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Devises : l'euro pâtit du ralentissement conjoncturel

Devises : l'euro pâtit du ralentissement conjoncturel

Le dollar a rebondi en début de semaine face à l'euro, qui peine à maintenir ses gains face aux signes de ralentissement économique dans la zone euro. Les prix à la production, publiés lundi, ont nettement reculé en décembre.

Devises : l'euro pâtit du ralentissement conjoncturel
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après avoir cédé du terrain la semaine dernière face au discours devenu plus accommodant de la Fed, le dollar est reparti à la hausse, lundi, alors que l'euro était à la peine dans un contexte de ralentissement économique dans la zone euro.

Lundi soir, l'euro reculait de 0,16% à 1,1437$, après avoir tenté en vain, la semaine dernière, de faire une incursion au-dessus de 1,15$. L'indice du dollar, qui reflète son évolution face à un panier de 6 devises de référence (euro, yen, franc suisse, livre sterling, dollar canadien et couronne suédoise) progressait lundi soir de 0,26% à 95,83 points, regagnant le terrain perdu la semaine dernière (-0,2% sur 5 séances).

Un différentiel de taux favorable au dollar

Le billet vert était aussi soutenu par un vif rebond des taux obligataires, qui rendent les placements en dollars plus rémunérateurs. Le rendement de l'emprunt d'Etat américain (T-Bond) à 10 ans a gagné lundi 4 points de base à 2,73%. Par comparaison, le Bund allemand de même échéance, référence de la zone euro ne rapporte que 0,17%.

Malgré le nouveau ton de la Fed, qui a clairement indiqué le 30 janvier qu'elle faisait une pause dans son cycle de hausse des taux et qu'elle serait "patiente", le billet vert continue d'apparaître comme la devise de référence dans un environnement mondial incertain. Le dollar reste d'autant plus solide que l'économie américaine continue de résister mieux que d'autres régions du monde au ralentissement conjoncturel.

La publication, vendredi, de chiffres de l'emploi meilleurs que prévu en janvier, malgré le "shutdown" des administrations fédérales, a été bien accueillie par les investisseurs. Les créations d'emplois ont ainsi dépassé toutes les attentes en janvier, s'élevant à 304.000, près du double du consensus qui était logé à 158.000.

La conjoncture reste meilleure aux Etats-Unis qu'en Europe

De plus, outre-Atlantique, les indices d'activité manufacturière sont restés biens supérieurs à 50, le seuil qui sépare l'expansion de la contraction. Ainsi, l'indice IHS Markit PMI manufacturier final américain est ressorti à 54,9 en janvier, tandis que l'indice ISM manufacturier est ressorti à 56,6, contre 54 de consensus de place et 54,3 en décembre.

Dans la zone euro en revanche, les indicateurs d'activité continuent de flancher et la hausse des prix ralentit bien en dessous de l'objectif de la BCE (qui vise un taux d'inflation annuel proche de 2%). En décembre, les prix à la production industrielle (PPI) ont diminué de 0,8% sur un mois, tant dans la zone euro que dans l'UE, a annoncé lundi l'institut Eurostat. En novembre, ils avaient diminué de 0,3% dans la zone euro et de 0,5% dans l'UE. Vendredi, Eurostat avait indiqué que l'indice des prix à la consommation (CPI) avait ralenti à 1,4% en janvier sur un an, au plus bas depuis avril dernier.

Quant à l'indice PMI final manufacturier de la zone euro, il s'est replié en janvier, à 50,5, contre 51,4 en décembre, et flirte désormais avec la contraction (caractérisée par un chiffre inférieur à 50).

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