Devises : l'euro retrouve les 1,05/$, au plus haut depuis le mois de juillet !

Devises : l'euro retrouve les 1,05/$, au plus haut depuis le mois de juillet !

La parité s'éloigne un peu plus...

Devises : l'euro retrouve les 1,05/$, au plus haut depuis le mois de juillet !
Crédit photo © BCE

(Boursier.com) — L 'euro retrouve le cap des 1,05/$ ce vendredi, au plus haut depuis le mois de juillet ! Il semble loin le temps où la monnaie unique se négociait sous la parité... c'était entre fin septembre et fin novembre. La monnaie unique bénéficie de l'accès de faiblesse de la devise américaine après l'annonce d'un ralentissement plus marqué que prévu de l'inflation aux Etats-Unis en octobre et des intentions de la Fed de "lever le pied" en matière de hausse des taux.

Jerome Powell a en effet confirmé mercredi soir ce que de nombreux analystes anticipent depuis quelques semaines déjà à la lumière d'un début de ralentissement de l'inflation outre-Atlantique : "La banque centrale américaine pourrait freiner dès le mois de décembre le rythme de ses hausses de taux", a déclaré le président de la Réserve fédérale lors d'un débat organisé par la 'Brookings Institution' à Washington : "Il serait sensé de modérer le rythme, alors que nous approchons du niveau qui devrait être suffisant pour faire refluer l'inflation" (...) "Le moment de la modération de la hausse des taux pourrait se produire dès la réunion de décembre", a-t-il ajouté...
Difficile d'être plus clair, même si la lutte contre l'inflation est "loin d'être terminée", a-t-il également souligné... Si Powell n'a pas précisé à quel niveau il situait le "taux neutre" (le fameux 'taux pivot'), il a expliqué qu'il était probable qu'il ressorte supérieur aux 4,6% évoqués par les responsables de la Fed dans leurs projections de septembre dernier.

Rappelons que l'objectif de taux des fonds fédéraux a été porté début novembre entre 3,75% et 4%, le niveau le plus élevé depuis début 2008. La banque centrale américaine a ainsi augmenté son taux lors des six dernières réunions, pilotant sa remontée la plus rapide depuis l'époque de Paul Volcker dans les années 1970 et 1980...

La Chine relâche la bride sanitaire

En outre, les nouvelles provenant de Chine sont également plus engageantes pour la croissance économique internationale... Pékin va ainsi autoriser certaines personnes contaminées au covid à effectuer leur période d'isolement à domicile plutôt que dans des centres dédiés, à certaines conditions. Différentes mesures d'assouplissement devraient encore être annoncées dans les prochains jours : Seule une partie des personnes testées positives au coronavirus pourront effectuer leur période d'isolement à domicile. Cette possibilité devrait notamment être ouverte aux femmes enceintes, personnes âgées et personnes souffrant d'autres maladies sous-jacentes. Les personnes considérées comme cas contacts seraient aussi autorisées à s'isoler à domicile sous réserve de certains critères.

Les autorités chinoises vont également intensifier les tests antigéniques et réduire la fréquence des campagnes massives de dépistage et le recours régulier aux tests PCR...

Les indices d'inflation refroidissent

Rappelons que l'indice des prix à la consommation du mois a progressé de seulement 0,4% le mois dernier aux Etats-Unis, contre un consensus de 0,6%. Hors alimentaire et énergie, le CPI affiche une hausse de 0,3% par rapport au mois précédent, contre 0,5% de consensus. L'inflation annuelle est ressortie à 7,7%, contre 7,9% de consensus et 8,2% un mois auparavant...

En Europe, indicateur avancé, les prix à la production en zone euro ont affiché en octobre un repli plus marqué que prévu sur un mois à la faveur notamment d'un recul des coûts de l'énergie, selon les données publiées ce vendredi par Eurostat. Les prix producteurs dans les 19 pays qui partagent l'euro ont reculé de 2,9% en rythme mensuel, mais conservent une progression de 30,8% sur un an. En septembre, ils avaient progressé respectivement de 1,6% et de 41,9%... En excluant l'énergie, les prix à la production en octobre ont augmenté de 0,5% sur un mois et de 14% en rythme annuel.

Du côté des prix de l'énergie justement, le baril de Brent a connu une semaine particulièrement chahutée, de retour sur la barre symbolique des 80$ à Londres mardi dernier, ce qui a porté ses pertes sur le mois de novembre à plus de 16%, dans un environnement marqué par un gonflement spectaculaire des cas de Covid en Chine...

En dépit de la forte incertitude sur la consommation d'or noir, rappelons que l'Opep+ s'était mis d'accord pour abaisser sa production de 100.000 bpj en octobre dernier avant de convenir d'une diminution de 2 mbj à partir de novembre, malgré l'opposition de plusieurs pays, dont les Etats-Unis. La prochaine réunion du cartel, la dernière de 2022,est programmée ce dimanche 4 décembre à Vienne. Autant dire que la pression risque d'être forte sur les pays producteurs, en particulier sur l'Arabie saoudite qui a récemment testé le marché en faisant circuler la rumeur d'une possible... hausse de la production.

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