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Devises : l'euro plombé par les "stats" et le coronavirus

Devises : l'euro plombé par les "stats" et le coronavirus

La devise unique européenne est tombée cette semaine sous le seuil psychologie de 1,10$, sur fond de statistiques moroses dans la zone euro, et de craintes sur les effets néfastes du coronavirus chinois sur l'économie mondiale.

Devises : l'euro plombé par les 'stats' et le coronavirus
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — L'euro n'en mène pas large en ce début d'année 2020, le dollar américain faisant figure de valeur-refuge face à la menace du coronavirus chinois sur l'économie mondiale. Vendredi soir, l'euro cotait 1,0946$, en baisse de 0,3% sur la séance et de 1,3% sur la semaine.

Depuis le début de l'année, l'indice du dollar a progressé de 1,8% face à un panier de devises de référence comprenant l'euro, la livre sterling, le franc suisse, le dollar canadien, le yen et la couronne suédoise. Face à l'euro seul, le dollar a même bondi de 2,4% depuis le début de l'année, la devise unique européenne pâtissant de statistiques moroses dans la zone euro. Celles-ci ont contrasté avec des indicateurs toujours solides aux Etats-Unis, malgré un ralentissement en 2019.

Ces dernières semaines, la propagation du virus 2019-nCoV en Chine a entraîné un repli des investisseurs des devises émergentes vers des devises jugées moins risquées, comme le dollar, mais aussi le franc suisse et le yen. Malgré son statut de devise de référence, l'euro n'a toutefois pas profité de cette tendance.

Production industrielle en berne fin 2019 en Allemagne et en France

Vendredi, la publication de chiffres décevants pour la production industrielle en Allemagne et en France, ont contribué à enfoncer le cours de l'euro sous le seuil psychologique de 1,10$. En Allemagne, la production industrielle a chuté de 3,5% en décembre, sa plus forte contraction depuis janvier 2009, alors que le consensus attendait un recul de 0,2%, selon les chiffres publiés vendredi par Destatis, l'office allemand de la statistique. Comme en Allemagne, la production industrielle a fortement reculé en décembre en France, affichant un repli de 2,8% après avoir été stable en novembre. Le marché tablait sur une baisse limitée à 0,3%. Sur un an, la production recule de 3% contre une hausse de 1% attendue.

Par contraste, les dernières statistiques américaines ont montré une nouvelle forte croissance de l'emploi en janvier. Le département du Travail a fait état vendredi de 225.000 postes créés le mois dernier, et a révisé à la hausse les chiffres des deux mois précédents (+7.000 créations sur novembre et décembre).

Plus tôt dans la semaine, les indices ISM manufacturiers et des services étaient eux aussi ressortis supérieurs aux attentes des économistes aux Etats-Unis en janvier. Dans la zone euro, malgré un léger rebond, l'activité manufacturière est restée en contraction en janvier.

La croissance économique a ralenti aux Etats-Unis au 4e trimestre 2019, mais sa croissance annuelle, à 2,3%, est restée très supérieure à celle de l'Europe. La croissance du PIB s'est ainsi établie à 1,2% dans la zone euro en 2019 et à 1,4% dans l'UE, selon les données publiées par Eurostat.

Différentiel de taux en faveur des Etats-Unis

Le dollar reste également structurellement soutenu par un différentiel de taux d'intérêts favorable à la devise américaine. Le principal taux directeur de la BCE, le taux "refi", reste à zéro, tandis que le taux des "fed funds" américains est actuellement entre 1,50% et 1,75%, malgré trois baisses effectuées en 2019 par la Fed pour soutenir la croissance.

Sur les marchés obligataires, malgré la baisse générale des taux d'intérêts, les emprunts d'Etat américains (T-Bond) à 10 ans offrent encore aux investisseurs un rendement de 1,58% alors que le Bund allemand et l'OAT française de même échéance ont des rendements négatifs...

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