etats-Unis.

Constellation Brands (-12,4%) dévoile ses comptes du troisième trimestre fiscal. Les ventes sont de 1,97 Md$, contre 1,9 Md$ de consensus. Les bénéfices s'élèvent à 303 M$ (1,56$ par action), contre 493 M$ (2,45$ par action) un an plus tôt. Le bpa ajusté ressort à 2,37$, contre 2,06$ de consensus. Sur l'exercice, le groupe vise désormais un bpa compris entre 9,20 et 9,30$, contre une précédente fourchette de 9,60/9,75$.

KB Home (+4%) devait publier ses résultats du quatrième trimestre ce mercredi 9 janvier 2019, après la clôture de Wall Street. Les analystes anticipent en moyenne un bénéfice par action de 0,94$, pour des revenus de 1,35 Md$. Un an avant, sur la même période, le groupe avait enregistré un bénéfice par action de 0,84$, pour des revenus 1,4 Md$.

Micron Technology (+5%). Le dossier est porté par une note favorable de Bernstein qui rehausse, de "performance de marché" à "surperformance" sa recommandation sur le titre à Wall Street.

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