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Clôture de Wall Street : 3e séance de rebond pour le Dow Jones et le Nasdaq

Clôture de Wall Street : 3e séance de rebond pour le Dow Jones et le Nasdaq
Clôture de Wall Street : 3e séance de rebond pour le Dow Jones et le Nasdaq
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse américaine a progressé jeudi pour la 3e séance d'affilée, les investisseurs poussant un "ouf" de soulagement après un compromis trouvé au Congrès américain afin de relever temporairement le plafond de la dette jusqu'au 3 décembre prochain. Un accord qui écarte donc à court terme tout risque de défaut de paiement des Etats-Unis sur leur dette fédérale. En attendant la publication du rapport sur l'emploi US en septembre, vendredi, la Bourse a pour l'instant mis en sourdine ses inquiétudes sur l'inflation et le "tapering" de la Fed. Les prix du gaz ont reflué après les pics des derniers jours, mais ceux du pétrole sont repartis de l'avant.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,98% à 34.754 points, tandis que l'indice large S&P 500 a avancé de 0,83% à 4.399 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a progressé de 1,05% à 14.654 pts.

Dix des 11 indices sectoriels du S&P 500 ont fini dans le vert, dont les matériaux de base (+1,3%), les biens de consommation discrétionnaires (+1,5%) et la santé (+1,2%), ainsi que les services de communication (+0,3%) et les technologiques (+0,9%). L'énergie a encore gagné 0,7%.

Le risque d'un défaut sur la dette américaine s'éloigne

A Washington, un accord a donc enfin été conclu jeudi au Congrès américain en vue d'un relèvement temporaire du plafond de la dette jusqu'au 3 décembre prochain. Le chef de la majorité démocrate au Sénat américain, Chuck Schumer, a indiqué jeudi que "nous avons conclu un accord pour prolonger le plafond de la dette jusqu'à début décembre et nous espérons que nous pourrons l'entériner dès aujourd'hui". Un vote pourrait donc intervenir dans la journée de jeudi.

Selon la presse américaine, le plafond de la dette autorisée, aujourd'hui fixé autour de 28.400 milliards de dollars serait autorisé à grimper de 480 Mds$, pour atteindre 28.880 Mds$ jusqu'au 3 décembre prochain.

Si aucun accord n'avait été trouvé, l'Etat fédéral se serait trouvé à court de financements vers le 18 octobre, ce qui aurait entraîné un défaut sur sa dette, un événement sans précédent dans l'histoire des Etats-Unis, qui aurait eu de lourdes conséquences sur l'économie et les marchés financiers.

Le pétrole repart en hausse, le taux US à 10 ans atteint 1,57%

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse après leur pause de mercredi, tandis que les cours du gaz naturel ont marqué le pas en Europe comme aux Etats-Unis. Le baril de brut américain WTI a repris 1,1% à 78,30$ pour le contrat à terme de novembre sur le Nymex, tandis que le baril de Brent de la Mer du Nord a gagné 1,07% à 81,95$ (contrat de décembre). Le WTI est proche de son plus haut niveau depuis 7 ans et le Brent tutoie ses sommets de trois ans.

Le gaz naturel s'est stabilisé aux Etats-Unis à 5,67$ par million de BTU (British Thermal Unit), tandis qu'en Europe, il a fortement baissé, de 14% à 93,50 euros par mégawattheure pour le Dutch TTF Natural Gas, après un pic au-dessus de 150$ mardi...

L'or a terminé en recul de 0,2% à 1.759,20$ l'once pour le contrat à terme de décembre sur le marché Comex. Le bitcoin s'échangeant jeudi soir autour de 54.141$, en recul d'environ 1,4% sur 24h, selon le site Coindesk.

Sur les marchés obligataires, les taux se sont à nouveau tendus, le rendement du T-Bond à 10 ans bondissant jeudi soir de 5 points de base à 1,57%, alors qu'il était autour de 1,3% le 22 septembre juste avant que la Fed n'annonce son intention de commencer son "tapering" (réduction de ses achats d'actifs). En Europe, le rendement du Bund allemand à 10 ans est resté stable à -0,18%. Côté devises, l'indice du dollar cédait jeudi soir 0,07% à 94,20 points face à un panier de devises, mais reste proche de ses plus hauts depuis un an, tandis que l'euro était stable à 1,1554$.

L'emploi, indicateur clé pour le "tapering" de la Fed

Sur le plan macro-économique, les opérateurs ont pris connaissance de nouveaux chiffres de l'emploi américain ce jour, avant le rapport complet sur l'emploi en septembre, attendu vendredi. Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont ainsi diminué plus que prévu la semaine passée et restent proches de leur niveau de mars 2020. Les inscriptions ont atteint 326.000, en repli de 38.000 par rapport à la semaine antérieure, alors que le consensus était positionné à 348.000.

Mercredi, le rapport ADP sur l'emploi privé avait apporté de bonnes surprises, avec 568.000 créations de postes en septembre contre 430.000 de consensus Bloomberg.

Les économistes s'attendent à l'annonce, vendredi, la création de 488.00 emplois le mois dernier (après une déception en août avec 235.000 nouveaux postes créées) et à un recul du taux de chômage 5,2% à 5,1%. Si le dynamisme du marché de l'emploi se révélait plus fort que prévu, cela pourrait inciter la Réserve fédérale à entamer plus vite que prévu son "tapering", peut-être dès le mois de novembre, comme l'avait laissé entendre le président de la Fed Jerome Powell, le 22 septembre dernier. Il avait alors estimé que le critère de nette amélioration de l'emploi était "en grande partie atteint".

Par ailleurs, le crédit à la consommation a progressé moins vite que prévu en août aux Etats-Unis, sur fond de propagation du variant delta du coronavirus, qui a découragé certaines initiatives commerciales. Le montant des crédits accordés a augmenté de 14,4 milliards de dollars par rapport à juillet, contre +18 Mds$ attendus par le consensus, et après +17,3 Mds$ en juillet, et +38 Mds$ en juin. En rythme annuel, le crédit à la consommation a augmenté de 4% en août, sa plus faible hausse observée depuis janvier outre-Atlantique, a indiqué la Réserve fédérale qui a publié jeudi cet indicateur.

A noter que selon les dernières informations de presse, Jerome Powell devrait bien rempiler à la tête de la Fed pour un nouveau mandat, malgré la récente controverse autour des investissements boursiers effectués par trois responsables de la Fed, Eric Rosengren, Robert Kaplan et du vice-président de la Fed Richard Clarida. Le 'New York Times' a cité des personnes familières avec les discussions internes à la Maison Blanche, qui ont déclaré que Powell continuait d'avoir de bonnes chances d'être renommé compte tenu du respect qu'il avait gagné auprès de l'administration Biden avec son utilisation agressive des outils non conventionnels de la Fed en réponse à la pandémie.

VALEURS A SUIVRE

Levi Strauss (+8,4%) a dépassé les attentes au troisième trimestre et dopé ses estimations annuelles. Le fabricant de jeans a affiché sur la période close un bénéfice net de 193 millions de dollars et 47 cents par action, contre 27 millions de dollars un an avant. Le bénéfice ajusté par action a représenté 48 cents, contre 8 cents sur la période correspondante, l'an dernier. Les revenus se sont élevés à 1,5 milliard de dollars, contre 1,06 milliard un an avant. Le consensus FactSet était de 38 cents de bénéfice ajusté par action pour 1,48 milliard de facturations. Le groupe table, pour son quatrième trimestre, sur un bpa ajusté allant de 38 à 40 cents, soit une guidance annuelle rehaussée entre 1,43 et 1,45$. La croissance de l'activité est attendue entre 20 et 21% sur le quatrième trimestre, soit un chiffre d'affaires allant de 1,66 à 1,68 milliard.

Conagra (-0,7%), le groupe alimentaire américain, a bien résisté au premier trimestre fiscal. Les ventes sont ressorties quasiment stables en organique, malgré la base de comparaison difficile. Les revenus totaux s'établissent à 2,65 milliards de dollars. Le bénéfice dilué par action des opérations poursuivies a été de 49 cents, en retrait de 27%, alors que le bpa ajusté a baissé de 29% à 50 cents. Le consensus était de 49 cents de bénéfice ajusté par action pour 2,54 milliards de dollars de revenus. La compagnie réaffirme sa guidance pour l'exercice fiscal 2022.

Tilray (+2,1%) a publié pour son premier trimestre fiscal 2021, clos fin août, des revenus en expansion de 43% en glissement annuel à 168 millions de dollars, contre un consensus de 172 millions. Les revenus du cannabis ont progressé de 38%. La perte nette est ressortie à 34,6 millions de dollars, contre 22 millions un an avant. L'Ebitda ajusté a été positif de 12,7 millions de dollars, en croissance de 58% en glissement annuel. Il s'agit du dixième trimestre consécutif d'Ebitda ajusté positif. La marge brute a progressé de 46% à 51 millions de dollars. La marge brute ajustée sur le segment cannabis s'est établie à 43%. Les synergies consécutives au rapprochement avec Aphria sont toujours attendues à plus de 80 millions de dollars. La perte trimestrielle par action a été de 8 cents, sensiblement équivalente au consensus.

General Motors (+4,6%). Mary Barra, CEO, a déclaré hier devant les investisseurs que le constructeur automobile américain prévoyait de doubler ses revenus d'ici 2030, avec les véhicules à combustion et le déploiement de nouveaux modèles électriques et de nouveaux services numériques pour rattraper Tesla, devenu la référence industrielle. GM estime que si ses plans réussissent, le groupe sera en mesure de réaliser un chiffre d'affaires annuel d'environ 280 milliards de dollars en 2030 et s'afficher une position de leader sur le segment des véhicules électriques aux États-Unis. Le directeur financier Paul Jacobson a déclaré que GM s'attendait à des marges bénéficiaires avant impôts de 12 à 14%, ce qui pourrait dépasser les niveaux actuels. Cela impliquerait des bénéfices annuels avant impôts pouvant atteindre 39 milliards de dollars. Jacobson a estimé que GM pourrait consacrer 9 à 10 milliards de dollars de dépenses d'investissement annuelles aux véhicules électriques et à d'autres initiatives, sans sacrifier les retours aux actionnaires.

GM prévoit que son activité de véhicules à combustion pourrait croître même si les revenus annuels des véhicules électriques atteignaient 90 milliards de dollars d'ici 2030, contre 10 milliards de dollars prévus en 2023. La société prévoit également de générer 80 milliards de dollars sur de nouvelles activités telles que le service de transport en véhicule autonome Cruise d'ici 2030.

Meredith (+6,4%). Dotdash, la branche de média digital d'IAC (+7,7%), a accepté l'acquisition de l'éditeur de magazines Meredith, aux marques Better Homes & Gardens, Southern Living ou InStyle, dans le cadre d'une opération d'un montant de 2,7 milliards de dollars. L'entité combinée, Dotdash Meredith, sera dirigée par l'actuel patron de Dotdash, Neil Vogel. En juin, Meredith avait accepté une offre de Gray Television pour l'acquisition de ses chaînes TV pour environ 2,8 milliards de dollars. Dotdash s'offre donc là les activités restantes, dont surtout l'unité National Media dédiée aux magazines. L'opération en cash est libellée à 42,18$ par titre Meredith. Dotdash, avec ses propriétés online, est l'une des activités à plus forte croissance d'IAC, détenu par Barry Diller.

Facebook (-1,3%) reste affecté par les accusations de la lanceuse d'alerte Frances Haugen et la panne géante de plus de 6h qui a bloqué lundi tous ses services (Facebook, Instagram, Messenger et WhatsApp). Mark Zuckerberg, le patron de Facebook est sorti du silence pour rejeter en bloc les accusations dont "Beaucoup n'ont aucun sens", a-t-il estimé. Il a affirmé que le groupe se souciait "profondément des problèmes tels que la sécurité, le bien-être et la santé mentale".

"L'argument selon lequel nous mettons en avant du contenu qui rend les gens en colère, pour des profits, est complètement illogique", s'est encore défendu Mark Zuckerberg, avant d'ajouter : "je ne connais aucune entreprise technologique qui se fixe de développer des produits rendant les gens en colère ou déprimés".

Twitter (+4,3%) a annoncé son intention de céder sa compagnie de publicité mobile MoPub à AppLovin Corporation pour un montant de 1,05 milliard de dollars.

Amazon (+1,2%) a quelque peu rassuré concernant les données des utilisateurs de sa plateforme Twitch. Le service de streaming vidéo en direct Twitch aurait fait l'objet d'un piratage massif, revendiqué par un utilisateur anonyme du forum 4Chan. Celui-ci prétend avoir intercepté l'intégralité du code source et des informations confidentielles de la plateforme. Amazon indique pour sa part qu'aucune information de connexion ou information de carte de crédit n'aurait été compromise à la suite de ce piratage de données chez Twitch Interactive, société qu'elle a acquise en 2014 pour environ 970 millions de dollars.

Pfizer (+1,7%) / BioNTech (+4,4%). Pfizer demande à la Food & Drug Administration américaine l'autorisation d'utilisation d'urgence de son vaccin anti-covid développé avec BioNTech, pour les enfants de la tranche d'âge 5 à 11 ans, confirme le laboratoire sur Twitter. Environ 28 millions d'enfants seraient concernés aux États-Unis en cas de feu vert de l'autorité américaine de santé.

Les valeurs chinoises cotées à Wall Street se sont enflammées, soutenues par la perspective d'une rencontre virtuelle entre Xi Jinping et Joe Biden d'ici à la fin de l'année. Baidu, le moteur de recherche en chinois, a bondi de 4,8%, tandis que le colosse du e-commerce Alibaba s'est envolé de 8,2%, Nio Inc, le 'Tesla chinois', a grimpé de 6,9%, Pinduoduo a avancé de 6,3% et Sohu.com s'est adjugé 2,6%.

Selon un haut représentant de l'administration américaine cité mercredi soir par 'Reuters', Washington et Pékin sont parvenus à un accord de principe pour la tenue avant la fin de l'année d'un sommet virtuel entre les présidents Joe Biden et Xi Jinping, ce qui a laissé espérer aux marchés une amélioration des relations entre les deux grandes puissances économiques mondiales.

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