Top Down ou Bottom up ?

Nombre d'épargnants limitent la gestion de leur portefeuille boursier au seul choix des titres le composant, sans vision d'ensemble de l'économie... Or, les marchés actions, mais aussi les obligations, les devises, les matières premières... sont d'abord influencés par les perspectives macroéconomiques mondiales et les anticipations d’inflations globales.

Animer un portefeuille en faisant abstraction de l’environnement macroéconomique dans lequel on évolue au quotidien revient à avancer les yeux bandés sur un champ de mines !

Depuis l’existence même de la Bourse, les grandes phases de hausse et les périodes de baisse se succèdent de façons cyclique car leur mouvement est la plupart du temps calqué sur l’évolution sinusoïdale de l’économie.

Le top down, méthode de gestion par capillarité

L’approche dite "top down", ce qui signifie «de haut en bas», a pour but d’optimiser l’exposition d’un portefeuille en fonction d’un scénario économique préalablement établi... On part du haut, c’est-à-dire de l’analyse de l’économie dans son ensemble, pour descendre ensuite progressivement vers la conjoncture des différents pays et des zones géographique, en passant par l’étude sectorielle, pour finir sur une analyse microéconomique des entreprises. Le choix des titres sélectionnés à la fin se retrouve ainsi en adéquation avec le scénario économique détaillé à la base.

L'enchaînement est donc le suivant : Scénario économique global, Allocation d’actifs (actions, obligations, monétaire...), Choix de l’exposition géographique, Choix de l’exposition sectorielle, Sélection des titres.

L’investisseur top down raisonne par capillarité... Il prend des positions sur les secteurs qu'il juge les plus attrayants au sein des marchés sélectionnés. Ensuite, à l’intérieur de ce choix sectoriel, il se concentre sur les titres les plus à même de bénéficier de ses anticipations économiques.

La gestion top down est un exercice prospectif : l’investisseur cherche à maximiser ses gains en misant sur les régions, sur les secteurs et sur les titres qui profiteront le plus du contexte économique dans les mois à venir... Fort de son analyse, il maximise ses chances de profiter de marchés haussiers et de thèmes d’investissements porteurs.

Le bottom up en complément

L'approche macroéconomique, si elle est indispensable, reste par elle même incomplète, car lorsqu’il s’agit in fine de choisir les titres à mettre en portefeuille, le top down montre ses limites : Détecter les bonnes valeurs reste l’apanage de la gestion traditionnelle, qui utilise l’approche bottom up (de bas en haut). Celle-ci se base avant tout sur l’analyse fine des qualités intrinsèques de chaque entreprise, seul moyen de détecter les titres au plus fort potentiel...

La technique bottom up part donc du bas, les entreprises, et remonte pour déterminer s’il existe, pour les sociétés analysées, des risques ou des opportunités liés à la conjoncture économique.

La gestion value, la gestion growth ou la gestion Garp que nous aborderons dans les prochaines fiches sont utilisées dans le but de sélectionner les titres les mieux adaptés à sa stratégie sur la base de leurs vertus fondamentales et de leurs valorisations.

Les deux méthodes, top down et bottom up, ne sont pas contradictoires, mais complémentaires ! C’est en effet le mélange de ces deux techniques qui permettra d’optimiser la gestion de la performance, quelque soit le contexte boursier...

En tout état de cause, il est indispensable d'avoir un bon suivi de l'actualité boursière et économique. 

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