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Devises : l'euro fait le grand écart après la BCE !

Devises : l'euro fait le grand écart après la BCE !

Les annonces d'assouplissement monétaire de la BCE ont provoqué jeudi des mouvements erratiques sur la paire euro/dollar. La devise européenne a dans un premier temps chuté avant de repartir en nette hausse.

Devises : l'euro fait le grand écart après la BCE !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les annonces d'assouplissement monétaire de la BCE ont provoqué jeudi des mouvements erratiques sur la paire euro/dollar. La devise européenne a dans un premier temps chuté de 0,5% face au billet vert, à 1,0927$, mais a ensuite inversé la tendance pour progresser d'environ 0,5% en soirée à 1,1064$.

Depuis Francfort, la BCE a annoncé à la mi-journée une série de mesures fortes, à commencer par la baisse du taux de dépôt de -0,4% à -0,5%, accompagné d'un système de modulation pour épargner les banques distribuant le plus de crédit.

La banque centrale européenne va en outre reprendre ses rachats d'actifs ("QE") au rythme de 20 milliards d'euros par mois, à compter du 1er novembre et sans limite de date. Enfin, les prêts ciblés de la BCE aux banques ("TLTRO") verront leurs conditions d'attribution évoluer.

Cependant, certains investisseurs espéraient des gestes encore plus spectaculaires (une baisse des taux plus importante et un "QE" plus volumineux), et cette petite déception a pu contribuer au rebond de l'euro en soirée.

Passe d'armes entre Trump et Draghi sur la parité euro/dollar

La volatilité de l'euro/dollar a en outre été accompagnée par un échange d'amabilités entre Donald Trump et Mario Draghi, le président de la BCE. Le président américain a ainsi vivement réagi aux annonces de la BCE, en estimant qu'elle "essaie et est en train de réussir, à déprécier l'euro face à un dollar TRES fort, pénalisant les exportations américaines..."

Le président américain s'en est une nouvelle fois pris à la Réserve fédérale américaine, qui se réunira les 17 et 18 septembre, en persiflant : "Et la Fed reste assise, assise... Ils (la BCE) se font payer pour emprunter de l'argent, tandis que nous payons des intérêts". Mercredi, Donald Trump avait traité les banquiers centraux américains de "crétins" (Boneheads) et leur avait réclamé de ramener les taux à zéro, voire en terrain négatif pour soutenir la croissance aux Etats-Unis.

Lors de sa conférence presse Mario Draghi a répondu sèchement à Donald Trump que la BCE a "un mandat. Nous recherchons la stabilité des prix et nous ne visons pas de taux de change. Point final".

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