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Clôture à Wall Street : consolidation dans le calme

Clôture à Wall Street : consolidation dans le calme
Clôture à Wall Street : consolidation dans le calme
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — En clôture de marché, la Bourse américaine consolide prudemment. Le S&P500 perd 0,34% à 3.215 pts et le Nasdaq recule de 0,73% à 10.473 pts. Le DJIA cède 0,5% à 26.734 pts. Le baril de brut WTI régresse de 0,44% à 40,74$, alors que les opérateurs se montrent prudents, s'inquiétant notamment de la teneur des résultats financiers trimestriels des entreprises cotées, des tensions sino-américaines ou encore de la pandémie de coronavirus qui continue de progresser aux Etats-Unis...

Le président américain Donald Trump envisage des sanctions supplémentaires contre de hauts représentants chinois dans le cadre de mesures engagées plus tôt cette semaine contre la Chine, du fait de son comportement concernant le territoire autonome. Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a indiqué que les USA devraient restreindre les visas pour certains employés d'entreprises technologiques chinoises, dont Huawei, qui faciliteraient les violations des droits humains.
Lors d'une conférence de presse à Washington, Mike Pompeo a indiqué aux entreprises de télécommunications désireuses de travailler avec Huawei qu'elles "devraient elles-mêmes considérer" qu'elles "font des affaires avec des auteurs participant à l'atteinte aux droits de l'homme". Washington devrait prendre un ensemble de décisions sur les entreprises de télécommunications chinoises afin de mieux protéger les données des citoyens américains... Pompeo a aussi accusé Huawei d'être "un bras de l'Etat du Parti communiste chinois qui censure les dissidents politiques et autorise les camps d'internement de masse dans le Xinjiang (...)".

La Chine a assuré néanmoins qu'elle entendait respecter l'accord commercial 'de phase 1' signé en début d'année avec les Etats-Unis, malgré les tactiques de "harcèlement" de Washington. La porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying a invité Pompeo à se rendre en Chine et visiter la région du Xinjiang, afin de constater qu'il n'y avait pas de violations des droits de l'homme. L'administration US dénonce en effet les atteintes aux droits dont les Ouïghours, minorité musulmane du Xinjiang, sont victimes. Les USA ont ainsi annoncé des sanctions contre quatre responsables chinois, dont Chen Quanguo, secrétaire du Parti communiste dans le Xinjiang.

Rappelons que Washington et Pékin s'opposent par ailleurs sur la gestion de l'épidémie du coronavirus par la Chine, ainsi que la nouvelle loi de sécurité nationale à Hong Kong.

ECO ET DEVISES

En Chine, les derniers chiffres d'activité sont plutôt rassurants, avec la levée des mesures de restriction et les aides engagées par le gouvernement, l'économie chinoise a ainsi progressé au rythme de 3,2% au deuxième trimestre, alors que le consensus était de 2,5%. Au premier trimestre, le PIB chinois s'était pour mémoire écroulé de 6,8%. La production industrielle chinoise a dépassé les attentes de marché, mais l'investissement a baissé et les ventes de détail se sont affichées en retrait, suggérant une consommation limitée.

Les ventes de détail aux États-Unis pour juin 2020 sont ressorties supérieures aux attentes, en progression de 7,5% en comparaison du mois antérieur contre un consensus de place de +5,2%, et après une progression de 18,2% en mai. Hors automobile, ces ventes ont grimpé de 7,3%, contre +5% de consensus et +12,1% un mois avant. Hors automobile et essence, elles se sont appréciées de 6,7%, contre +5% de consensus et +12,1% un mois plus tôt.
L'indice manufacturier régional de la Fed de Philadelphie pour juillet 2020 s'est établi à 24,1, contre 20 de consensus. Il traduit une nette expansion de l'activité sur la période.

En Europe, la BCE a laissé ses taux inchangés et maintenu l'enveloppe de son programme d'achat d'urgence en cas de pandémie (PEPP) à 1.350 milliards d'euros. La BCE a ainsi décidé que le taux d'intérêt des opérations principales de refinancement ainsi que ceux de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt demeureront inchangés, à respectivement 0,00%, 0,25% et -0,50%. Le Conseil des gouverneurs prévoit que les taux d'intérêt directeurs de la BCE resteront à leurs niveaux actuels ou à des niveaux plus bas jusqu'à ce qu'il ait constaté que les perspectives d'inflation convergent durablement vers un niveau suffisamment proche de, mais inférieur à 2% sur son horizon de projection, et que cette convergence se reflète de manière cohérente dans la dynamique d'inflation sous-jacente.
Les achats d'actifs réalisés dans le cadre du PEPP contribuent à assouplir l'orientation générale de la politique monétaire, ce qui permet de compenser la baisse de la trajectoire prévue de l'inflation liée à la pandémie. Les achats continueront à être effectués de manière flexible dans le temps, entre les catégories d'actifs et entre les juridictions. Cela permet au conseil des gouverneurs de parer efficacement aux risques qui pèsent sur la transmission harmonieuse de la politique monétaire.

Le Conseil des gouverneurs procédera à des achats nets d'actifs dans le cadre du PEPP au moins jusqu'à la fin juin 2021 et, en tout état de cause, jusqu'à ce qu'il juge que la phase de crise du coronavirus est terminée. Le conseil des gouverneurs réinvestira les paiements du principal des titres arrivant à échéance achetés dans le cadre du PEPP au moins jusqu'à la fin de l'année 2022. En tout état de cause, la future liquidation du portefeuille du PEPP sera gérée de manière à éviter toute interférence avec l'orientation appropriée de la politique monétaire.
Les achats nets réalisés dans le cadre du programme d'achat d'actifs (APP) se poursuivront à un rythme mensuel de 20 milliards d'euros, ainsi que les achats réalisés dans le cadre de l'enveloppe temporaire supplémentaire de 120 milliards d'euros jusqu'à la fin de l'année. Le Conseil des gouverneurs continue à s'attendre à ce que les achats effectués dans le cadre de l'APP durent aussi longtemps que nécessaire pour renforcer l'effet accommodant des taux directeurs et prennent fin peu avant qu'il ne commence à relever les taux directeurs de la BCE.
L'euro campe au-dessus des 1,14/$ ce soir entre banques.

LES VALEURS

Dell Technologies (+12,2%) entend scinder sa participation au capital du leader de la virtualisation VMware. Des brokers tels que JP Morgan et Deutsche Bank ont confirmé leurs opinions favorables sur la valeur Dell. Le groupe texan veut scinder sa participation de 81% dans le fabricant de logiciels VMware, mais pas avant septembre 2021.

Morgan Stanley (+2,5%) a largement dépassé les estimations de marché pour son second trimestre. Le groupe bancaire new-yorkais a bénéficié en particulier de l'excellente tenue des revenus de trading, ainsi que du recul des provisions de crédit. Sur le trimestre clos en juin, le bénéfice net a représenté 1,96$ par titre, en croissance de 60% en glissement annuel, contre un consensus de Wall Street logé à 1,12$. Les revenus du groupe se sont améliorés quant à eux de 31% à 13,41 milliards de dollars, contre... 10,3 Mds$ de consensus.
"La transformation de notre entreprise, qui a duré une décennie, visait à assurer la stabilité en période de tension grave. Le deuxième trimestre a testé le modèle et nous avons extrêmement bien performé, produisant des résultats record", a déclaré le CEO du groupe, James Gorman.

Netflix (+0,8%), le géant de la vidéo en streaming, annoncera, après bourse, ses derniers résultats financiers trimestriels.

Johnson & Johnson (+0,7%), le géant pharmaceutique et médical américain, a annoncé pour son second trimestre des profits supérieurs aux attentes de marché. Le groupe reste engagé dans son effort contre le coronavirus, et se permet par ailleurs de rehausser sa guidance pour l'exercice 2020. Pour le trimestre clos en juin, le groupe a réalisé un bénéfice ajusté par action de 1,67$, en retrait de 35% en glissement annuel, contre un consensus de 1,49$. Les revenus ont totalisé 18,3 milliards de dollars, en baisse de 11% en comparaison de l'an dernier, contre 17,6 milliards de consensus. Pour l'exercice 2020, J&J envisage un bénéfice ajusté par action allant de 7,75 à 7,95$, en légère hausse, pour des revenus allant de 81 à 82,5 milliards.

American Airlines (-7,4%) aurait adressé 25.000 courriers à des salariés pour les prévenir qu'ils devraient s'attendre à des suppressions de postes que la compagnie aérienne justifie par les retombées économiques de la crise sanitaire liée au coronavirus.

Bank of America (-2,7%), l'établissement financier américain de Charlotte, a annoncé pour son second trimestre fiscal un bénéfice net de 3,5 milliards de dollars, soit 37 cents par titre, contre 7,3 milliards de dollars et 74 cents par action un an auparavant. Les comptes ont été plombés par des provisions pour pertes de crédit de 4 milliards de dollars sur le trimestre clos, du fait de la pandémie du nouveau coronavirus. Les revenus trimestriels se sont tassés à 22,3 milliards de dollars, contre 23,1 milliards un an avant. Le consensus FactSet sur la période se situait à 28 cents de bénéfice par action pour 21,8 milliards de revenus.

Tesla retombe de -3%. Les immatriculations de véhicules du constructeur californien de voitures électriques ont pratiquement été divisées par deux en Californie au deuxième trimestre, selon des données du cabinet de recherches en marketing "Cross-Sell".

Twitter (-1,1%). Joe Biden, Barack Obama, Kim Kardashian, Warren Buffett ou encore l'homme d'affaires et patron de Tesla Elon Musk... Des pirates informatiques ont pénétré mercredi ses systèmes internes de Twitter pour détourner les comptes de certaines des personnalités les plus suivies sur le réseau social et les utiliser pour récolter de la cryptomonnaie. Des employés ayant accès aux systèmes internes de l'entreprise ont été ciblés avec succès par des hackers, qui ont ensuite "utilisé cet accès pour prendre le contrôle de nombreux comptes très visibles (dont des comptes certifiés) et tweeter en leur nom".

Abbott Laboratories (-0,34%). Le groupe américain de santé a annoncé pour le second trimestre un bénéfice et des revenus supérieurs aux attentes de la place. Le groupe fournit par ailleurs une solide guidance annuelle. Le bénéfice net trimestriel est ressorti à 537 millions de dollars soit 30 cents par titre, contre 1,01 milliard de dollars et 56 cents par action un an plus tôt. Le bpa ajusté est ressorti à 57 cents, pour des ventes de 7,33 Mds$. Le consensus était de 43 cents de bpa et 6,83 Mds$ de recettes. Sur l'exercice, le groupe anticipe un bpa ajusté supérieur à 3,25$, contre 2,84$ de consensus.

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