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Devises : l'euro s'installe sous 1,14$ après la BCE

Devises : l'euro s'installe sous 1,14$ après la BCE

La devise européenne a poursuivi son recul jeudi après la statu quo de la BCE sur sa politique monétaire. Le dossier italien et le ralentissement de l'économie européenne continuent de peser sur l'euro.

Devises : l'euro s'installe sous 1,14$ après la BCE
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — L'euro a reculé pour la deuxième séance consécutive jeudi, malgré une première réaction positive à la décision de la BCE de maintenir le statu quo sur sa politique monétaire. En fin de soirée, l'euro reculait de 0,27% à 1,1361$, après avoir d'abord réagi à la hausse aux annonces de la BCE. La veille, la devise européenne avait franchi à la baisse le seuil de 1,14$, pour la première fois depuis la mi-août dernier.

Depuis son plus haut annuel autour de 1,25$, atteint début février, l'euro a désormais reculé de 9%, dont plus de 3% depuis un mois, alors que le dollar s'est renforcé, profitant du différentiel de croissance économique et de taux d'intérêt en faveur des Etats-Unis. La Fed a relevé plusieurs fois son principal taux directeur pour le porter à 2%-2,25% alors que le taux directeur "refi" de la BCE est toujours fixé à zéro, rendant les placements en dollars bien plus rémunérateurs.

Jeudi soir, l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence, progressait de 0,24% à 96,67 points. Par ailleurs, la livre sterling a poursuivi sa chute, cédant 0,44% à 1,2824$ toujours affaiblie par les difficultés de Theresa May à parvenir à un accord sur le Brexit, en raison d'un blocage politique sur la question de la future frontière avec l'Irlande.

La BCE maintient le cap malgré les incertitudes

Jeudi à Francfort, la Banque centrale européenne n'a pas modifié sa politique monétaire, et a réaffirmé son intention de mettre fin après décembre à son programme de rachat d'actifs ("QE") malgré le ralentissement de la croissance en zone euro et les tensions entourant la politique budgétaire italienne.

La BCE a aussi évoqué la possibilité d'une hausse de taux d'intérêt après l'été prochain, un élément qui figure dans ses communiqués depuis le mois de juin et répété depuis à l'issue de chaque réunion de politique monétaire.

L'euro a dans un premier temps réagi à la hausse à ces informations, progressant jusqu'à 1,1435$ au plus haut de la séance, avant de se replier lorsque Mario Draghi, le président de la BCE a évoqué le caractère toujours "fragile" de l'Union monétaire et la nécessité qu'elle soit "finalisée". "Et quand je dis finalisée, je pense à l'union bancaire, à l'union des marchés de capitaux", a précisé le président de l'institution en référence aux initiatives lancées après la crise financière et la crise de la dette souveraine depuis dix ans.

Mario Draghi croit en un compromis sur le budget italien

Interrogé sur les tensions liées à l'Italie, M. Draghi s'est dit confiant dans la capacité de Bruxelles et de Rome à trouver un compromis sur le budget italien, tout en soulignant que ce différend coûtait déjà cher à l'Italie - son pays d'origine - en faisant monter les rendements des obligations d'Etat.

A une question sur le risque de voir cette montée des rendements des emprunts d'Etat italiens fragiliser le bilan des banques de la péninsule, il a répondu: "Je n'ai pas de boule de cristal (...) Ces obligations sont dans les portefeuilles des banques. Elles pèsent sur la situation des fonds propres des banques."

Jeudi, le rendement de l'emprunt d'Etat italien à 10 ans s'est détendu de 11 points de base pour revenir à 3,49% mais il est toujours en forte hausse par rapport à la mi-septembre, où il évoluait autour de 2,8%. Et début 2018, ce taux était à peine supérieur à 2%.

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