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Devises : le sterling bondit avec la BoE, à la veille du Brexit

Devises : le sterling bondit avec la BoE, à la veille du Brexit

La Banque d'Angleterre n'a pas modifié ses taux directeurs jeudi, alors que les beaucoup d'acteur du marché s'attendaient à une baisse de taux pour faire face au ralentissement conjoncturel. Le Royaume-Uni quittera officiellement l'UE vendredi soir.

Devises : le sterling bondit avec la BoE, à la veille du Brexit
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La livre sterling s'est illustrée par un vif rebond, jeudi sur le marchés des changes, à la veille du Brexit, qui prendra effet officiellement vendredi à partir de 23h00 locales (minuit heure française). La devise britannique a réagi au statu quo de la Banque d'Angleterre (BoE) sur ses taux directeurs, qui intervient alors que de nombreux analystes attendaient un assouplissement monétaire. La Banque d'Angleterre a néanmoins revu en baisse ses prévisions de croissance outre-Manche pour les trois prochaines années.

Jeudi soir, la livre sterling progressait de 0,57% à 1,3095$. La devise britannique a reculé de plus de 10% depuis le référendum qui a décidé du Brexit, fin juin 2016, mais elle a nettement rebondi depuis son plus bas niveau de 1,2033$ atteint en août 2019 sur fond de crainte d'un Brexit sans accord.

L'indice du dollar (qui mesure l'évolution du billet vert face à un panier de 6 grandes devises) cède de son côté 0,16% à 97,84 points, pénalisé là aussi par le statu quo de la Fed mercredi, et les commentaires inquiets de Jerome Powell, le président de la Fed, sur les dégâts possibles du coronavirus chinois sur la croissance mondiale. L'euro en revanche gagnait 0,2% à 1,1021$. Le yen fait office de valeur-refuge face au coronavirus gagnant 0,3% à 108,70Y/$, tandis que de nombreuses devises émergentes font les frais de l'aversion au risque lié à l'épidémie. Autre devise refuge, le franc suisse progressait jeudi soir de 0,47% face au dollar et de 0,25% face à l"'euro.

La BoE juge que la conjoncture ne justifie par une baisse des taux

Au Royaume-Uni, la Banque d'Angleterre a donc finalement décidé de laisser son taux d'intérêt directeur inchangé à 0,75%, expliquant que les signes d'amélioration de la conjoncture au Royaume-Uni depuis les élections de décembre et de stabilisation de l'économie mondiale rendaient inutile un soutien accru de la politique monétaire.

Les analystes étaient assez partagés puisque les marchés évaluaient à près de 50% la probabilité d'une baisse de taux d'un quart de point. Deux des sept membres du Comité de politique monétaire se sont à nouveau prononcés en faveur d'un assouplissement.

"La politique monétaire pourrait devoir renforcer la reprise attendue de la croissance du PIB du Royaume-Uni si les signaux plus positifs des récents indicateurs d'activité globale et intérieure ne devaient pas se maintenir ou si les indicateurs des prix sur le marché intérieur restaient relativement faibles", explique la banque centrale dans son rapport trimestriel sur l'inflation. A l'inverse, un "resserrement modeste" pourrait se révéler nécessaire à l'avenir si la croissance s'accélérait.

La Banque d'Angleterre a cependant revu en baisse sa prévision de croissance du PIB britannique pour les trois prochaines années. La croissance n'excéderait ainsi pas 1,1 % en moyenne sur les trois prochaines années, là où le ministre des Finances Sajid Javid ambitionne de la porter à 2,8 %. La BoE table désormais sur 0,8% en 2020, au lieu de 1,2%, puis sur 1,4 % en 2021 et 1,7 % en 2022. Selon le 'Financial Times', il s'agit de la prévision la plus noire de la Banque d'Angleterre depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Passage de témoin de Mark Carney à Andrew Bailey

La réunion de jeudi était la dernière à se tenir sous la présidence de Mark Carney, qui sera remplacé le 16 mars par Andrew Bailey, l'ex-patron de l'autorité de régulation financière britannique. La prochaine réunion de la BoE est prévue le 26 mars prochain.

Les innombrables soubresauts politiques sur la voie vers le Brexit avaient retardé la nomination d'un nouveau gouverneur de la Banque d'Angleterre. Le Canadien Mark Carney avait été nommé pendant l'été 2013 pour 5 ans, et avait vu son mandat prolongé plusieurs fois, afin de piloter le pays vers le Brexit, dont les effets sur l'économie britannique restent difficiles à mesurer à long terme.

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