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Devises : l'euro en berne, des actes forts attendus de la BCE

Devises : l'euro en berne, des actes forts attendus de la BCE

La devise européenne a perdu 4% en novembre et près de 13% depuis le 1er janvier. Les marchés attendent beaucoup de la BCE, jeudi.

Devises : l'euro en berne, des actes forts attendus de la BCE
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — L'euro a signé en novembre sa plus forte baisse mensuelle depuis le mois de mars, lorsqu'il avait frôlé la parité de 1 euro pour 1 dollar. Lundi soir, la devise européenne cotait 1,0563$ dans les échanges interbancaires à New York (-0,3% par rapport à vendredi), ce qui porte son recul à 4% sur le mois de novembre et à 12,7% depuis le 1er janvier.

Plus que jamais, les marchés tablent sur l'annonce de nouvelles mesures d'assouplissement de la part de la BCE, lors de sa réunion de ce jeudi 3 décembre. Dans le même temps, ils anticipent une hausse des taux de la Réserve fédérale américaine, le 16 décembre prochain. Cette divergence de politique monétaire justifie le grand écart entre l'euro et le dollar, et pourrait envoyer l'euro vers la parité avec le billet vert, sauf si le président de la BCE, Mario Draghi, décevait les marchés jeudi.

Vers un taux de dépôt négatif, à double détente ?

Les attentes sont en effet si fortes envers le BCE que certains experts doutent que "Super Mario" puisse les satisfaire totalement...

D'une part, les analystes tablent sur une nouvelle baisse du taux de facilité de dépôt de la BCE, qui s'applique aux réserves excédentaires déposées par les banques auprès de la BCE. Déjà négatif, à -0,2%, ce taux pourrait encore être abaissé (peut-être à -0,4%) pour inciter les banques européenne à accroître le crédit plutôt que de placer leurs réserves, à perte, dans les coffres de la BCE.

Les dernières informations en provenance de Francfort laissent penser que la BCE pourrait adopter un taux de dépôt à deux étages. Ainsi, selon des informations relayées par 'Reuters', la nouvelle baisse ne serait appliquée qu'au-delà d'un certain montant déposé, afin de ne pénaliser que les banques qui déposent de gros excédents à la banque centrale.

Le programme de rachat d'actifs sera-t-il musclé ?

D'autre part, les opérateurs anticipent un renforcement du programme de rachat d'actifs de la BCE mis en place depuis mars dernier. La banque centrale pourrait ainsi relever les montants mensuels acquis (60 milliards d'euros actuellement) et/ou allonger la durée de son programme, prévu pour l'instant pour durer jusqu'en septembre 2016.

La BCE pourrait aussi décider d'élargir la gamme d'actifs financiers qu'elle a le droit d'acheter dans le cadre de son programme de "QE".

En mars dernier, l'euro avait frôlé la parité de 1 euro pour 1 dollar, au moment où la Banque centrale européenne avait lancé son programme de rachat d'actifs de 60 milliards d'euros par mois. Ce programme n'a pour l'instant que partiellement atteint son but, à savoir lutter contre les risques de déflation et relancer la croissance de la zone euro grâce à un euro faible, qui stimule les exportations de la région.

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