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Devises : le dollar faiblit malgré les bons chiffres de l'emploi US

Devises : le dollar faiblit malgré les bons chiffres de l'emploi US

Le billet vert a terminé la semaine en petite forme malgré la publication des statistique très dynamiques. Les investisseurs réagissent davantage à 'infléchissement de la politique de la Fed, qui a officialisé une pause dans les hausses de taux.

Devises : le dollar faiblit malgré les bons chiffres de l'emploi US
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le billet vert a terminé la semaine en petite forme malgré la publication de chiffres de l'emploi meilleurs qu'attendus aux Etats-Unis en janvier, ainsi que des indices d'activité très solides.

Vendredi soir, l'indice du dollar, qui reflète son évolution face à un panier de 6 devises de référence (euro, yen, franc suisse, livre sterling, dollar canadien et couronne suédoise) était quasi-stable à 95,60 points. L'euro gagnait 0,15% à 1,1459$, tandis que la livre sterling cédait 0,22% à 1,3080$. Le dollar était cependant en nette hausse face au yen, à 109,57 yens/$ (+0,6%).

La Fed sera "patiente" pour tenir compte des risques pesant sur la croissance

L'indice du dollar a reculé cette semaine d'environ 0,2%, et a reculé de 0,6% depuis le début de l'année, face aux incertitudes pesant sur la croissance et les anticipations de pause dans la normalisation de la politique monétaire de la Fed. Après 4 tours de vis en 2018, cette dernière a officiellement changé de ton mercredi, indiquant clairement son intention d'être désormais "patiente".

Tout en faisant un diagnostic assez optimiste pour l'économie américaine, la banque centrale américaine s'est dit consciente des risques pesant sur l'économie mondiale (ralentissement en Chine, tensions commerciales, Brexit...)

Les créations d'emplois ont dépassé toutes les attentes en janvier

L'évolution de la politique de la Fed a pesé plus lourd dans l'évolution du dollar et des taux que les indicateurs macro-économiques, qui restent pour la plupart solides aux Etats-Unis (un facteur de soutien au billet vert). Vendredi, les créations d'emplois ont ainsi dépassé toutes les attentes en janvier, s'élevant à 304.000, près du double d'un consensus logé à 158.000. En outre, les indices d'activité manufacturière sont aussi resté biens supérieurs à 50, le seuil qui sépare l'expansion de la contraction. Ainsi, l'indice IHS Markit PMI manufacturier final américain est ressorti à 54,9 en janvier, tandis que l'indice ISM manufacturier est ressorti à 56,6, contre 54 de consensus de place et 54,3 en décembre.

Vendredi, Robert Kaplan, le président de la Fed de Dallas, a estimé que la banque centrale américaine devait "se tenir à l'écart" des hausses, au moins jusqu'au milieu de l'année. "Il est très important que la Fed se tienne à l'écart ici et ne prenne aucune initiative en ce qui concerne les taux des fonds fédéraux pour le moment", a-t-il déclaré.

Il a ajouté que son scénario central était le maintien inchangé des taux par la Fed jusqu'au moins au mois de juin. "J'ai bon espoir que certains des problèmes et des incertitudes (qui justifient cette pause, NDLR) se résoudront d'eux-mêmes" d'ici là, ce qui donnera une meilleure visibilité à la Fed.

Les taux du T-Bond à 10 ans a perdu plus d'un demi-point depuis trois mois

A noter que malgré ces anticipations accommodantes concernant la Fed, les taux d'intérêts se sont tendus vendredi aux Etats-Unis, en particulier sur les échéances les plus longues. Le rendement de l'emprunt d'Etat (T-Bond) à 10 ans est remonté de 6 points de base à 2,69% vendredi soir, mais il reste en baisse par rapport à vendredi dernier (2,75%) et a même plongé de plus de 50 points de base depuis son plus haut de 2018.

Début novembre 2018, le taux à 10 ans avait ainsi frôlé les 3,25%, lorsque la Réserve fédérale continuait d'afficher un ton haussier, malgré les signes de ralentissement conjoncturel. Ces tensions sur les taux avaient contribué à faire plonger les marchés boursiers à la fin de l'année dernière, avant leur vif rebond du mois de janvier.

Le recul des rendements obligataires en dollars rend moins attractifs les placements dans la devise américaine, ce qui contribue au recul du billet vert. Toutefois, cette faiblesse de leur devise va par ailleurs profiter aux entreprises exportatrices américaines.

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