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Devises : le sterling accentue ses gains après le vote contre le "hard Brexit"

Devises : le sterling accentue ses gains après le vote contre le "hard Brexit"

La livre sterling a bondi mercredi soir, après un nouveau vote du parlement britannique rejetant l'hypothèse d'un Brexit sans accord.

Devises : le sterling accentue ses gains après le vote contre le 'hard Brexit'
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La livre sterling a poursuivi mercredi son parcours volatil, au gré des rebondissements politiques concernant le Brexit. Après un "rally" lundi, suivi d'une rechute mardi, la devise britannique est repartie en nette hausse mercredi soir, réagissant au rejet par le parlement britannique d'un 'hard Brexit", à 16 jours de la date prévue pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, le 29 mars prochain.

La livre sterling regagnait ainsi 1,25% face au dollar, à 1,3238$ après le vote (contre +1% avant le scrutin), et se renforçait de 0,7% face à l'euro, qui cotait 85,69 pence. L'indice du dollar, qui mesure l'évolution du billet vert face à un panier de devises de référence, reculait de 0,41% à 96,54 points, tandis que l'euro avançait de 0,43% à 1,1334$.

Les députés britanniques (qui avaient rejeté mardi le projet d'accord proposé par Theresa May) ont adopté mercredi par 312 voix contre 308 un texte appelant le gouvernement à refuser tout Brexit sans accord, quelles que soient les circonstances. Ce texte n'a pas de caractère contraignant, mais il est de nature à intensifier la pression exercée sur la Première ministre Theresa May afin qu'elle écarte la piste du "no deal".

Vers un report de la date du Brexit jusqu'en juin ?

La Chambre des communes britannique sera consultée une troisième fois, dès jeudi, pour dire si Londres va demander à l'Union européenne un délai supplémentaire, d'une "durée limitée", au-delà de la date-butoir du 29 mars, afin de parvenir enfin à un compromis sur les modalités du divorce.

Selon le président de la Chambre des Communes, John Bercow, Theresa May va proposer jeudi au Parlement de repousser au 30 juin la date du Brexit, à condition que l'accord négocié par Londres et Bruxelles soit adopté.

Du côté européen, Emmanuel Macron s'est montré mercredi ouvert à un report de la date du Brexit, à condition qu'il soit de courte durée, tout en affirmant que l'accord actuel, fruit de 18 mois de négociations, ne pourra pas être renégocié.

"Si les Britanniques demandent un nouveau délai, cela peut être un délai technique pour mettre en oeuvre une sortie (...) mais si un délai additionnel était demandé, il faudrait alors qu'on nous explique pour quoi en faire, et en particulier qu'il apporte quelque chose, et donc que ça ne soit pas pour renégocier un accord que nous avons déjà négocié", a dit le président français lors d'une conférence de presse à Nairobi (Kenya), où il était en déplacement officiel.

Pas de renégociation possible, selon Bruxelles

A Bruxelles, le négociateur en charge du Brexit, Michel Barnier, et le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, ont fait entendre à peu près le même son de cloche. "Il n'y aura pas de négociations dans les jours qui viennent et d'ici au 29 mars. Maintenant il y a une autre échéance qui est un Conseil européen les 21 et 22 mars et qui aura peut-être à décider (...) d'une extension, qui doit être raisonnée", a affirmé Pierre Moscovici.

De son côté Michel Barnier s'est interrogé sur l'intérêt de poursuivre les discussions... "Prolonger les négociations... Pour quoi faire ? Elles sont terminées", a-t-il estimé. Seule Londres peut sortir de l'impasse où elle se trouve, a-t-il ajouté. "Si le Royaume-Uni veut toujours quitter l'UE de manière ordonnée, ce traité est le seul possible et le restera", a-t-il conclu.

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