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Devises : l'euro affaibli après des rumeurs provenant de la BCE

Devises : l'euro affaibli après des rumeurs provenant de la BCE

La devise européenne a cédé du terrain mardi après des informations de 'Reuters'. Lors de la dernière réunion de la BCE, le 11 avril, plusieurs participants ont jugé trop optimistes les projections économiques de la banque centrale européenne.

Devises : l'euro affaibli après des rumeurs provenant de la BCE
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — L'euro était à la peine mardi, après des propos pessimistes de membres de la BCE sur la conjoncture économique de la zone euro, rapportés par l'agence 'Reuters'. La devise européenne cédait en soirée 0,15% à 1,1290$, après être tombé jusqu'à 1,1281$ plus tôt dans la journée. Le dollar s'est en revanche apprécié face l'euro, mais aussi face à un panier de valeurs de référence, l'indice du dollar gagnant mardi soir 0,12% à 97,06 points.

L'affaiblissement de l'euro s'est produit alors même qu'il aurait dû être soutenu par l'annonce d'une amélioration du moral des acteurs économiques en Allemagne en avril. L'indice ZEW du sentiment économique est ainsi ressorti à 3,1 points en avril après -3,6 en mars, et contre +0,8 de consensus.

La BCE table sur un rebond de la croissance au second semestre

Selon des sources citées par l'agence 'Reuters', lors de la dernière réunion de la BCE, le 11 avril, plusieurs participants ont jugé trop optimistes les projections économiques de la banque centrale européenne, compte tenu de l'accès de faiblesse de la Chine et des tensions commerciales avec les Etats-Unis.

Cette "minorité significative" a dit douter d'une reprise de la croissance au second semestre, et certains ont même remis en cause la justesse du modèle prévisionnel de la BCE, compte tenu des multiples révisions à la baisse auxquelles il a donné lieu, selon les sources citées par 'Reuters'.

Dans ses dernières projections de mars, la BCE a dit s'attendre à une croissance de 1,1% en 2019 en zone euro, alors que trois mois auparavant, elle tablait encore sur 1,7% de hausse du PIB. La BCE pense cependant que nombre des facteurs qui entravent la croissance sont d'ordre temporaire et que la croissance reprendra au second semestre.

La BCE pas pressée de réduire l'impact des taux négatifs pour les banques ?

Par ailleurs, selon des sources cités par l'agence 'Bloomberg', la banque centrale n'est pas pressée d'appliquer des règles afin de protéger les banques des effets des taux négatifs. Le président de la BCE, Mario Draghi, avait évoqué cette possibilité fin mars , affirmant que l'institution était prête "si nécessaire" à réfléchir à "d'éventuelles mesures susceptibles de préserver les incidences favorables de taux négatifs sur l'économie".

Concrètement, la BCE pourrait exempter les banques de payer des intérêts négatifs jusqu'à un certain seuil de liquidités déposées aux guichets des banques centrales nationales. Les banques centrales suisse et japonaise procèdent déjà de cette façon, mais selon des sources citées par l'agence 'Bloomberg', la BCE ne serait pas enthousiaste pour suivre la même voie, même si elle étudie la question. L'euro a réduit ses pertes mardi après la publication de ces informations.

Actuellement, le taux de dépôt de la BCE est fixé à -0,4%, ce qui signifie que les banques de la zone euro paient pour déposer leurs liquidités excédentaires auprès de la banque centrale. La BCE a imposé ce taux négatif afin d'empêcher les établissements de stocker leurs réserves excédentaires et de les inciter à prêter ces sommes pour soutenir l'économie.

Cependant, lors de la dernière réunion du 11 avril, Mario Draghi a évoqué le sujet tout en semblant temporiser sur la question. Il n'a pas non plus donné de calendrier pour le nouveau programme de prêts ciblés (TLTRO) à taux très bas, voire négatifs qu'envisage la BCE.

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