Accueil
»
Bourse
»
Devises
»
Actualités
»
Consultation

Devises : le dollar fait du yo-yo avec Mnuchin, la Fed et la BCE...

Devises : le dollar fait du yo-yo avec Mnuchin, la Fed et la BCE...

Steven Mnuchin, le futur secrétaire au Trésor de Donald Trump, a défendu jeudi un dollar fort. Le billet vert a réagi sur une note hésitante...

Devises : le dollar fait du yo-yo avec Mnuchin, la Fed et la BCE...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le dollar a vécu une journée pleine d'hésitations, jeudi, à la veille de l'investiture de Donald Trump comme 45ème président des Etats-Unis. Après un début de séance en hausse, lié à la confirmation de la divergence entre les politiques monétaire de la Fed (qui entend continuer à relever ses taux) et de la BCE (qui reste très souple), le billet vert s'est finalement orienté à la baisse.

L'euro a ainsi connu un plus bas en séance de 1,0589$ (-0,4%), mais le dollar s'est ensuite affaibli, ce qui a permis à l'euro de finir la séance de jeudi à 1,0663$, en hausse de 0,3% par rapport à mercredi soir...

Le billet vert avait pourtant repris 0,7% face à l'euro mercredi, soutenu par des propos de la présidente de la Fed Janet Yellen, confirmant l'intention de la Fed de poursuivre son cycle de relèvement de ses taux directeurs. A l'inverse, la BCE a confirmé jeudi le maintien de sa politique monétaire ultra-accommodante, au moins jusqu'à la fin 2017.

Des déclarations contradictoires sur le dollar fort...

Jeudi soir, le billet vert a pâti de déclarations contradictoires sur le dollar de la part de l'administration Trump... Le prochain secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, auditionné jeudi par le Congrès américain, a ainsi affirmé qu'il était important de maintenir un dollar fort à long terme. M. Mnuchin semble ainsi en porte-à-faux avec le président élu, qui avait jugé mardi que le dollar était "trop fort".

Cependant, pour M. Mnuchin, les remarques de Donald Trump concernaient uniquement les effets négatifs à court terme d'un dollar fort. Le billet vert s'est en effet vivement apprécié, de l'ordre de 5%, depuis l'élection de M. Trump à la Maison Blanche, le 8 novembre.

Plus tôt dans la journée, la BCE a annoncé le maintien en l'état de sa politique de soutien aux marchés financiers, et son président Mario Draghi a défendu la poursuite de la politique très accommodante de la BCE, malgré la récente accélération de l'inflation, qu'il considère pour l'instant comme un facteur essentiellement conjoncturel, lié à la hausse des prix du pétrole.

"Nous définissons notre objectif d'inflation à moyen terme, la convergence doit être durable, soutenable et dans l'ensemble de la zone euro", a déclaré M. Draghi. Dans la zone euro, les prix à la consommation ont augmenté de 0,5% en décembre par rapport à novembre et de 1,1% sur un an, une nette accélération par rapport à novembre (+0,6% sur un an).

Depuis le début de l'année, l'euro a regagné 1,3% face au dollar. Le billet vert a notamment décroché de 1% le 17 janvier après la fameuse déclaration de Donald Trump jugeant la devise américaine "trop forte".

Retrouvez toute l'actualité des devises sur Boursier.com

©2017-2020,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !