Comment profiter des OPA ?

Lorsqu'une entreprise lance une offre publique d'achat (OPA) sur une autre en Bourse, son objectif est clair : en prendre le contrôle ! Le but de la manoeuvre peut-être ici le rachat d'un concurrent de manière à gagner des parts de marché, ou bien de mettre la main sur une entreprise complémentaire lui permettant d'accélérer sa croissance... Les motivations intrinsèques sont sans doute aussi nombreuses qu'il y a d'opérations financières !

On observe toutefois souvent des constantes : pour mener à bien son projet de rachat, la société initiatrice d’une offre doit séduire les actionnaires propriétaires de la société faisant l'objet d'une OPA et doit donc sortir son carnet de chèques pour proposer des conditions avantageuses à ses actionnaires afin de les convaincre de vendre leurs actions.

Question de prime

Pour réussir son opération de rachat, la société cherchera à reprendre ce que l'on appelle le "bloc de contrôle", c'est-à-dire une part du capital suffisamment importante pour lui permettre d’exercer son pouvoir au sein de l’entreprise ainsi rachetée. Or, pour s'assurer le contrôle de ce bloc, elle se doit en général de proposer une prime alléchantes aux actionnaires de l'entreprise cible.

C'est pour cette raison que d'une manière générale, la Bourse est friande d'OPA, qui sont en général synonymes de plus-values importantes pour les actionnaires qui peuvent alors revendre leurs actions contre de la monnaie sonnante et trébuchante. Si les actionnaires sont convaincus qu’il est préférable de se défaire de leurs actions contre du cash, on dira alors qu’ils apportent leurs titres à l’offre...

Repérez les candidats à une offre publique

Mentionnée sur tous les sites Internet dignes de ce nom, la structure du capital d’une entreprise est une donnée essentielle qui conditionne son statut de «valeur opéable», ou pas... Une entreprise peut être contrôlée par une autre : Dans ce cas de figure, celle qui la contrôle peut la céder d’un seul bloc ou au contraire chercher à l’acquérir en intégralité.

Dans la pratique, une entreprise non contrôlée est un gage de plus forte probabilité de faire l’objet d’une offre... En effet, dans ce cas, c’est le marché qui décidera seul de son sort. Pour ne pas être «contrôlée», une entreprise ne doit pas avoir d’actionnaires détenant plus de 33% de son capital. Plus ses actionnaires sont éparpillés, plus le statut de «valeur opéable» sera fort. Dans le jargon boursier, on appelle «flottant» la partie du capital qui n’est pas sous contrôle et est donc accessible par tout un chacun sur le marché.

Scrutez les fondamentaux de l’entreprise !

La raison la plus simple qui conduit en général à une opération financière, est liée à la sous-valorisation d’une entreprise : plus elle est sous-évaluée, plus elle sera donc intéressante à acheter pour un prédateur, pour peu bien entendu que ses qualités fondamentales soient attractives... Dans les creux de marché, il est ainsi possible de «ramasser» des titres opéables, comme pendant une période de soldes…

Détectez les secteurs en ébullition

Nous l’avons déjà vu précédemment, il existe en Bourse des phénomènes de mode... Il en est de même au niveau des entreprises. Un secteur qui connaît des mutations technologiques fortes (automobile, biotechs), un grand besoin de R&D (pharmacie) ou une course à la taille critique (distribution, télécoms)… sera à surveiller en priorité. Pour finir, il faut toujours garder à l'esprit que la qualité première d’un chasseur de valeurs opéables, doit être la patience !

Suivez l'actualité boursière de près pour ne pas manquer les prochaines opportunités!

Partenaires de Boursier.com