Comprendre la Gestion « Growth » en Bourse

La gestion «Growth» vient du terme anglais «croissance». Elle s'inscrit souvent en bourse en opposition de l'approche "Value"... La gestion Growth consiste à cibler des titres qui sont qualifiés de valeurs de croissance, c'est-à-dire disposant d'une forte visibilité sur leur activité et d'une belle régularité de leurs performances financières au fil du temps.

On retrouve ici généralement de grandes valeurs de la cote, qui font souvent partie des indices boursiers de référence, à commencer par le CAC40. Le premier exemple qui vient à l'esprit est le groupe industriel Air Liquide qui délivre des résultats en hausse au fil des ans avec une régularité de métronome. L'Oreal, leader mondial des cosmétiques, est aussi à ranger dans cette catégorie. Dans des spécialités très différentes, ils sont tous les deux fortement créateurs de valeur pour l'actionnaire qui sait se montrer patient. Parmi les autres exemples figurent dans le luxe LVMH, Hermes ou encore le groupe d'optique Essilor...

Croissance toute !

Le taux de croissance moyen du PIB étant situé depuis quelques années proche de 0 en France, la société qui recherche de la performance va devoir soit défricher un nouveau secteur d'avenir, générant une croissance nettement supérieure à la moyenne nationale (On peut citer à Iliad dans les télécoms), soit aller chercher de la croissance où elle se trouve, c'est-à-dire à l'étranger ! Mondialisation galopante aidant, les entreprises tricolores vont combler depuis des années une croissance intérieure déficiente hors des frontières, dans les pays qui connaissent un fort taux développement en fonction des cycles locaux...

Pour reprendre l'exemple d'Essilor, alors que le taux de correction visuelle a fortement augmenté en Europe depuis 20 ans, il reste encore très faible dans un pays comme la Chine ou l'Inde qui constituent des pays potentiellement très porteurs pour le groupe, ce qui se traduit par un joli réservoir de croissance pour l'avenir d'Essilor !

Au prix fort

Revers de la médaille en Bourse, les valeurs «growth» se paient généralement cher... Difficile en effet de trouver une pépite de ce type sur la base d’un PER inférieur à 20 fois les profits. Pour les sociétés en forte croissance, le marché n’hésite pas souvent à payer plus de 30 fois les bénéfices, et même au-delà ! Difficile donc pour les gérants ou les particuliers d'entrer dans la danse... Certains passent d'ailleurs leur temps à guetter une éventuelle correction boursière qui n'arrive jamais pour rater finalement le train de la hausse qui ne manque pas de repartir après une brève consolidation technique.

L'exercice consiste donc à éviter de surpayer un dossier "growth" sans pour autant le laisser s'échapper, au risque de le regretter en le voyant reprendre sa marche en avant boursière au fil des mois... A vous de jouer !

Il existe d'autres approches, telles que la gestion GARP, un compromis entre le growth et le value.

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