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Le 11/09/2020 à 09h04 / message No.1 Par carlesien
Ce message a été supprimé car il ne respecte pas les règles d'utilisation du forum. Message modéré Le 11/09/2020 à 09h12
 
Le 11/09/2020 à 09h10 / message No.2 Par carlesien

Re: La bataille de Nord-Stream 2 ...

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Le Projet est réalisé à 95%, va-t-il être stupidement abandonné ?
Les Allemands ont-ils renié leurs déclarations antérieures ?
Angela va-t-elle se contredire ? et dans ce cas, quelle monnaie d'échange pour l'Allemagne ?
Ne pas oublier qu'ENGIE (Etat actionnaire) est investie pour 1 milliard dans ce
projet ...
L'Europe (France, Allemagne etc) est entre deux vents, ne sachant plus quel sens retenir ...
L'Ukraine est encore et toujours le coeur du problème, ce foutu pays que les US souhaitent intégrer à l'OTAN, par lequel transite encore une bonne partie du gaz russe exporté vers l'Europe. Et pour ce faire, tous les motifs sont bons : pressions sur les pays européens, pressions avec l'affaire Navalny etc ...
Or chacun sait bien que l'Amérique combat NS2 qui contrecarre le souhait américain de vendre à l'Europe son gaz plus léger et moins calorifique que le russe, et à un prix nettement supérieur. Car NS2 permettrait à la Russie de contourner l'Ukraine, la privant ainsi des revenus du transit, et par conséquent la rendrait plus fragile financièrement.
Evidemment NS2 exposerait l'Europe au robinet russe, mais l'inverse serait également vrai pour le robinet américain. Sans compter qu'au niveau pollution, le transport du gaz US par navires présente une pollution conséquente de CO2.
Il est vrai aussi qu'actuellement les troubles entre Ukraine et Russie peuvent interrompre à tout moment la livraison du gaz vers l'Europe, ce qui justifie de passer par NS2 indépendant du passage par l'Ukraine ... C'est ce que les US veulent éviter pour garder la source des revenus à 'Ukraine. Mais est-ce l'intérêt de l'Europe ? j'en doute !
Les Etats baltes et certains pays d'Europe centrale sont plutôt du côté américain, pour des raisons de protection militaire, mais tous les moyens sont bons pour rallier sous les étoiles !
L'Amérique veut imposer son gaz à l'Europe à un prix très rémunérateur pour elle ... Ne pas oublier non plus que l'Europe importe plus de la moitié de son énergie (55%), et que le gaz de la Mer du Nord s'épuise ............


Message édité Le 11/09/2020 à 09h15
 
Le 11/09/2020 à 09h22 / message No.3 Par carlesien

Rappel : la chancelière allemande, Angela Merkel, a promis le 1er septembre de faire aboutir les travaux de construction du Nord Stream 2 malgré les menaces de sanctions proférées contre l’opérateur du port Sassnitz par trois sénateurs américains.

Les menaces américaines face au Nord Stream 2 qualifiées de «comble de l'arrogance» en Allemagne
«Le gouvernement allemand a l'intention d'achever la construction du gazoduc Nord Stream 2 malgré l'opposition américaine».
Cette déclaration a été faite dans le contexte des menaces de sanctions évoquées début août par trois sénateurs américains.

«Nous considérons également ces sanctions extraterritoriales, c'est-à-dire celles qui dépassent le territoire des Etats-Unis, comme illégales», a-t-elle ajouté.


 
Le 11/09/2020 à 09h23 / message No.4 Par carlesien

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Le monde (sauf quelques pays vendus ou particulièrement intéressés par autre chose qui jouent les aveugles) assiste au coup de force illégal d'une nation utilisant tous les moyens imaginables pour livrer sa surproduction de gaz liquéfié en Europe .
Le français Engie, l’anglo-néerlandais Shell, l’autrichien OMV et les allemands Uniper et Wintershall sont sur le projet. Sur les 10 milliards d’euros investis dans gazoduc, chacune d’entre elles a mis environ un milliard sur la table, le solde ayant été apporté par le russe Gazprom.

S'il y a arrêt du Nord Stream 2, c'est une ardoise à 5 milliards pour les Européens
Des compagnies européennes sont déjà sous le coup de sanctions américaines. En effet, Nord Stream 2 aurait dû être mis en service en janvier 2020, mais des sanctions adoptées par le Congrès américain fin 2019 à l’encontre des compagnies prenant part à la construction du pipeline ont in extremis interrompu le chantier en provoquant le retrait de la compagnie helvético-néerlandaise Allseas, chargée de construire la section offshore du projet .../...
Suite à la reprise du chantier, qui enregistre ainsi un an de retard, les Américains ont décidé en juillet d’élargir leurs sanctions à l’égard de toutes les compagnies impliquées d’une manière ou d’une autre (armateurs, assurances, autorités portuaires, organismes de certification, etc.) dans NS 2, et ce d’une manière rétroactive. La société Nord Stream 2 AG, opérateur du gazoduc fait travailler pas moins d’un millier d’entreprises originaires de 25 pays. ... Comment peut-on admettre cela ?
Des sanctions présentées par les élus américains comme une mesure de «dissuasion contre l’agression russe» ?????, dans le contexte de la crise ukrainienne et contre un Nord Stream 2 dépeint comme «une menace pour la sécurité énergétique européenne», car il offrirait au Kremlin un levier de pression ..... Un dernier argument «pas très crédible» aux yeux de Jacques Percebois, qui rappelle la diversification amorcée en Europe, couplée à la démultiplication des sources d’approvisionnement en gaz à travers le monde. Pour le président du CREDEN, les Européens ne doivent pas être dupes des intentions de Washington.

«L’indépendance énergétique de l’Europe, c’est un paravent derrière lequel les États-Unis s’abritent. La vraie raison derrière, c’est qu’ils souhaitent exporter vers l’Europe du gaz sous forme liquide [gaz naturel liquéfié (GNL)]. Tout ce qui sera acheté en Russie ne sera pas acheté aux États-Unis. Il ne faut pas se voiler la face!»
la véritable raison : au premier rang de ces nouvelles sources d’approvisionnement en hydrocarbures figurent les producteurs américains, qui ont bousculé le jeu mondial ces dernières années. Portés par la révolution du pétrole et du gaz de schiste, les États-Unis sont rapidement devenus les premiers producteurs de la planète tant de pétrole que de gaz.

Le jeu de poker menteur des opposants au gazoduc russe
Un statut qui va de pair avec certaines ambitions en matière d’exportations, malgré son coût. Lors du premier forum économique sur l’énergie organisé par l’UE et les États-Unis, le 2 mai 2019, Rick Perry, secrétaire d’État américain à l’Énergie, vantait les qualités de son GNL: «Bien que plus cher que le russe», «celui-ci est “fiable” et synonyme de “liberté” pour les Européens.»
Quel piège grossier !
C’est dans cette optique qu’il faut comprendre que Trump a déclaré à la presse, le 7 septembre dernier, qu’il a «été le premier à émettre l’idée» d’asséner un coup fatal au projet Nord Stream 2, qui doit doubler les fournitures de gaz russe à l’Allemagne. L’affaire Navalny tombe donc à pic pour l’industrie gazière américaine.

Autres pays, cette fois-ci en Europe, qui brandissent l’argument d’une augmentation de la pression russe sur les Européens via le levier du gaz: les pays baltes, la Pologne ou encore l’Ukraine. Ces deux derniers pays, pour l’heure, profitent de la manne financière que leur procure le transit par leur territoire… de ce même gaz russe. «Il est toujours prévu qu’il en passe un peu, mais à partir du moment où Nord Stream 2 va entrer en fonctionnement, on n’aura plus besoin de l’Ukraine».
La Pologne est elle-même active en matière de sanctions à l’encontre des entreprises participant à Nord Stream 2. Elle a notamment infligé 40 millions d’euros d’amende à Engie après le refus «sans fondement légal» du groupe français de communiquer aux autorités polonaises des détails sur le financement du projet gazier.
Aujourd’hui, la Pologne n’hésite pas à brandir l’argument de la préservation de l’environnement. Un positionnement qui peut surprendre au regard de son statut de l’un des plus gros pollueurs européens, notamment du fait de sa consommation record de charbon.

Le gaz russe, pas aussi «climatocide» que le GNL américain
Pourtant, en cas de non-aboutissement du projet Nord Stream 2, le plan de sortie du charbon de l’Allemagne (deuxième consommateur européen derrière la Pologne depuis sa décision de sortir du nucléaire) à l’horizon 2038 sera lui aussi remis en cause.
«Le gaz a une vertu, c’est que c’est la moins polluante des énergies fossiles», souligne le directeur du CREDEN, avec deux fois moins de CO² émis par kilowattheure produit par rapport au charbon.

«Le charbon, c’est un peu moins de 30% de la production d’électricité en Allemagne. S’il n’y a pas ce gaz russe, cela veut dire qu’on va maintenir plus longtemps les centrales à charbon.

Cependant, l’impact du gaz naturel sur l’environnement est amplifié par la liquéfaction du gaz lui-même, un processus gourmand en énergie, ce qui «pose la question du bien-fondé d’une augmentation des livraisons de gaz liquéfié, par exemple depuis les États-Unis».

Quant aux méthodes d’exploitation des hydrocarbures américains, la fracture hydraulique (fracking) est un procédé très loin d’être considéré comme écoresponsable.


Message édité Le 11/09/2020 à 11h49
 
Le 11/09/2020 à 11h50 / message No.5 Par carlesien

............... ouvrez les yeux !
Dans son nouveau livre à paraître le 15 septembre, "Rage", le célèbre journaliste américain Bob Woodward cite à de nombreuses reprises un Donald Trump sans fard .....
................. et vos oreilles !


Message édité Le 12/09/2020 à 12h19
 
Le 11/09/2020 à 20h38 / message No.6 Par carlesien
Ce message a été supprimé car il ne respecte pas les règles d'utilisation du forum. Message modéré Le 11/09/2020 à 20h59
 
Le 12/09/2020 à 12h39 / message No.7 Par carlesien
Ce message a été supprimé car il ne respecte pas les règles d'utilisation du forum. Message modéré Le 12/09/2020 à 12h45
 
Le 12/09/2020 à 12h39 / message No.8 Par carlesien
Ce message a été supprimé car il ne respecte pas les règles d'utilisation du forum. Message modéré Le 12/09/2020 à 12h45
 
Le 12/09/2020 à 13h49 / message No.9 Par carlesien

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... et dans les "histoires" qui semblent invraisemblables, mais ne le sont pas autant qu'on peut l'imaginer ...
l’oléoduc existant Eilat-Ashkelon-Haïfa pourrait être utilisé par les EAU pour contourner le canal de Suez et faire d’Israël un centre pétrolier majeur ...
...surpris ???
alors poursuivez ...
Vers 1959, Israël et l’Iran ont construit des gazoducs et des oléoducs de la mer Rouge à Eilat à la mer Méditerranée dans les ports d’Ashkelon, Ashdod et Haïfa.
Connu à l’époque sous le nom de Eilat-Ashkelon Pipeline Company, il était principalement utilisé comme alternative pour expédier du pétrole de l’Iran de l’ère du Shah vers l’Europe, en contournant le canal de Suez que Gamal Abdel Nasser de l’Égypte pouvait arbitrairement restreindre. (en avez-vous souvenir ? )
- Lorsque l’Iran a rompu ses liens avec Israël pendant la révolution iranienne de 1979, il a mis fin à cet arrangement consistant à envoyer du pétrole via Israël vers l’Europe.
Mais le pipeline est toujours en service, entièrement détenu par Israël et sous un nouveau nom de société – Europe Asia Pipeline Co.
Certaines parties sont bidirectionnelles et le pétrole d’Azerbaïdjan et du Kazakhstan est envoyé à des pétroliers à Eilat pour le transport vers la Chine, la Corée du Sud et autres pays asiatiques.
Pour les pays du Golfe comme les Émirats arabes unis, la paix avec Israël pourrait leur faire économiser d’énormes sommes d’argent dépensées actuellement pour le transport par le canal de Suez . Les supertankers qui peuvent accoster dans les ports israéliens ont une capacité du double de la taille des pétroliers qui peuvent passer par le canal, économisant des centaines de milliers de dollars par expédition vers l’Europe et l’Amérique du Nord.
Mais à l’heure actuelle, cela est très difficile à cause du boycott arabe – toute entreprise qui utilisait publiquement Israël pour le transport de pétrole serait interdite de faire des affaires dans le Golfe, de sorte que les utilisateurs existants gardent un profil très bas et les registres financiers du CPEA sont considérés comme un secret militaire par Israël.

Le pipeline actuel est de 42 pouces pour le pétrole brut, avec un pipeline parallèle de 16 pouces pour l’essence ou le diesel.

Les EAU mettant fin à leur boycott d’Israël ouvrent des milliards de dollars d’affaires pour envoyer du pétrole via Israël vers la Méditerranée et faire d’Israël une plaque tournante du transport d’énergie.

Il y a cependant un hic intéressant dans l’histoire de l’EAPC. Au moment de la résolution iranienne, il y avait des centaines de millions de dollars de pétrole qui se trouvaient déjà en Israël et qui n’avaient pas été payés, et l’Iran et Israël se poursuivent depuis 25 ans devant les tribunaux internationaux pour le affaires perdues.
En 2015, les médias iraniens ont rapporté qu’un tribunal suisse avait statué qu’Israël devait 1,1 milliard de dollars à l’Iran, mais Israël n’a montré aucun intérêt à payer réellement, surtout à la lumière de ses contre-poursuites.
Peut-être qu'en réponse à l’accord des EAU, l’ Iran demandera à nouveau le paiement du prétendu 1,1 milliard de dollars à Israël.
L’Iran a cependant peu de recours pour forcer Israël à payer à son ennemi juré, ce qui rajoute à la haine originelle ...


Message édité Le 12/09/2020 à 14h41
 
Le 12/09/2020 à 13h50 / message No.10 Par carlesien
Ce message a été supprimé car il ne respecte pas les règles d'utilisation du forum. Message modéré Le 12/09/2020 à 13h51
 
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