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Devises : et si l'euro repartait à la hausse ?

Devises : et si l'euro repartait à la hausse ?

Après avoir frôlé la parité en mars dernier, l'euro est remonté jusqu'à 1,17$ cet été, avant de revenir ces derniers jours autour de 1,12$...

Devises : et si l'euro repartait à la hausse ?
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après avoir frôlé la parité en mars dernier, l'euro est remonté jusqu'à 1,17$ cet été, avant de revenir ces derniers jours autour de 1,12$. Mardi matin, la devise européenne regagnait un peu de terrain, à 1,1265$ dans les échanges interbancaires...
Une majorité d'analystes financiers continue de tabler sur un affaiblissement à moyen terme de la monnaie européenne, à mesure que la Fed relèvera ses taux directeurs, tandis que la BCE renforcera probablement son programme d'assouplissement quantitatif pour soutenir la croissance en Europe. Cette divergence de politiques monétaires devrait en théorie rendre le dollar plus attractif que l'euro aux yeux des investisseurs...

Lundi soir, l'euro regagnait ainsi 0,4% à 1,1240$, un rebond qui coïncide avec la publication d'une note d'analystes prévoyant une appréciation de la devise européenne, à contre-courant du consensus... Ainsi, la banque britannique HSBC voit l'euro s'apprécier à 1,14$ à la fin 2015, puis à 1,20$ à la fin 2016. Le principal argument des analystes de HSBC consiste à dire que la BCE n'aura pas les moyens d'étendre autant qu'elle le souhaiterait son programme de rachat d'actifs, compte-tenu des limitations qui lui sont imposées par son statut...

HSBC voit l'euro à 1,14$ fin 2015

La BCE est ainsi limitée dans son programme de "QE" à l'achat d'un certain type d'actifs : elle doit notamment respecter une proportion d'actifs pays par pays, et ne peut pas acheter des obligations dont le rendement est négatif, ce qui exclut de nombreux titres de son programme...
Par ailleurs, HSBC s'attend à ce que le cycle de relèvement des taux directeurs américains soit de moindre ampleur et de plus courte durée que prévu, en raison des nombreuses turbulences qui continuent d'affecter la croissance économique mondiale. "Une fois que le marché s'apercevra que le cycle américain sera moins ample et moins long que prévu, et que la BCE est soumise à des contraintes, la parité euro/dollar partira en hausse", commente ainsi David Bloom, le patron de la stratégie sur les devises chez HSBC.

HSBC a toujours fait partie des banque les plus haussières sur l'euro. Elle a cependant nettement revu ses prévisions... Lors de ses précédentes prévisions, la banque voyait l'euro à 1,05$ fin 2015, à 1,10$ à la fin 2016, puis à 1,20$ courant 2017.

D'autres grands courtiers, notamment Goldman Sachs voient au contraire l'euro tomber proche de la parité dès la fin de cette année, grâce à la divergence de politique monétaire menée des deux côtés de l'Atlantique...

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