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Devises : l'euro reste ferme, malgré les chiffres de l'emploi US

Devises : l'euro reste ferme, malgré les chiffres de l'emploi US

L'économie américaine a créé plus d'emplois que prévu en décembre. Cela n'a entraîné qu'un faible recul de l'euro, qui a été soutenu cette semaine par les turbulences financières mondiales.

Devises : l'euro reste ferme, malgré les chiffres de l'emploi US
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — L'euro a fait preuve de fermeté pour la première semaine de 2016, même si la majorité des analystes s'attendent à la poursuite de la dépréciation de la devise unique européenne cette année. La divergence des politiques monétaire des banques centrales des deux côtés de l'Atlantique, devrait ainsi continuer de profiter au dollar américain à moyen terme.

En attendant, cette semaine, l'euro est resté presque stable par rapport à ses niveaux de la fin 2015, terminant vendredi à 1,0920$ comparé à 1,0924$ le 30 décembre dernier. Après avoir cédé du terrain lundi et surtout mardi, la devise européenne a servi de devise refuge à partir de mercredi, alors que les turbulences se sont emparées des marchés financiers mondiaux face à de nouvelles craintes venues de Chine.

Vendredi, l'annonce de créations d'emploi bien plus élevées que prévu aux Etats-Unis en décembre, à 292.000, n'a pas fait plier l'euro, stable en fin de séance, même si un tel chiffre devrait en théorie alimenter les attentes d'un rythme soutenu de hausses des taux Etats-Unis.

Seulement deux hausses des taux de la Fed cette année ?

Toutefois, la multiplication des facteurs de risques pesant sur la croissance mondiale, à commencer par le ralentissement de l'économie chinoise, pourrait faire réfléchir la Fed à deux fois... Jeudi, l'un de ses membres, Charles Evans, président de la Fed de Chicago, s'est ainsi montré très prudent, jugeant que seules deux hausses de taux devraient intervenir en 2016, alors que les dernières projections de la Fed laissent entendre que quatre relèvements sont à attendre. C'est notamment l'avis du vice-président de la Fed Stanley Fischer, et du président de la Fed de Richmond, Jeffrey Lacker.

En revanche, Charles Evans pense que Fed doit prendre en compte le risque d'une croissance économique structurelle plus faible à long terme, avant d'agir trop précipitamment.

Par ailleurs, en analysant les chiffres de l'emploi en décembre, les économistes n'y voient pas que des bonnes nouvelles. Ainsi, un certain nombre des 292.000 emplois créés en décembre seraient de qualité relativement médiocre, et surtout, le salaire horaire moyen a reculé le mois dernier de presque un cent à 25,24 dollars, après s'être apprécié de 5 cents en novembre.

Or, la présidente de la Fed, Janet Yellen, a expliqué à de nombreuses reprise que la Fed tiendrait compte non seulement du nombre d'emplois créés, mais de de leur qualité et de l'évolution des rémunérations pour analyser la santé globale du marché de l'emploi.

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