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Devises : l'euro recule face au dollar après Lockhart

Devises : l'euro recule face au dollar après Lockhart

La question de l'évolution des taux américain reste au centre des débats sur le marché américain...

Devises : l'euro recule face au dollar après Lockhart
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La question de l'évolution des taux américain reste au centre des débats sur le marché américain... Le président de la Réserve fédérale d'Atlanta, Dennis Lockhart, a ainsi déclaré mardi soir qu'il faudrait une "dégradation d'ampleur" de la situation économique US pour qu'il ne soutienne pas une hausse des taux dès le mois de septembre prochain... Selon le rapport gouvernemental aux Etats-Unis, les commandes industrielles du mois de juin 2015 se sont établies en progression de 1,8% en comparaison du mois antérieur, contre +1,7% de consensus de place et -1,1% pour la lecture révisée du mois de mai 2015 (-1% précédemment estimé).

La parité euro/dollar s'est donc détendue à 1,0865 unités dans la foulée de ces annonces et dans l'attente de la parution vendredi des chiffres de l'emploi de juillet. Les économistes anticipent 225.000 créations de postes... Le consensus est plus incertain pour le timing de hausse des taux de la Fed, le premier durcissement monétaire depuis 2006, qui pourrait avoir lieu "dans le courant de l'automne"...

Certains indicateurs américains avaient déjà montré récemment que la hausse des taux se rapprochait outre-Atlantique... L'indice PMI de Chicago du mois de juillet 2015 a ainsi largement dépassé les attentes des analystes, à 54,7 contre 50 de consensus, de quoi alimenter le scénario d'un tour de vis monétaire plus rapide que prévu aux Etats-Unis... L'indicateur traduit en effet le retour à une nette expansion, puisqu'il se situe largement au-dessus de la barre des 50, frontière entre expansion et contraction de l'activité...

La Chine en question

La parité euro/dollar s'installe donc de nouveau sous la barre des 1,10, alors que le baril de pétrole a reflué dans la zone des 50$ le Brent, non loin de ses planchers du tout début d'année. Le brut pâtit surtout de l'afflux de l'offre d'or noir, effective ou anticipée (EI, Iran...) et de la faiblesse de l'activité en Chine où l'inquiétude reste de mise puisque l'activité du secteur manufacturier a accusé une contraction plus sensible qu'annoncé initialement en juillet, la plus forte depuis deux ans, sur fond de baisse des commandes. L'indice PMI a ainsi chuté à 47,8, soit son plus bas niveau depuis juillet 2013, après 49,4 en juin, alors qu'une première estimation était ressortie à 48,2. Il marque ainsi un cinquième mois consécutif de contraction de l'activité...
L'enquête de Markit a souligné aussi que la détérioration des conditions d'activité avait conduit les entreprises du secteur à réduire leurs recrutements et leurs prix...

En Europe où la reprise reste très progressive, pas de surprise au niveau de l'inflation de la zone euro, puisque selon l'estimation préliminaire d'Eurostat, le taux d'inflation annuel a atteint 0,2% en juillet, stable par rapport au mois précédent, et en ligne avec les attentes... L'inflation "core" accélère en revanche un peu à 1%, contre 0,8% en juin et 0,8% anticipé par le consensus de marché...

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