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Devises : l'euro fléchit face à un Mario Draghi plus pessimiste

Devises : l'euro fléchit face à un Mario Draghi plus pessimiste

L'euro a commencé la séance de jeudi dans le vert, avant d'inverser la tendance, après la réunion de la BCE. Mario Draghi a signalé des facteurs de risque qui tirent les perspectives économiques de la zone euro à la baisse.

Devises : l'euro fléchit face à un Mario Draghi plus pessimiste
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — L'annonce conjointe, jeudi par la BCE, de la fin du "QE" et de prévisions économiques plus prudentes, a fait fluctuer l'euro de près de 1% entre ses extrêmes de la séances. La devise unique européenne a ainsi progressé d'environ 0,3% avant les annonces de la BCE, anticipant l'annonce de la fin de son programme massif de rachat d'actifs ("QE"). Cependant, après la confirmation de cette information, l'euro s'est rapidement orienté à la baisse, le président de la BCE, Mario Draghi, se montrant plus prudent sur l'économie et l'inflation dans la zone en euro pour 2019. Il ainsi donné le sentiment que si la BCE a mis fin à ses mesures exceptionnelles contre la crise financière mondiale, elle est en revanche encore loin de relever ses taux directeurs.

L'euro a cédé jusqu'à 0,5% après les déclarations de Mario Draghi, avant de refaire une partie de ses pertes et de finir la journée en léger recul de 0,04% à 1,1364$. L'indice dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence, dont l'euro) progressait de 0,04% à 97,07 points. De son côté, la livre sterling a encore profité du vote de défiance déjoué par Theresa May mercredi soir. Après avoir bondi de 1% mercredi pour saluer cette victoire, le sterling a encore progressé de 0,25% à 1,2661$ jeudi soir, dans l'attente du résultat des nouvelles négociations sur le Brexit entre la Première ministre britannique et l'UE.

Persistance de risques géopolitiques, commerciaux et financiers

Pour la BCE, la fin du "QE" est un premier pas vers une normalisation de sa politique monétaire et donc un relèvement, à terme, de ses taux directeurs, un mouvement que les marchés n'attendent toutefois pas avant la fin 2019, voire en 2020 compte-tenu du ralentissement conjoncturel en Europe. Dans son communiqué, la BCE a affirmé jeudi que les taux directeurs resteront à leurs niveaux actuels jusqu'à "au moins l'été 2019, et en tout cas aussi longtemps que nécessaire pour assurer la poursuite de la convergence durable de l'inflation vers des niveaux inférieurs à, mais proches de 2% à moyen terme".

Lors de sa conférence de presse, Mario Draghi s'est montré un peu plus pessimiste sur l'économie européenne. Il a indiqué que les risques entourant la région pouvaient "toujours être considérés comme globalement équilibrés", mais il a immédiatement ajouté un bémol. "Toutefois, l'équilibre des risques (aux perspectives de croissance) est orienté à la baisse en raison de la persistance d'incertitudes liées à des facteurs géopolitiques, à la menace protectionniste, aux faiblesses des marchés émergents et à la volatilité des marchés financiers".

L'inflation pourrait rester scotchée sous les 2% jusqu'en 2021

La banque centrale européenne a ainsi revu jeudi en baisse ses estimations de croissance pour 2018 et 2019 dans la zone euro, à respectivement 1,9% et 1,7%, contre 2% et 1,8% attendus précédemment. Au-delà, la hausse du PIB pour 2020 et 2021 est anticipée à respectivement 1,7% et 1,5%, des niveaux qui restent modestes.

La BCE a également revu ses prévisions d'inflation, à 1,8% pour cette année (une légère hausse par rapport à 1,7% auparavant), mais en légère baisse pour 2019, à 1,6% (contre 1,7% jusqu'ici). La BCE table sur une inflation de 1,7% en 2020 et de 1,8% en 2021, des niveaux qui restent inférieurs à son objectif d'approcher les 2%.

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